TEST – Granblue Fantasy Versus

QUAND LE J-RPG VIENT COLLER DES PAINS EN 2D
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En deux mots :

Quand un titre de J-RPG s’incruste dans le monde du Versus Fighting avec Arc System Works aux commandes, on obtient un jeu convaincant, fun et accessible !

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Vous connaissez Granblue Fantasy ? Moi non, je ne connaissais pas.
Mais ce n’est pas une excuse pour passer à côté de ce fabuleux jeu de combat qu’est Granblue Fantasy Versus !

Granblue Fantasy Versus est un jeu de combat 2D sorti le 6 février 2019 au Japon et est arrivé sur le Vieux Continent le 27 mars 2020. Le jeu est disponible sur PlayStation 4 et PC via la plate-forme Steam. Dernier-né du studio Arc System Works déjà très habitué aux jeux de combat, le jeu est basé sur l’univers de Granblue Fantasy, un titre populaire de J-RPG en Asie.
D’autant qu’en ce moment, ça ne manque pas de concurrents sur le marché du jeu de combat 2D ! Entre les Street Fighter V, Injustice 2, Mortal Kombat 11 et les autres jeux du même studio, est-ce que Granblue Fantasy pourra se faire une place parmi les pointes du genre ?

Quand le J-RPG s’invite au Versus Fighting

Si vous êtes fans de J-RPG tour par tour, la série des Granblue vous est peut-être familier. Moins connue sur le marché européen, la franchise s’est déclinée en plusieurs types de médias afin d’enrichir son univers, allant du jeu vidéo à la série animée. Amateur de jeux de combats, ma porte d’entrée dans la franchise commence avec Granblue Fantasy Versus, ne connaissant la série que de nom jusqu’alors.

À première vue, ce qui a traversé mon esprit était de m’arrêter sur le style graphique du jeu qui me fait irrémédiablement penser à Soul Calibur. Des personnages en armure, des armes de corps-à-corps, des archétypes de styles de combat typiques, des gros muscles et des gros lolos. Baignant dans un univers d’isekai d’Heroic Fantasy classique, on retrouve le côté coloré des séries de ce genre, ce qui n’est pas trop ma tasse de thé.
Je retrouve ensuite un nom qui me parle bien plus : le studio derrière ce titre n’est ni plus ni moins que le même ayant développé Dragon Ball FighterZ et la série des Guilty Gear. Deux titres qui me sont chers et qui ont su me convaincre par le passé par leurs qualités graphiques ET de gameplay bien taillés. Un peu comme une garantie assurée, je me dis alors que dans l’absolu, le jeu doit être amusant et la jouabilité aux petits oignons.

Me décidant enfin à lancer le jeu avec la tête pleine de préjugés, j’empoigne mon stick d’arcade et je plonge dans un titre qui me fait rapidement comprendre qu’il ne faut jamais s’arrêter sur la couverture d’un jeu.

Le fond de la forme

Une fois introduit au jeu, je fais face à une mécanique surprenante dans un jeu de combat : les coups spéciaux de chaque personnage ont des temps de recharges, un peu comme si Ryu de Street Fighter devait attendre 3 secondes après avoir lancé un Hadoken pour pouvoir en lancer un autre. Ces temps de recharges sont variables en fonction des coups en question et remettent en cause les approches et les combos à employer pour défaire l’adversaire. Aux yeux d’un débutant, cette mécanique peut être frustrante, mais impliquera le joueur à ne pas sur-employer un coup spécifique, mais à chercher la variété. Pour les amateurs du genre, cette mécanique est synonyme de recherche à l’ouverture pour pouvoir en tirer le maximum par temps de recharge ou de savoir temporiser les assauts pour regarnir la panoplie de coups à disposition.

Chaque personnage dispose donc de 3 ou 4 coups spéciaux et d’un “Skybound Art” (“Ogi”, technique secrète en japonais). Ce dernier est une furie, une technique infligeant des dégâts élevés, nécessitant une ressource qui se charge à mesure d’infliger ou de recevoir des dégâts ; un classique dans un jeu de combat. Une fois cette ressource pleine, on accède également au “Super Skybound Art” qui peut s’apparenter au coup ultime de chacun, et qui débouche généralement sur une cinématique de la plus belle allure, une pluie de coups et des dégâts décisifs.
Les archétypes du genre de jeu de combat sont bien présents avec des personnages conventionnels, équilibrés pour débuter dans le jeu, ou des personnages plus orientés vers l’agression, les prises, etc… J’ai très vite eu le sentiment d’être en terrain connu, et cela m’a permis de me concentrer rapidement sur la lecture du jeu plutôt que de me dépatouiller avec les touches et les manœuvres. Un très bon point.

Le character design provenant du jeu initial, chaque personnage a une identité propre et une myriade d’animations pour fluidifier l’ensemble pour obtenir un rendu très convaincant. Que ce soit la gestuelle, les expressions, le doublage vocal ou l’ambiance sonore, Arc System Works atteint ici à nouveau la qualité d’un animé d’une grande production, exploit qu’ils ont déjà accompli avec Dragon Ball FighterZ qui partage d’ailleurs le même moteur graphique, à savoir l’Unreal Engine 4.

Le jeu dispose d’un contenu correct sans en faire trop avec un mode Arcade et Versus qui sont relativement classiques, un accès au jeu en ligne pour affronter les joueurs du monde entier, et un mode Beat’em-All/RPG, surprenant dans un jeu de combat. Ce dernier est plus ou moins un prétexte pour récupérer des skins et goodies relatifs au jeu, mais surtout pour proposer aux joueurs d’effleurer le genre initial de Granblue Fantasy. Sorte de mode aventure formalisée par une suite de quêtes, le mode RPG répond aux codes en laissant la possibilité de personnaliser l’équipement du héros, de dicter une narration par des dialogues tirés du monde des J-RPG, d’accomplir des missions pour obtenir des récompenses bonus... Il ne faut cependant pas en attendre beaucoup, ce mode se montre assez vite limité et répétitif, mais a au moins le mérite d’exister pour creuser la différence avec la concurrence sur le marché des jeux de combat 2D.

Que retenir de tout ça ?

Granblue Fantasy Versus propose une interface user-friendly qui accompagne le joueur afin d’aborder le jeu sans se sentir perdu. Les commandes et les mécaniques sont bien expliqués et mises en situations dans le mode Défi qui permet ainsi de comprendre les différentes subtilités du jeu. Un très bon point qui plaira à l’ensemble des joueurs, des débutants aux plus avertis.

Derrière toutes ces mécaniques se cache un gameplay que je trouve un poil rigide, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Cette simplicité rend le jeu accessible et les options à la portée du joueur simples à comprendre, ce qui permet de cadrer l’action sans aller dans l’extravagance de jeux de combat qui se veulent plus complexes. Les combos s’apprennent et s’emploient facilement, on prend rapidement du plaisir à explorer les capacités de chaque personnage pour y trouver son compte. Entre des personnages qui ont des approches très directes comme Gran, ou plus loufoques comme Lowain, en passant par les choppeurs tel que Ladiva, le choix ne manque pas.

La présentation du jeu étant particulièrement soignée, le gameplay bien ficelé, on obtient ici une formule qui fonctionne sans trop d’accroc, à consommer sans modération en solo, en ligne ou avec des amis.

Mon avis

Malgré sa rigidité globale, ce titre peut devenir ce que la plupart des jeux de combat actuels comme Street Fighter ou Mortal Kombat ne sont plus : une introduction en bonne et due forme au genre du jeu de combat 2D. Que vous soyez un fan inconditionnel de jeu de combat ou un néophyte du genre, Granblue Fantasy Versus est un jeu qui s’adresse à tous les types de joueurs avec sa simplicité de gameplay qui renferme des possibilités de stratégies suffisamment intéressantes pour proposer des joutes techniques. Graphiquement coloré et bien fini, le jeu propose de prendre part à un univers qui parlera aux fans d’anime et de mangas, plus particulièrement au sous-genre fantasy isekai, voire même d’y prendre goût et de continuer l’aventure sur les autres jeux typés J-RPG de Granblue Fantasy.

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