REVIEW – BEASTARS (saison 1)

ZOOTOPIE POUR LES GRANDS ?
4.5

En deux mots :

Bien animé, bien rythmé, bien pensé, un quasi sans faute !

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Avoir une faim de loup !

Chers lecteurs, il est temps de vous présenter l’anime/manga qui va réconcilier les fans de furries et le reste du monde, grâce à des personnages attachants et une intrigue bien menée. Oui, je veux parler de BEASTARS, bien sûr !

D’où ça vient, et qu’est-ce que c’est ?

BEASTARS est, originellement, une création shōnen de la mangaka Paru Itagaki. Sa publication a commencé en 2016, chez Akita Shoten et en prébublication dans le Weekly Shōnen Champion au Japon, puis chez Ki-oon en France depuis janvier 2019. Le manga a même gagné le prix Manga Taisho en 2018, gage de qualité ! Son adaptation animée est réalisée par le studio Orange (The Rising of the Shield Hero, Under The Dog) et vous pouvez trouver la première saison sur Netflix depuis mars dernier. D’ailleurs, la seconde saison est déjà annoncée et en chantier.

Review-Beastars - manga

L’univers

Dans un univers parallèle, les mammifères ont évolué pour devenir des bipèdes doués de la même intelligence que nous. Leur société est la même que la nôtre, sauf qu’il s’agit d’animaux anthropomorphes ! Seul hic : cette même société est divisée entre carnivores et herbivores, prédateurs et proies. Car oui, même si ces animaux vivent en société, ils n’ont pas laissé de côté leurs instincts, ce qui peut parfois mener à des situations étranges, compliquées, voire catastrophiques ! Que se passe-t-il lorsqu’un carnivore attaque une proie, par exemple ? Voilà un bon gros tabou…

Review-Beastars - univers

En gros, la plupart du temps, carnivores et herbivores vivent en harmonie (jusqu’à un certain point) et la consommation de viande est proscrite afin de maintenir la paix et le bien de tous.

L’histoire

Nous suivons donc Legoshi, un jeune loup gris de 17 ans dans l’académie de Cherryton. Ce dernier est relativement timide et discret, plutôt du genre à éviter le contact avec ses camarades, ce qui est en opposition avec son statut de grand et imposant prédateur (ces derniers se mettant souvent en avant). Il rejette son statut de carnivore, et tente au maximum de repousser ses désirs et instincts. Legoshi fait partie du club de théâtre en tant que machiniste.

Review-Beastars - Legoshi

Tout commence lorsque que Tem, l’alpaga du club de théâtre, se fait sauvagement attaquer et dévorer une nuit. À partir de là, le malaise flotte dans l’école entre prédateurs et proies.
Peu de temps après, Legoshi fait la rencontre de Haru, une petite lapine naine blanche, qui donne bien du mal à notre gentil loup gris à freiner ses instincts, mais aussi ses ardeurs, chose compromise entre un carnivore et un herbivore !

Review-Beastars - Haru et Legoshi
Ah l’amour c’est beau … À moins que ce ne soit l’appétit ?

Les autres personnages principaux

  • Haru : lapine naine blanche à la mauvaise réputation de traînée. Elle est presque toujours seule, et est la seule membre du club de jardinerie, dans lequel elle passe son temps.

Review-Beastars - Haru

  • Louis/Rouis : personnage plein de contradictions, Louis est un cerf majestueux dont le but est de devenir Beastar. Adoré de tous, il est extrêmement populaire et est l’étoile du club de théâtre, voire même de l’école.

Review-Beastars - Louis

  • Juno : louve grise, elle est d’un an plus jeune que Legoshi, et vient d’intégrer la troupe. Sociable, elle n’a aucun mal à se faire des amis, et discuter avec l’ensemble du club. Elle montre tout de suite de l’intérêt envers ce dernier, et ferait tout pour l’avoir rien que pour elle. Elle souhaite devenir Beastar, elle aussi.

Review-Beastars - Juno

  • Jack : Golden Retriever, meilleur ami de Legoshi depuis l’enfance. C’est quelqu’un de gentil, attentionné, et à l’écoute comme le sous-entend son espèce ! Il observe Legoshi changer au fur et à mesure de la saison, ainsi que ses questionnements sur son statut de carnivore et ses instincts.

Review-Beastars - Jack

  • Gohin : thérapeute et ami de Legoshi, ce panda soigne et se charge des carnivores du marché noir, incapables de s’arrêter de manger de la viande. Il sera d’une grande aide à Legoshi lors d’un moment crucial de cette première saison.

Review-Beastars - gohin 2

Les problématiques que l’on rencontre

  • Manger de la viande :

Cela peut paraître simple, mais pourtant, il s’agit d’un questionnement évident. Pourquoi un être vivant, parce qu’il a le dessus sur un autre, peut se permettre de le faire souffrir et de le manger ? Bon, je ne suis pas là pour créer des débats, mais ça fait réfléchir quand même. D’autant plus que ce sujet divise, autant dans la série, que dans notre réalité…

Review-Beastars - club

  • Notre place dans la société / déterminisme ?

Dans l’univers de BEASTARS, chaque animal a une place, et un statut qui lui est défini à la naissance, (un peu comme nous, vous me direz), et il est souvent bien difficile de passer outre sa nature. Vous avez beau être un cerf plein d’assurance, il y en a toujours pour vous faire comprendre que vous n’êtes pas en haut de la pyramide, alors imaginez un tout petit mammifère ou bien au contraire, un carnivore tellement doux et sympathique que vous vous faites “victimiser” de ne pas être assez féroce et fier. Tous ces exemples, on peut, bien sûr, les reconnaître dans les sociétés humaines. En gros, la discrimination, c’est moche.

Le design et animation

Comment ne pas en parler ? Il faut le dire, que l’on aime ou pas le style de l’animation, celui-ci est innovant et se démarque. Vous reconnaîtrez tout de suite une séquence ou un moment de l’anime grâce à son style unique et sa direction artistique assumée. On pourrait décrire ça comme un mélange entre de la 2D et de la 3D en cell shading. Et ce style particulier est mené par le réalisateur Shinichi Matsumi qui a déjà travaillé au studio Ghibli et sur de nombreux animes.

Mon avis

Certains personnages manquent de profondeur et de background comparés à Legoshi, j’attends donc avec impatience la suite de l’histoire ! En dehors de ça, le scénario est bien écrit et rythmé (pour une adaptation hein, je ne critique pas le manga bien sûr), l’animation originale et unique, des sujets sérieux et importants pour la jeunesse, des personnages attachants, bref, c’est tout bon ! Et la cerise sur le gâteau ? Le générique d’ouverture, l’opening. Allez, c’est cadeau parce que c’est vraiment de la bombe entre le stop motion et la musique jazzy hyper dansante, ça devrait vous donner envie de regarder !

Publicités

Nina Barrère Olbreck

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :