REVIEW – Goodnight, I Love You… (tome 4)

UN "AU REVOIR" ATTENDRISSANT
4.8

En deux mots :

Ce dernier tome de Goodnight, I Love You… apporte une douce conclusion au voyage d’Ozora, avec toujours, de belles émotions.

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Goodnight, I Love You… est un manga de type josei, scénarisé et dessiné par John Tarachine. Lancée en septembre 2019 aux éditions Akata en France, l’œuvre compte 4 tomes, au total.

Dans le premier volume, Ozora est confronté à la mort de sa mère, de qui il était très proche. Dans ses dernières volontés, celle-ci demande à son fils d’aller annoncer son décès à une amie à Londres. De fil en aiguille, il se retrouve à Paris avec son frère aîné, Daichi, qu’il n’avait pas revu depuis longtemps. Dans le second tome, le jeune homme découvre que son père est toujours vivant, et continue son périple à Bruxelles et Amsterdam, où il se lie d’amitié avec Nobu. Enfin, dans le troisième, Ozora retrouve son père, et il n’est pas au bout de ses surprises. Goodnight, I Love You… s’achève dans ce quatrième et ultime tome, poétique et émouvant à souhait.

Le pitch

Après son long voyage en Europe, Ozora est rentré au Japon. Juste à temps pour assister à la cérémonie des quarante-neuf jours, suite au décès de sa mère. Mais après avoir vu le monde et d’autres cultures, après avoir découvert tant de secrets de famille qu’il ignorait, sera-t-il capable de retrouver un quotidien ordinaire ? Rien n’est moins sûr, et tandis que le jour du mariage de son père approche, il reçoit une dernière lettre

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La fin d’un périple…

On le sait, Goodnight, I Love You… est un manga sur la famille et la quête identitaire à travers les différents voyages de son héros, Ozora. Une chose est sûre, depuis le début du jeu de piste lancé par sa défunte mère, le jeune homme a beaucoup changé. Désormais adulte, il fait preuve de maturité et d’un certain recul sur les situations inédites auxquelles il doit faire face. Fini la passivité et place à l’action : il a arrêté d’attendre que les choses changent par elles-mêmes. Mais attention, ce dernier tome et l’ensemble de l’œuvre ne tournent pas qu’autour d’Ozora, mais aussi de ses proches, des rencontres qu’il fait, et surtout de sa mère, l’intrépide Yae. On découvre une femme, une épouse, une mère, profondément humaine avec ses qualités et des défauts, ses beaux gestes et ses erreurs. Découvrir une nouvelle facette de son personnage, en même temps qu’Ozora, est une bonne idée scénaristique de la part de l’auteure.

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Au début de ce quatrième volume, Ozora a une réflexion plutôt philosophique : “Je me demande pourquoi tout le monde tient tellement à s’affirmer aux yeux des autres“. En voilà une bonne question, jeune homme. Car finalement, le thème de cette œuvre, c’est ça : la quête de soi. Fondamentalement, qui sont vraiment les personnages ? Toutes ces questions sont traitées sous différents angles comme Daichi et son coming-out à son frère, le personnage d’Hendrick, ou encore celui de Yae qui souhaitait que son fils la perçoive telle qu’elle était et non plus de façon idéalisée. Vous l’avez compris, le manga parvient à mettre à nu les sentiments de ses protagonistes, qui plus est aisément compréhensibles par le lecteur. Du grand art.

… et le commencement d’un autre

Goodnight, I Love You… c’est aussi une déclaration d’amour à la liberté. De pays en pays, Ozora découvre le monde et sa richesse. Sa vision de celui-ci change littéralement ainsi que sa manière de réfléchir. Elle est retranscrite par ses pensées mais également par les traits de l’auteure, moins brouillons que dans les tomes précédents, comme si sa perception du monde qui l’entoure était, à présent, plus claire. La perte de sa mère, son pilier dans la vie, a agi comme un déclic dans son ouverture aux émotions, bonnes comme mauvaises. Cela vaut, encore une fois, pour les autres personnages, mais qui à l’inverse du héros, se sont déjà trouvés. L’œuvre souligne également l’importance de ne pas avoir de regrets, et son dernier tome conclut une série profonde sur la complexité et la beauté de l’existence humaine. Seul et très léger bémol : une fin un peu rapide et presque précipitée. Mais le manga s’achève tout de même sur une bonne note, très touchante et magnifique.

Mon avis

J’ai eu un énorme coup de cœur pour Goodnight, I Love You… . La série traite d’une histoire réaliste, poétique, avec une grande délicatesse. L’auteure signe ici son premier manga, qui est sans doute une belle réussite. Si le coup de crayon de celle-ci, au premier abord, n’est pas très attractif, laissez-vous aller et découvrez sans plus tarder ce petit chef-d’œuvre.

Anna LESBROS

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