REVIEW – My Hero Academia S4

UN SHŌNEN FIDÈLE À LUI-MÊME
3.5

En deux mots :

Découpée en 3 parties inégales aussi bien en termes d’épisodes consacrés qu’en qualité scénaristique, cette nouvelle saison apporte néanmoins son lot de rebondissements.

Envoi
User Review
5 (1 vote)

Lancé dans l’iconique Weekly Shōnen Jump en 2014, My Hero Academia (Boku no Hero Academia en VO) est un shōnen aujourd’hui inévitable. À ce jour, l’œuvre de Kōhei Horikoshi a été adaptée en quatre saisons anime, en deux films d’animations (My Hero Academia : Two Heroes sorti en 2018 et My Hero Academia – HEROES : RISING, sorti en décembre 2019) et une cinquième saison est à venir. L’anime est disponible en intégralité sur ADN et les tomes publiés chez Ki-oon.

Après une troisième saison riche en rebondissements, My Hero Academia a fait son grand retour en octobre dernier. Au fil de ses 25 épisodes tant attendus, retour sur une quatrième saison quelque peu irrégulière.

my-geek-actu-my-hero-academia-saison-4-2

Le pitch

Le monde des Vilains vacille et menace de basculer dans une guerre totale maintenant qu’All Might a pris sa retraite. Shigaraki, à la tête de l’Alliance des Super-vilains se prépare à affronter Overhaul, chef yakuza, pour prendre le contrôle total des ténèbres. Pendant ce temps-là, Deku est à nouveau empêtré dans un stage dangereux et se démène pour rester au niveau de Mirio, en terminale à Yuei.

Toujours plus ultra !

Dans une ère post-All Might, les premiers épisodes réinstallent en douceur l’univers de My Hero Academia dans l’esprit des spectateurs. On a aussi droit à un petit rappel des événements, des alters des élèves de la seconde A, à des scènes parallèles aux précédentes saisons, bref, de la série. Ce début de saison permet également à l’anime de rappeler les enjeux forts et la pression sur Midoriya / Deku, suite à la retraite forcée du Symbole de la Paix. Cette nouvelle société qui prend place dans l’inconnu et dans un climat de peur profite aux Vilains, qui, tapis dans l’ombre, préparent leurs prochains coups. S’ouvre alors l’arc Overhaul, avec l’antagoniste du même nom. Aussi charismatique que redoutable, ce nouveau vilain forme un tout autre dessein que celui de Shibaraki, la tête pensante de l’Alliance des Super-vilains. Aussi, la première confrontation entre les deux “méchants” pleine d’intensité est une parfaite introduction à cet arc plus sombre que d’ordinaire.

Du côté des héros, on rencontre là aussi de nouvelles têtes dans cette première partie de l’anime, et notamment Nighteye, ancien partenaire d’All Might, sorte de mélange entre les personnages de Nov dans Hunter x Hunter et d’Akashi de Kuroko’s Basket. Intéressant, et plein de potentiel, on découvre un héros bien singulier, ainsi que d’autres héros, comme Fat Gum. Cette quatrième saison permet également de développer certains protagonistes comme les Big 3, introduits à la fin de la saison 3, et Kirishima / Red Riot, qui a enfin son heure de gloire.

my-geek-actu-my-hero-academia-saison-4-3

L’arc Overhaul est, globalement, bien ficelé. L’intrigue prend place confortablement, au cœur de l’action. L’objectif de nos héros, à savoir de sauver la jeune Eri, est noble et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Aussi, les twists et les scènes de combat sont-ils nombreux, pour le plus grand plaisir des fans de MHA, ou presque. Certains affrontements, surtout psychologiques, frustreront néanmoins une partie des spectateurs, les bavardages entre les combattants ne laissant aucune place à l’intensité. Qui dit twists, dit aussi rebondissements émotionnels : car oui, dans cet arc, on en prend plein la tête. Si certains sont, malgré tout, prévisibles (je ne spoilerai rien, ne cherchez pas), reste que la qualité scénaristique est bien présente. Dans My Hero Academia, Kōhei Horikoshi fait toujours fort pour appuyer sur la corde sensible du spectateur. Et la conclusion de l’arc Overhaul ne fait pas exception. À ne manquer sous aucun prétexte : l’ultime confrontation d’anthologie entre Deku et Overhaul pour laquelle le studio Bones (Fullmetal Alchemist, Noragami) a, une nouvelle fois, fait des prouesses techniques, le tout accompagné d’une OST en parfaite symbiose.

Une saison Deku-sue

Pardonnez ce piètre jeu de mots, mais pourtant si vrai. En effet, cette quatrième saison n’est pas juste riche en rebondissements, puisqu’elle comporte, malheureusement, d’importantes irrégularités dans sa composition. Passé l’arc Overhaul, le reste de l’anime se découpe en deux parties inégales : l’arc du Festival, et celui d’Endeavor, en toute fin de saison. Autant vous prévenir, je n’ai pas apprécié le premier : l’arc du Festival, est à mon sens, le plus gros défaut de cette quatrième saison. Le placer à la suite du sombre arc Overhaul et ses répercussions dramatiques est inapproprié et surtout, si dommage. Pour la première fois dans MHA, une (vraie) tragédie s’est produite. Aucune conséquence émotionnelle visible sur le moral des personnages dans l’arc suivant. Mais alors aucune. Ici, l’arc du Festival prend place sans transition, et brise complètement le rythme de la saison. On fait face à un arc très léger, en contraste avec le précédent, avec un “méchant” improbable, voire ridicule. Si cet arc avait été adapté sous la forme d’un OAV ou d’un film, très honnêtement, ce serait déjà mieux passé.

my-geek-actu-my-hero-academia-saison-4-4

En revanche, les deux derniers épisodes relèvent bien le niveau. Et quels épisodes ! Oui, cette fin de saison ouvre de nouveaux horizons pour la série. Elle met en avant le nouveau n°1 des super-héros, Endeavor, et son nouveau comparse, le déjanté Hawks, le n°2 du même classement. Le père de Shoto se remet en question, et une nuance sur son aspect humain est apportée. Si ce traitement du personnage manque de subtilité, reste qu’il est cohérent. La saison s’achève sur un combat épique, peut-être même l’un des meilleurs affrontements de la série : une scène puissante de symboles et à couper le souffle. Du grand MHA.

Mon avis

Bien qu’irrégulière, cette quatrième saison de My Hero Academia offre quand même de belles séquences. Que ce soit dans l’émotion, dans l’action ou la psychologie des personnages, l’œuvre tape une nouvelle fois dans le mille. Sans l’arc du Festival, insipide et synonyme de “filler” à mon goût, cette saison aurait été excellente. La fin de saison m’a laissée sans voix, et il me tarde de découvrir la prochaine, d’ores et déjà annoncée.

Publicités

Anna LESBROS

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :