REVIEW – Harley Quinn: Birds of Prey

UNE TRÈS BELLE SURPRISE
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En deux mots :

Coloré, animé et plutôt cohérent, ce Birds of Prey est – malgré une communication déplorable – finalement une bonne surprise !

Birds of Prey (et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn) ou Birds of Prey (and the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn) en VO, est un film américain réalisé par Cathy Yan et sorti le 5 février 2020 en France.

Inspiré de l’univers DC Comics, le film se positionne comme une suite indirecte de Suicide Squad et met en scène le personnage fantasque de Harley Quinn. Alors que le démarrage du film est plutôt mauvais à l’international, Warner a décidé de renommer le film Harley Quinn: Birds of Prey, titre probablement plus explicite que le précédent.

Pour ma part, et je pense que ce préambule est nécessaire, je n’attendais absolument rien en allant voir le film. Mais vraiment rien de rien. Pour cause, ni les bande-annonces, ni les posters, ni le casting ne m’avaient hypé ne serait-ce qu’un tout petit peu.

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Une course contre la montre

Le Joker l’a larguée et Harley a du mal à l’accepter. Baignée par le secret autour de sa relation fraîchement terminée avec le roi du crime, elle profite des nombreux avantages à être encore protégée par l’aura malfaisante du Joker. Toutefois, elle décide un jour de prendre son indépendance et de s’affirmer. Elle voit alors sa protection sans faille tomber en quelques instants. Aussi, de nombreux malfrats vont-ils y voir une opportunité en or, celle de se venger de l’agaçante jeune femme. C’est, entre autre, le cas de Black Mask, alias Roman Sionis, qui souhaite prendre le rôle de premier vilain de la ville (où est le Joker ?) et qui veut donc supprimer Harley de l’équation.

Malgré ça, Harley possède un atout de taille : elle connaît la ville comme sa poche et sait jouer de son savoir en psychologie et psychiatrie pour décoder les émotions humaines. Ainsi donc, Harley va proposer son aide (contre sa vie) à Roman Sionis, en lui promettant de retrouver la jeune Cassandra Cain dont le crime est d’avoir volé un diamant aux multiples secrets. Rapidement, Harley va se prendre d’affection pour la jeune fille…

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D’un autre côté, nous suivons les aventures de Renee Montoya, détective, plusieurs fois abandonnée par ses propres confrères de police, et qui se donnera corps et âme à l’arrestation de Roman Sionis. Cherchant à tout prix des preuves, c’est naturellement qu’elle va se rapprocher de Dinah Lance, petit oiseau perdu dans la cage de Sionis, en quête d’une taupe, source d’informations cruciales.

Direction artistique assumée : la thérapie d’Harley Quinn

Autant vous le dire tout de suite, Harley ne pas va bien, et ça se voit ! L’angle artistique qu’a choisi de prendre Cathy Yan permet aux spectateurs d’entrer dans la tête de notre psychopathe préférée et d’y découvrir que c’est un joyeux bordel. Ce bazar psychique est très bien retranscrit à l’écran ; tout d’abord en jouant avec la timeline. Harley nous fait faire des sauts de puces d’étape en étape, avancer, reculer pour nous raconter un détail crucial qu’elle a oublié de mentionner, etc. etc. Deuxièmement, à l’instar des films Deadpool, le quatrième mur est mis à mal puisqu’Harley nous parle directement. D’ailleurs, le film s’ouvre et se termine sur sa voix off. À la croisée des chemins entre confession et cheminement, c’est finalement à une vraie quête de soi que le spectateur assiste.

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Comme dans les dernières productions DC, la direction artistique choisie est vraiment mise à l’honneur à l’écran et fortement appuyée. Ici, l’ambiance et la photographie servent l’intrigue et poussent la lecture un cran plus loin. Je m’explique : il y a deux types d’univers dans Birds of Prey ;
1) l’univers réaliste dans lequel vivent les personnages, une Gotham City plutôt ensoleillée aux forts airs de NYC,
2) des univers beaucoup plus vifs, colorés, peps ou au contraire super dark, dans lesquels évolue la miss Quinn. À titre d’exemple, lorsque l’arlequin de Gotham arrive au GCPD, celle-ci ne tire pas des balles mais des cartouches de couleurs ou de paillettes, provoquant un vrai feu d’artifice, à l’image de ce qu’il y a dans sa tête.

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Là où Cathy Yan a réussi, c’est qu’elle nous plonge dans une ville très fidèle à ce que l’on peut voir de Gotham dans les comics, le décor est crédible et on pourrait tout à fait voir débarquer Batman dans une scène de nuit.

Un film féministe ?

Avant tout, un film qui fait du bien ! Loin d’un Captain Marvel qui était peut-être trop clivant pour la gent masculine, loin d’un Wonder Woman réussi à mes yeux mais peut-être un peu trop niais, on assiste ici à une vraie libération des femmes sur l’emprise des hommes, à plusieurs degrés : au premier niveau, puisque Harley Quinn et le Joker ne sont plus ensembles, elle doit donc vivre par elle-même et elle se rend bien compte que ce n’est pas évident, au second niveau où le méchant finit quand même par perdre (pas de gros spoil, on est quand même sur un film américain) et au troisième niveau, où toutes les femmes de ce film n’ont pas besoin d’homme pour exister ! Ah, et j’oubliais les nombreuses scènes de fight où aucun derrière féminin ne subit de gros zoom (big up Scarlett Johansson). D’ailleurs, détail important : Harley est en mini-short pendant presque tout le film mais on ne voit JAMAIS son postérieur, et ça (oui, désolée, messieurs), ça fait un bien fou !

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Réussi car logique par rapport aux personnages

Le scénario n’a pas menti : on retrouve bien Harley, Black Canary et Huntress. Seule Batgirl manque à l’appel mais on peut imaginer qu’elle a été remplacée par Renee Montoya dans un premier temps. Le personnage de Cassandra Cain n’est également pas traité de la même manière que dans les comics puisqu’elle est enfant et ne semble pas trop sur la voie de devenir Batgirl, mais laissons le temps au temps.

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J’aurais aimé redonner une chance à Jared Leto en Joker, voir Batman furtivement comme c’était le cas dans Suicide Squad mais les références à Suicide Squad et à l’univers DC sont assez malines pour être bien faites et ne pas nous donner l’impression d’inscrire Birds of Prey dans un énième arc narratif DC, éloigné de tous comme on a pu l’avoir avec Joker.

Un team up pas trop dégueu

Finalement, les Birds of Prey ne se réunissent qu’à la fin ! Je m’attendais à tout un film sur l’action sororale et craignais un peu l’effet création d’équipe cliché, eh bien, j’avais tort ! Le film n’est pas centré sur les Birds of Prey (dont Harley Quinn ne fait pas partie) mais les met en lumière à sa toute fin. Une manière agile et intelligente d’introduire une suite à ce premier volet plutôt réussi.

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Mon avis

Birds of Prey (et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn) ne nous avait ni scotchés ni rendu impatients lors des bande-annonces, et pourtant Cathy Yan réussit à faire de ce film une belle réussite avec peu de matière première. Un univers très sympathique et captivant, des personnages attachants et humains et une bonne énergie parviennent à nous captiver pendant les 1h49 (assez court) de film. Un pari duquel nous saluons la réussite !

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Emilie BOISBOUVIER

Jeune padawan de l'univers geek | In fond of the Punisher & Death Note | Make gif not war.

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