Kuroko’s Basket

REVIEW – Kuroko’s Basket (anime)

LE SPORT COMME TERRAIN DE CONCILIATION
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En deux mots :

Une aventure sportive remplie d’adrénaline qui va vous donner envie de jouer au basket.

Kuroko’s Basket est un shōnen de type sport de 30 tomes et de 3 saisons de 25 épisodes chacun, qui raconte l’ascension d’une jeune équipe lycéenne, Seirin, dans le monde du basket. Amenée à affronter des basketteurs de très haut niveau, la modeste équipe de Seirin va devoir prouver que le jeu collectif et la passion conduisent à la victoire. Coloré et dynamique, ce shōnen ne manque pas de séduire par la beauté de ses graphismes et la qualité de son OST.

Le pitch

L’équipe de basket du lycée Seirin compte dans ses rangs un ancien joueur de la Génération Miracle, cette équipe de collégiens prodiges qui ont raflé tous les prix à l’époque et qui sont aujourd’hui éparpillés entre les différentes équipes lycéennes. Cet ancien joueur se nomme Kuroko et il compte bien prouver à ses anciens coéquipiers de la GM que le jeu d’équipe conduit à la victoire. En les affrontant, il veut également leur redonner goût au basket, un goût qu’ils avaient tous peu à peu perdu. En effet, ils étaient devenus si forts et si imbattables que jouer ne leur procurait plus aucun challenge, ni plaisir.

Des personnages charismatiques

Ce qu’il y a de bien, dans Kuroko’s Basket, c’est que les personnages envoient du lourd. On remarquera tout d’abord leurs coupes de cheveux originales, aux couleurs… inhabituelles ? Il faut dire qu’il y en a pour tous les goûts : du métisse nonchalant, au lunetteux strict, en passant par l’ours grincheux. En voici quelques-uns :

Tetsuya Kuroko

Kuroko est surnommé le « joueur fantôme » de la GM et à raison : c’est le type que tu remarques pas, celui qui se fond dans le décor. Tellement insignifiant, que tu ne retiens même pas son nom. Alors, quand il t’annonce qu’il a appartenu à la fameuse Génération Miracle, tu manques l’infarctus, et c’est normal. Mais il suffit de le placer sur un terrain pour effacer tout rictus moqueur à son encontre. Sa capacité à s’effacer devient une véritable force lorsqu’il se transforme en une arme invisible sur le terrain, prêt à intercepter et passer des balles sans que l’on en devine la provenance.

Taiga Kagami

À l’opposé de Kuroko, Taiga Kagami est un joueur à l’apparence imposante. À la carrure grande et musclée, il est impossible de ne pas le remarquer. Arrivé fraîchement des États-Unis, il intègre lui aussi l’équipe de Seirin et va vite en devenir son pilier. Associé à Kuroko, ils forment un duo aux antipodes qui se complète parfaitement. Grâce à ce joueur féroce et à la volonté de l’équipe de Seirin, qui ne manque pas d’autres talents, concurrencer les monstres de la GM devient possible.

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Ryota Kise

Kise est un ancien joueur de la GM. Il est également mannequin et rencontre beaucoup de succès auprès de la gente féminine, ce qui se comprend aisément au vu de son physique particulièrement avantageux. Ajouté à cela, il est réellement sympathique et propage sa bonne humeur. Sur le terrain, il devient, au fur et à mesure de l’anime, un adversaire redoutable : en effet, il a la capacité de copier n’importe quelle technique d’un joueur, s’il l’a déjà vue. Il joue pour l’équipe de Kaijo.

Shintaro Midorima

Adepte du jeu personnel en début d’anime, Midorima semble, en effet, ne pas avoir besoin de beaucoup d’aide pour être imbattable. Il est capable de marquer en étant positionné à l’autre bout du terrain. Sa spécialité est le tir à longue portée accompagné d’une précision parfaite. D’un naturel réservé, il n’est pas du genre à communiquer ses émotions. Il peut sembler hautain, car il a une grande confiance en son talent. Il est également superstitieux et ne participe jamais à un match sans apporter son objet porte-bonheur du jour, ce qui est assez drôle et contraste avec le sérieux de son attitude.

Riko Aida

Coach de l’équipe de Seirin, Riko est une jeune femme de caractère. Elle n’hésite pas à pousser son équipe dans ses retranchements pour obtenir la victoire. Intraitable lors des entraînements qu’elle veut intensifs, elle est très protectrice envers ses joueurs. Piètre cuisinière, ses qualités se trouvent ailleurs qu’en cuisine. Elle est la fille d’un coach de renom, Kagetora Aida et possède la faculté de jauger les capacités physiques d’une personne avec précision, simplement en l’observant.

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Un anime haletant

Apprêtez-vous à retenir votre souffle lors des matchs décisifs, car, très vite, on se prend au jeu. Après avoir été plongé dans l’intimité de la vie des personnages et avoir suivi l’évolution et les entraînements intensifs de l’équipe, on ne peut que devenir de fervents supporters. Loin de s’essouffler au fur et à mesure des épisodes, l’anime gagne, au contraire, en profondeur et en vivacité. Au fil des épisodes, on réalise que si Kuroko tient tant à affronter ses anciens coéquipiers, ce n’est pas simplement pour leur infliger des défaites et leur prouver qu’il est meilleur qu’eux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, son objectif est de les aider.

À travers les différents flash-backs, on peut, par exemple, observer ce qu’était un joueur comme Aomine, avant de connaître toutes ses victoires. Il aimait réellement le basket, ne ratait pas un entraînement et s’amusait avant tout. À force d’enchaîner les succès et de ne rencontrer aucun adversaire à sa hauteur, il finit par être désabusé car le sport ne lui apporte plus aucune émotion. Kuroko est profondément atteint par ce changement et se fait pour mission de rallumer la flamme dans le regard de son ancien ami et coéquipier. C’est une belle preuve d’amitié et si vous êtes aussi sensibles que moi, certaines scènes pourraient bien vous mettre la larme à l’œil.

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Plusieurs matchs sont remplis de suspens, et ce, jusqu’à la dernière seconde. On se rappellera notamment du match mythique qui a opposé Seirin à Rakuzan. Les joueurs de Seirin, animés d’une volonté de fer, n’auront rien lâché jusqu’au bout, malgré les différents monstres qu’ils affrontaient à ce moment-là. C’est en combinant leur force ensemble, qu’ils ont pu obtenir la victoire. On reconnaît donc bien là les différentes valeurs du shōnen. On met en avant les mérites d’une détermination sans faille. Seirin représente l’équipe parfaite, qui n’est peut-être pas la plus forte d’un point de vue technique, mais qui démontre une réelle solidarité entre ses joueurs. Et c’est cette coordination et cette amitié qui va permettre à l’équipe de se surpasser jusqu’à concurrencer des équipes en apparence plus fortes.

Le basket au Japon : un sport en plein essor ?

L’anime se concentre principalement sur la Winter Cup, un tournoi national de basket-ball inter-lycées qui a lieu dans tout le Japon. Ce tournoi a lieu, comme son nom l’indique, en hiver à Tokyo, et met en compétition les meilleures équipes lycéennes japonaises. Les saisons 2 et 3 de l’animé accompagnent Seirin dans la compétition de la Winter Cup. L’équipe va devoir affronter les meilleures équipes du pays et se surpasser pour parvenir à ses fins.

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Si le basket est populaire au Japon, c’est surtout auprès des collégiens et lycéens qui le pratiquent lors des cours d’EPS. Son histoire dans le pays est plutôt récente et liée à la publication du célèbre manga Slam Dunk. Bien moins médiatisé que d’autres sports tels que le baseball, le basket n’a jamais été vraiment mis en avant. Certains avancent que le bas niveau des Japonais est lié à leur physique qui ne peut pas concurrencer des équipes d’ailleurs. Des analyses plutôt restrictives qui peuvent aujourd’hui être contredites puisque tout récemment, en juin dernier, un joueur japonais nommé Rui Hachimura s’est vu propulser sur la scène du basket mondial puisqu’il a été sélectionné par les Wizards de Washington, une équipe de NBA. Il incarne l’avenir du Japon dans ce sport.

Mon avis

Qu’on s’entende bien : ici, le basket, c’est un prétexte. Selon moi, ce n’est même pas vraiment le sujet de base. Dans Kuroko’s Basket, comme dans bon nombre de shōnen, on essaye de nous communiquer un message, de nous partager certaines valeurs. L’amitié, la volonté, l’effort. À travers la mise en avant de différents personnages, tous plus intéressants les uns que les autres, c’est des problématiques profondes que l’anime aborde. La différence de tout un chacun devient une force, dès lors qu’elle est utilisée dans un intérêt commun.

Pour ceux qui ont fini l’anime et qui ont du mal à faire leur deuil, il existe un film Kuroko’s Basket Last Game qui se constitue, en majeure partie de fan-service, mais ce n’est pas forcément pour déplaire. Ah et petit bonus : l’anime est entièrement disponible sur ADN et sur Netflix, vous n’avez donc plus d’excuse.

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Kaïna Benkeder

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