TEST – Degrees of Separation

QUAND LA POÉSIE VIENT ADOUCIR VOTRE CONFINEMENT !
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En deux mots :

Quand la poésie vient adoucir votre confinement !

Degrees of Separation est un jeu tout en poésie et coopération que je ne peux que vous conseiller. C’est un petit conte merveilleux qui fera travailler vos méninges et offre une direction artistique étonnante, des casses-têtes originaux. On lui reprochera une durée de vie un peu courte, pour un prix un peu haut.

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User Review
4 (1 vote)

Degrees of Separation est un jeu de plateforme/puzzle en 2D axé sur la coopération. Il est disponible sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch. Développé par les équipes de Moondrop et publié par Moldus Games, vous y incarnez Ember et Rime dont la présence influe différemment sur l’environnement. En effet, Ember vient d’un monde de feu et Rime d’un monde de glace. Votre écran est donc séparé en deux par une fine ligne lumineuse, d’un côté le doux monde orangé et chaud de Ember contre le monde froid et bleuté de Rime. C’est en exploitant leur dualité que vous pourrez déjouer les mécaniques de DoS. S’il vous est possible de jouer seul à DoS, je ne peux que vous conseiller d’y jouer en duo. En écrivant cet article, j’ai cru voir sur Steam qu’une coop en ligne existait désormais ! J’ai, pour ma part, fait l’aventure sur Nintendo Switch en local avec mon copain, et voici ce que nous en avons pensé.

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Mon copain et moi partant à l’aventure

Un scénario prenant et des personnages attachants

Sans aller jusqu’à un scénario digne d’un Telltale, Degrees of Separation conte l’histoire de deux inconnus qui tombent progressivement amoureux sans pouvoir s’approcher. Si au départ, ils se voient comme tout le contraire de l’autre, Ember et Rime vont, au fur et à mesure de leur aventure, comprendre qu’ils se complètent. Le jeu est rythmé par une voix très douce de femme qui raconte leur histoire pendant que les tableaux s’enchaînent. Pas d’inquiétude pour les moins férus de scénario, cette petite voix parle de temps en temps, et non pas pendant toute la partie. Pour être tout à fait franche, la sensible en moi a lâché une petite larme à la fin de la partie.

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Moi qui n’étais pas prête à la fin de Degrees of Separation

Des niveaux et casse-têtes originaux

Le principe de DoS est de modifier profondément les situations et les environnements grâce à la présence d’un des deux personnages. Mon copain pouvait, par exemple, avec Rime, glacer un lac dans lequel je m’enfonçais complètement avec Ember. En parallèle, j’étais la seule à pouvoir récupérer les objets immergés.

Déjà, fait très surprenant, nous n’avons jamais eu envie d’échanger Rime et Ember. Nous en avons même discuté au bout d’un moment, persuadé que l’autre aimerait tester le gameplay lié au personnage, eh bien non. L’idée de lâcher Ember ne m’a pas traversé l’esprit, parce que son rôle m’intéressait plus que celui de Rime, et inversement pour mon copain. Les équipes de Moondrop ont réussi quelque chose qui fait facilement défaut dans un jeu de coopération : les deux coéquipiers ont la sensation d’être le héros, l’entraide est dosée à la perfection, et ils ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Mais ce n’est pas tout…

J’ai eu très peur qu’au bout de quelques niveaux, le jeu devienne répétitif et que l’ennui s’installe progressivement. Que nenni ! DoS réserve bien des surprises, car une fois notre premier palier de niveaux effectué, le gameplay s’est modifié encore et encore.

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Ember et Rime passent par des portes et se téléportent dans une série de niveaux. Chaque nouvelle série utilisait une mécanique nouvelle, et demandait à ce qu’on adapte notre manière de jouer. /!\ Attention, petit spoiler : dans une partie du jeu, nous avions la possibilité de durcir la barrière entre nous, ce qui nous donnait la possibilité de créer des ponts, des pentes. Dans une autre, nous pouvions, en nous approchant, faire exploser cette barrière. /!\

Chaque puzzle se base donc sur la dualité de Rime et Ember, mais aussi sur la modification que subissent leur lien et leurs pouvoirs. Degrees of Separation ne nous a jamais lassés au final, on a pris l’habitude de faire une porte, soit une dizaine de niveaux par soir.

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Moi et mon copain à chaque nouvelle mécanique

Un univers maîtrisé sur tous les points

Je crois qu’après la phrase : “Attends-moi !“, les deux phrases que j’ai le plus répétées sont : “Elle est vraiment belle la musique…“, et “C’est vraiment un beau jeu“.

La direction artistique est réellement bien menée. Déjà, il y a des scènes pour lesquelles le jeu est juste beau à regarder. Je ne suis pas fan de la 2D de base, mais elle prend tout son sens dans ce jeu. DoS va au-delà d’être un simple jeu avec de jolis graphiques, c’est un jeu qui va toucher une corde sensible chez certains, j’ai pris pas mal de captures d’écran pendant notre partie juste parce que : “Attends, c’est vraiment super joli comme scène“. Tout d’abord, le contraste entre les deux mondes fonctionne, mais il a surtout, en dehors du gameplay, des effets sur l’environnement. Une image est souvent mieux qu’un long discours. Il y a de nombreux types de décors et une seconde histoire contée par ces derniers existe en parallèle de celle d’Ember et Rime.

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Ci-gît la capture un peu floue d’une de mes scènes préférées

Je vous le disais plus haut : la musique est très belle, elle relève d’un chant un peu elfique, très doux et une composition très délicate. Et surtout… qui ne vous lasse pas. Combien de fois ai-je coupé le son d’un jeu, et mis de la musique à la place parce que j’en avais assez d’entendre les mêmes notes. Jamais la musique ne vous ennuiera sur Degrees of Separation.

Quelques couacs…

Je vous vante depuis le début de l’article le jeu merveilleux qu’est Degrees of Separation. Mais il a quand même quelques défauts. Déjà son prix, il est disponible pour 19,99€ sur Steam et Nintendo Switch. Même si c’est un très beau jeu, en prenant vraiment notre temps, nous avons dû y passer un tout petit peu plus d’une dizaine d’heures. À l’heure où j’écris cet article, il est soldé sur Steam à 2,99€ et franchement… Courez l’acheter. Si vous êtes comme moi sur Nintendo Switch, il est de temps en temps en soldes, n’hésitez pas à le mettre sur votre wishlist et à patienter. Même si c’est un jeu très mignon, je ne pense pas qu’il vaille son prix.

Forcément, si je lui reproche un peu son prix, c’est surtout sa durée qui provoque mon courroux, on aurait aimé en voir plus, en faire plus. Il est vrai que scénaristiquement parlant, le jeu a un rythme parfait. À la fin, on sent que l’histoire est complète. Mais j’avoue qu’une série ou deux de portes en plus nous aurait vraiment fait plaisir. Si jamais l’équipe norvégienne de Moondrop lit un jour la traduction de cet article : un petit chapitre 2 ne nous ferait pas de mal !

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Moi attendant un chapitre 2 qui ne viendra jamais

Si vraiment je chipote, le jeu est très joli mais ses graphismes nous ont induit de temps en temps en erreur, on s’est posé de temps en temps la fameuse question : “Est-ce que c’est une plateforme ou non ?“. Mais aussi celle du “Est-ce qu’on peut jumper jusqu’à cet élément ?” ou encore et surtout “Pourquoi mon personnage ne passe-t-il pas ?” Très franchement, à part ralentir notre progression sur quelques niveaux, c’est loin d’être dramatique.

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de Degrees of Separation en commentaire, si vous y avez joué ou à nous glisser quelques titres de jeux que vous aimeriez qu’on teste !

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Mathilde Guesdon

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