REVIEW – Wonderland, le royaume sans pluie

LE ROYAUME SANS PLUIE ET SANS RYTHME
2.5

En deux mots :

Joli et plaisant, l’anime profite de dessins réussis et d’un univers plutôt enchanteur. Pourtant, on s’y ennuie assez vite…

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Wonderland, le royaume sans pluie est un film d’animation japonais sorti le 24 juin 2019 en France, réalisé par Keiichi Hara d’après le roman de Sachiko Kashiwaba, scénarisé par Miho Maruo et produit par Aniplex et Fuji Television.

Le pitch

Akane est une jeune fille rêveuse qui s’ennuie dans sa petite ville, mais qui sait profiter d’un rien. La veille de son anniversaire, sa mère l’envoie chez sa tante, Chii, qui tient une boutique d’antiquités pour y récupérer son propre cadeau d’anniversaire. C’est alors qu’en passant en revue les loufoqueries qui sont présentées sur les étals, elle pose sa main sur une pierre. S’ouvre alors, directement dans le parquet de la boutique, un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Ce monde, c’est Wonderland, et il court un grave danger, car il n’y pleut plus. Or, seule la Déesse du vent vert est en mesure de contrer cette malédiction. Le problème, c’est que sans eau, le monde magique de Wonderland perd ses couleurs. Ce pourquoi Akane et Chii suivent Hippocrate et son acolyte vers Wonderland : pour tenter de sauver les couleurs du monde. Derrière cette introduction aussi poétique que cul-cul se cachent en réalité plusieurs messages pour le moins intéressants, mais classiques.

Ode à la beauté du monde

Pour les habitués des productions des studios Ghibli, il ne s’agira pas d’une grande surprise. Pour cause, les productions nippones sont assez souvent tournées vers des problématiques environnementales et poussent le spectateur à repositionner l’importance de la nature dans son mode de vie. Avec Wonderland, le royaume sans pluie le message est bien présent. Pourtant, il n’est, à mon sens, pas sur-exploité et ne donne aucunement le sentiment de regarder un anime certifié bio écolo. Sans vendre une pensée, le film porte un message qui est d’ailleurs prononcé à voix haute par sa protagoniste, Akane :

“Nous oublions de regarder autour de nous, nous sommes devenus insensibles à la beauté toute simple.”

C’est alors que, sous couvert d’un univers onirique imaginé qu’est Wonderland, la jeune fille s’adresse à ses nouveaux camarades d’aventure pour leur dire :

“Protège ton monde, prends-en soin, il en vaut la peine”

Ce message est indirectement dédié à tous les spectateurs qui vivent d’une certaine façon à Wonderland, souvent sans le savoir, et qui ne réussissent pas toujours à en percevoir les beautés, ni à en prendre soin comme il le faudrait.

Rite initiatique du passage à l’âge adulte

Un autre message porté par le film est celui du passage à l’âge adulte. Grand classique du genre shōnen, il s’agit ici de suivre l’évolution d’Akane qui entre à Wonderland comme adolescente et qui va devoir assumer le rôle de sa vie, celui de Déesse du vent vert et de Princesse du royaume, trouvant les grâces de son prince. Akane devra prendre ses responsabilités, apprendre à s’affirmer et oser lutter contre les forces obscures de Zang, le méchant de l’histoire.
Sans rien spoiler sur l’intrigue, j’ajouterai juste qu’Akane devra aussi évoluer dans un monde qui – bien que merveilleux au premier regard – n’est, en réalité, pas composé du bien et du mal. Les gentils font des erreurs, les méchants sont des victimes. Ainsi, si Akane débarque bien dans un monde qui semble utopique, elle découvrira les réalités d’un monde bien plus gris qu’il ne pourrait y paraître.

Dessin et univers

Inspiré par les grands classiques de l’animation japonaise, j’ai également ressenti quelques inspirations du côté d’Alice au Pays des Merveilles ou encore du Magicien d’Oz. Finalement, le rendu visuel est très plaisant, les couleurs fortes viennent soutenir les différents messages du film. Si je ne suis pas particulièrement fan du trait – très conventionnel – l’univers est lui très onirique et gagne son pari. Visuellement, le film est une réussite. Toutefois, noyé dans sa lenteur et ralenti par un rythme trop timide, le film d’animation Wonderland, le royaume sans pluie pèche là où on ne pensait vraiment pas le perdre : par son histoire. À cause d’un scénario a priori solide, mais pourtant maladroitement exécuté, des problèmes de rythmes dans les découvertes, l’ennui pointe assez vite le bout de son nez. C’est vraiment dommage, car c’est finalement ce qui reste une fois la séance terminée.

Mon avis

Bien que le film soit plutôt joli et qu’il propose la pointe de folie dont j’ai besoin dans les productions nippones, Wonderland, le royaume sans pluie n’a pas réussi à garder mon intérêt intact du début à la fin. Je ne déconseille pas le film, car il reste assez plaisant, mais je pourrais cependant recommander de meilleurs animes.
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Hadrien JACOBEE

http://hadrienjacobee.com

Sith du web et fier Rédacteur en Chef de My Geek Actu. Passionné par les univers video-ludiques, les comics DC et les mangas. En gros.

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