REVIEW – Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba (anime)

LE PHÉNOMÈNE MANGA DE 2019
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Résumé :

L’adaptation anime de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba sublime l’œuvre originale, en proposant un spectacle visuel vraiment exceptionnel ! À ne rater sous aucun prétexte.

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba est une série de mangas désormais incontournable, issue de l’imagination de la talentueuse Koyoharu Gotōge. Lancé en 2016 au Japon dans Weekly Shōnen Jump, le manga côtoie les plus grandes œuvres du genre shōnen de ces dernières années comme One Piece, My Hero Academia, Dr.STONE, ou encore The Promised Neverland dans le prestigieux magazine. En France, le manga est disponible aux éditions Panini qui l’a publié une première fois en 2017 sous le titre Les Rôdeurs de la Nuit avant de rééditer la série en septembre 2019 sous le nom Demon Slayer.

Suite à son succès retentissant, l’œuvre a été adaptée en light novel mais également en un anime de 26 épisodes, en 2019. Produit par l’excellent studio d’animation ufotable (Fate/Zero, Katsugeki/Tôken Ranbu), l’anime, disponible sur Wakanim, a également eu droit à un premier film d’animation, récapitulant les 5 premiers épisodes de la série.

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Le pitch

Durant l’ère Taishō, Tanjirō, un jeune et sympathique vendeur de charbon, voit son quotidien changer radicalement après le massacre de sa famille par un démon. Seule sa petite sœur Nezuko survit à l’attaque, mais elle est transformée en un démon féroce. Ils partent tous deux en voyage afin de prendre leur revanche et de rendre à Nezuko son apparence d’origine. Un sacré périple les attend dans lequel le destin des humains et celui des démons s’entremêlent.

Un spectacle à couper le souffle

Demon Slayer nous plonge au cœur du Japon de l’ère Taishō, au début du XXème siècle, qui est une période de transition entre tradition et modernité pour le pays du Soleil-Levant. Le cadre de l’histoire ne manque donc pas d’intérêt, d’autant que l’animation y est incroyablement réussie. Et encore, le mot est faible. Le chara-design est soigné et les combats fluides et plus qu’efficaces : le studio ufotable signe ici une de ses meilleures prestations. Mention spéciale à l’épisode 19, aussi intense que savoureux. Au-delà de la qualité visuelle exceptionnelle qu’il propose, l’anime sort également du lot grâce à sa bande originale. Immersive à souhait, les morceaux sont placés juste aux bons moments pour un maximum de frissons. L’opening et l’ending, très bons, sont interprétés par LiSA, grande habituée des génériques d’animes qui a notamment participé à ceux d’Angel Beats, Nisekoi ou encore Sword Art Online.

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Au niveau de l’histoire, le spectateur est ici confronté à un pitch classique du genre shōnen – nekketsu : on a un jeune héros brave et bienveillant, qui est confronté à un grand malheur, qui change radicalement sa vie. Mais qui dit classique ne veut pas dire mauvais. Sous sa naïveté apparente, Tanjirō est un protagoniste agréable à suivre, et surtout, d’une incroyable humanité. Face aux démons qu’il rencontre, il éprouve de la compassion à leur égard mais ne tergiverse pas, en gardant l’objectif qu’il s’est donné à l’esprit. Nezuko, quant à elle, est aussi attendrissante que redoutable. Loin du cliché de la jeune fille à sauver, elle n’hésite pas à combattre pour sauver la peau de son frère, et fait preuve d’une grande force d’âme. L’amour inconditionnel que tous deux se portent est constamment mis en avant dans l’anime, sans pour autant rentrer dans le gnangnan : leur lien est très puissant.

Demon Slayer, surcôté ? Je ne crois pas, non.

L’ambiance de l’anime est un savant mélange entre action pure et mélancolie. Un peu comme Tanjirō, tiens. Oscillant entre moments de légèreté et scènes à l’atmosphère pesante, Demon Slayer est généralement bien dosé, concernant son ton. Tout en nuance, l’œuvre ne cesse de démontrer que rien ni personne n’est tout noir ou tout blanc, bon ou mauvais. Enfin, sauf l’antagoniste, Muzan. Méchant de haute volée, le personnage est charismatique, terrifiant et se présente comme le mal incarné. À chacune de ses apparitions, la tension monte. Le parfait némésis de Tanjirō. Encore un point sur lequel Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba est réussi, c’est justement le traitement de ses personnages. Outre Muzan, le héros s’entoure, au fil de ses missions, d’alliés et surtout d’autres pourfendeurs de démons. Et quelle équipe ! On a notamment Inosuke, la brute qui frappe généralement avant de réfléchir, et Zen’itsu, qui sans doute, ne laisse pas indifférent… Avec Tanjirō, ils forment un trio de choc, dont l’apprentissage est loin d’être terminé.

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Comme dans beaucoup de shōnens, le héros a un long chemin (et c’est un euphémisme) à parcourir avant d’atteindre son but. En effet, à chaque combat, Nezuko et le trio de pourfendeurs laissent bien des plumes et n’en sortent pas indemnes. La récupération et le développement de leurs capacités est assez satisfaisant, d’autant que ces scènes prennent place suite à des épisodes d’actions intensives. Au-delà des affrontements, c’est aussi l’émotion qui règne dans l’anime. Certaines interactions entre des personnages sont poignantes et donnent de vrais frissons. Par exemple, les échanges entre Tanjirō, Sabito et Makomo sont lourds de sens. Mais en dépit de toutes ces qualités, on trouve quelques minuscules bémols dans cet anime de très bonne facture. Durant plusieurs épisodes, la production enchaîne les flashbacks à répétition, qui gâchent un peu l’expérience du spectateur. Et enfin, et c’est normal vu que c’est le début de l’œuvre, mais je constate un manque criant de scènes avec Nezuko… Bref, pas de vrai défaut en somme pour ce superbe anime.

 

En bref

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba est un excellent anime, et mon coup de cœur découverte de 2019. Aussi bien l’animation que le scénario, tout est orchestré de main de maître. Qui plus est, l’anime se conclut par une fin ouverte sacrément accrocheuse : en effet, on apprend dans le dernier épisode, que la série se poursuit avec un film d’animation en 2020 !

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Anna LESBROS

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