REVIEW – It’s Okay to Not Be Okay (drama)

IL ÉTAIT UNE FOIS UN PRINCE ET UNE SORCIÈRE
4.5

En deux mots :

It’s Okay to Not Be Okay est une série qui sort des sentiers battus, abordant des sujets délicats de manière naturelle et réussie. À regarder absolument pour l’impressionnante évolution des personnages et les beaux messages que le drama véhicule.

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5 (2 votes)

It’s Okay to Not Be Okay est un drama coréen sorti le 16 août 2020 sur Netflix en France, et produit par le studio Dragon (My Holo Love, Love Alarm, Hotel del Luna pour ne citer qu’eux). La série est réalisée par le talentueux Park Shin-woo, qui a notamment travaillé sur Hyde Jekyll, Me et Jealousy Incarnate. Au niveau du casting, le drama compte de très belles têtes d’affiche dont l’acteur Kim Soo-hyun (My Love from the Stars, Dream High) qui signe ici son grand retour sur les écrans dans un rôle principal, après son service militaire. À ses côtés, Seo Ye-ji (Lawless Lawyer, Save Me) et Oh Jung-se (When The Camellia Blooms, I Miss You) ne sont pas en reste, et délivrent d’excellentes performances dans It’s Okay to Not Be Okay. Le drama, composé de 16 épisodes, a connu un succès retentissant à l’international, comme Crash Landing on You avant lui. La rédaction vous donne maintenant son avis !

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Le pitch

Moon Gang-tae est un aide-soignant modèle dans les hôpitaux psychiatriques dans lesquels il travaille. Pourtant, le jeune homme ne reste à chaque fois qu’un an, pour recommencer sa vie ailleurs avec son frère aîné Sang-tae, souffrant d’une forme d’autisme. Un jour, il croise la route de Ko Mun-yeong, une auteure à succès redoutable qui ne semble exprimer aucune émotion. Après leur rencontre pour le moins mouvementée, tous deux ne vont cesser de se recroiser, commençant ainsi une jolie et parfois dramatique histoire pleine de rebondissements.

Souviens-toi et accepte

It’s Okay to Not Be Okay démarre sur les chapeaux de roue avec, d’emblée, une très belle scène introductive sous forme d’animation, qui n’est pas sans faire penser à l’univers de Tim Burton. Et cette ambiance à la fois enfantine et sombre, caractéristique du réalisateur américain, on la retrouve tout au long du drama, qui joue sur l’opposition lumière / obscurité. La série prend la forme d’un conte de fées au ton parfois dramatique, sur fond de réalité. Le personnage principal féminin, Ko Mun-yeong, étant elle-même une auteure de contes pour enfants, le drama s’appuie énormément dessus pour délivrer de nombreux messages, et ce, davantage ciblés pour un public adulte. Par ailleurs, pour une fois, l’héroïne n’est ni gentille ni bienveillante, bien au contraire. Souffrant d’un trouble de la personnalité, antisociale, elle ne mâche pas ses mots, et fait comme bon lui chante. Si son comportement peut rebuter les spectateurs, il faut s’accrocher au drama, puisqu’évidemment, sous sa carapace de fer se cache un côté vulnérable digne d’intérêt. Moon Gang-tae, le personnage principal masculin, à l’inverse, est quelqu’un de lumineux, attentionné et fait preuve de beaucoup d’empathie, du moins en surface. Car, comme tout individu, le jeune homme a ses démons. La série s’assure de mettre en évidence cette dualité dans le comportement de ses nombreux personnages.

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It’s Okay to Not Be Okay, ce n’est pas seulement l’histoire d’une romance “impossible” à la Roméo et Juliette, non, c’est beaucoup plus que ça. La série met en avant des personnages, principaux comme secondaires, qui doivent vivre avec leurs traumatismes et apprendre à y faire face. Le grand plus du show, c’est le focus réalisé sur les maladies mentales des patients de l’hôpital psychiatrique dans lequel Gang-tae travaille. Enfin un drama qui aborde ouvertement ce sujet. Ainsi, que le spectateur soit directement concerné ou non par ces différentes maladies, la série met en exergue certaines d’entre elles comme la dépression, le trouble de stress post-traumatique, le trouble dissociatif de l’identité et d’autres par l’intermédiaire des patients. Découvrir ces réactions psychologiques est une excellente idée. Bien sûr, cela concerne également le personnage de Sang-tae, interprété avec brio par Oh Jung-se, qui a une forme d’autisme.

Des papillons dans le ventre

Parlons peu, parlons bien, parlons histoire. Le scénario, dans l’ensemble, tient la route. Si la première partie peut être un peu longue, la seconde contient plus de rebondissements, avec notamment quelques twists bien sentis. Seul bémol dans l’intrigue : le personnage caricatural à souhait de l’antagoniste, qui aurait pu être bien mieux amené. Comme dans tout bon drama qui se respecte, It’s Okay to Not Be Okay reprend la notion de destinée concernant le couple principal, qui se retrouve à l’âge adulte après une enfance douloureuse. Les personnages, extrêmement bien développés, grandissent et évoluent au fil du drama, et des épreuves auxquelles ils sont confrontés. Au-delà du traitement très humain qui est fait de la maladie mentale, la série aborde des sujets délicats comme les relations familiales conflictuelles, la dépendance affective, l’importance du lâcher prise ou encore, et surtout, de la quête de soi et du bonheur. It’s Okay to Not Be Okay diffuse des messages très inspirants et profondément positifs, dont chacun a besoin pour avancer et guérir de ses maux.

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Les relations entre les protagonistes sont diablement réussies, que ce soit la romance semée d’embûches de Gang-tae et Mun-yeong, ou celles entre les nombreux autres personnages du show. Celle entre cette dernière et Sang-tae est particulièrement tendre, au point qu’on ne se lasse pas de les voir interagir ensemble. Le casting, quant à lui, est très efficace, que ce soient les acteurs incarnant les aide-soignants, les patients, et les personnages extérieurs à l’hôpital psychiatrique : tous excellent dans leurs rôles. Sans oublier les bons caméos, comme celui de Gwak Dong Yeon (Love in the Moonlight, My Strange Hero), tout bonnement savoureux. À cela s’ajoutent une bonne photographie, une OST adéquate et des transitions d’images fort sympathiques. Petite critique cependant concernant les flashbacks à répétition, un peu trop omniprésents à mon goût.

Mon avis

Vous l’aurez compris, cette série est totalement “okay” pour moi ! J’ai rarement vu un drama avec une évolution de personnages aussi naturelle et bien exposée. D’ailleurs, j’ai eu un énorme coup de cœur pour celui de Sang-tae dont le développement est probablement le plus impressionnant. Regarder It’s Okay to Not Be Okay, c’est faire face à toute une palette d’émotions. J’ai beaucoup aimé les messages qui en découlent tels que le courage qui apparaît en réaction à l’adversité, et surtout, l’acceptation de soi.

Anna LESBROS

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