TEST – Gears 5

LE MEILLEUR APRÈS GEARS OF WAR, PREMIER DU NOM
4.2

Résumé :

S’il n’est pas exempt de défauts, Gears 5 est une réussite ! A la fois fidèle à tout ce qui a fait la renommée de la licence et porté par une direction artistique aboutie, le jeu offre de nombreuses améliorations majoritairement les bienvenues.

Vous reprendrez bien un petit coup de tronçonneuse ?

Gears 5 est un jeu de tir de type TPS (Third Person Shooter – à la troisième personne) développé par The Coalition et édité par Xbox Game Studios, sorti le 10 septembre 2019 sur Xbox One et Microsoft Windows. Il s’agit du sixième opus de la franchise Gears of War après Gears of War, Gears of War 2, Gears of War 3, Gears of War: Judgment et Gears of War 4. Après un Gears of War 4 potable, mais relativement moyen, à la question : “faut-il refaire un Gears of War ?”, beaucoup avaient déjà une réponse toute prête, sentant que la licence tendait à s’essouffler.

Allez, on va se l’avouer : ce truc est cool !

Le pitch

Alors que Gears of War 4 nous proposait d’incarner JD Fenix, le fils de l’illustre Marcus Fenix – héros des précédents jeux – Gears 5 se concentre lui sur le personnage de Kait Diaz. En incarnant Kait, le joueur accompagne le personnage dans la quête qui la mènera jusqu’à la découverte de ses racines et l’origine de visions horrifiques, sortes de cauchemars qu’elle fait, dans lesquelles elle devient locuste (les monstres du jeu). Bref, si Freud était là, il nous dirait que la jeune fille ne va pas super bien dans sa tête. Mais comme nous n’avons ici pour psychologue philosophe que Marcus Fenix, on se contentera de tirer à vue sur tout ce qui bouge…

Côté personnages, on retrouvera Marcus Fenix, JD Fenix, Oncle Oscar (je ne peux m’empêcher d’entendre “Oncle Scar”) mais également le personnage à mon sens le plus lourd du précédent opus, j’ai nommé Delmont “Del” Walker qui servira l’intrigue ici en tant que sidekick moins lourdaud dans ses blagues et qui se positionnera plus en tant que bon ami prêt à tout pour aider. Une sorte de Sam Gamegie si vous voulez. Et heureusement.

Toujours est-il que l’intrigue, à mon sens encore trop “starwalker-isée”, nous offre enfin de vraies scènes dignes de films et permet d’expliquer de très nombreuses choses : qui était la reine des locustes ? D’où viennent les locustes ? Que sont les locustes ? etc. Autant dire que pour un fan de la série, il sera difficile de passer à côté de l’opus tant il s’avère intéressant en révélations.

Un vrai mode histoire – suite du 4

Première chose que j’ai trouvée appréciable dans l’expérience, c’était de commencer par jouer JD, comme c’était le cas dans Gears of War 4. Après quelques chapitres de jeu assez intenses, celui-ci change radicalement pour passer de l’histoire linéaire à l’open world Steep en prenant cette fois le point de vue de Kait. S’en suivront alors différents paysages et aventures.

Reste-t-il que Gears 5 est une vraie suite de Gears of War 4 et s’inscrit entièrement dans sa continuité. À tel point que le jeu vous proposera de lancer d’entrée une cinématique récapitulative du précédent épisode. Il faut dire que pour certains, les dernières parties commencent à remonter à loin… Ainsi, j’ai pu noter qu’en plus de s’inscrire parfaitement dans le lore, Gears 5 offre une réalisation et une ambiance très soignées, à mon sens très inspirées du premier opus. En effet, certaines scènes sont vraiment crues, voire dures, ce qui permet de remettre la violence – élément central de la licence – au premier plan. On aime ou on n’aime pas, c’est là.

Un gameplay actualisé pour une formule qui peine à se renouveler

Point très important de ce Gears 5 : il est bien moins mécanique que son prédécesseur. En effet, si Gears of War 4 enchaînait un peu vulgairement les gunfights sans queue ni tête, Gears 5 vous poussera à être curieux, à regarder partout et donc à explorer l’univers qui vous entoure. Il s’agit d’une des nouveautés selon moi les plus importantes. Car oui, résumer Gears of War à de gros bonhommes qui tirent sur des extra-terrestres, ce serait passer à côté de tout ce qui a fait le charme de la licence. On retiendra au contraire des parties endiablées en multi et par-dessus tout un gameplay aux petits oignons.

Les affrontements n’ont pas perdu leur mordant !

Côté gameplay, le jeu – sans rien révolutionner – offre son lot d’améliorations très bienvenues. Outre l’open-world (limité dans son approche car quelques zones seulement disponibles) dans lequel le jeu plonge le joueur, on pourra noter le fait que Jack, un drone volant, et ses évolutions introduisent lentement quelques éléments de RPG. En effet, il vous faudra trouver des composants à travers le jeu afin de pouvoir améliorer le petit robot. Ainsi, il pourra se défendre tout seul, porter des armes lourdes, vous rendre invisible… et pourra même aller chercher des éléments cachés comme des munitions. Bref, le Jack est devenu le meilleur ami de l’Homme, ou du moins du Gears.

Un multi convaincant

Le multijoueur sur un Gears, c’est un peu la chose la plus importante. Tout d’abord parce que c’est grâce à ça que le jeu a réussi à réellement se placer sur le devant de la scène et à vivre si longtemps, mais aussi parce que c’est sur ce mode que j’ai passé le plus de temps. Or, que ce soit en écran splitté en local ou en ligne, Gears 5 garde son sérieux tout du long.

J’ai remarqué deux choses sur le mode en ligne de Gears 5. Tout d’abord, bien que j’ai passé beaucoup de mes journées sur le mode en ligne du premier jeu, mes premières parties en ligne sur Gears 5 auront su être sans appel : en partie classée, je suis devenu mauvais. Et j’aurai beau crier dans mon micro “papy est de retour !” autant que je le veux, rien n’y fait, je n’ai pas réussi à me placer plus haut qu’à la moitié du classement et ce même après plusieurs heures. Ce qui m’amène à la seconde remarque : bien que les formats aient évolué, bien que les armes soient plus nombreuses et toutes plus mortelles, Gears a gardé son esprit initial.

Les parties en ligne sont quasiment les mêmes que lorsque j’ai posé ma manette de Xbox 360 il y a quelques années et tournant le dos à la compétition sur LGX (les anciens savent). En effet, les maps sont équilibrées, jolies et bien pensées, les affrontements se font quasiment uniquement au pompe (ah le pompe !), la nécessite de collaborer en équipe est restée primordiale. Bref, malgré moult innovations (grandes ou inintéressantes d’ailleurs – peu importe), Gears 5 est un Gears qui peut être fier. The Coalition a fait un excellent travail en conservant ce qui faisait de la licence une expérience multi unique, résolument bourrine, mais également sacrément fun. J’écrase une petite larme et j’envie ceux qui vont découvrir aujourd’hui le titre.

Un beau jeu ?

J’ai lu et entendu que Gears 5 était une petite merveille de graphisme et qu’il se distinguait par ses textures. Je vais crever l’abcès tout de suite : je ne suis pas d’accord. Gears 5 est un beau jeu et l’on peut sentir sans difficulté la volonté des concepteurs et développeurs de nous procurer quelques “whoua” durant le mode campagne. En cela, je les remercie car j’ai pris plaisir à me balader dans le monde ouvert, mais aussi dans les couloirs lugubres des laboratoires abandonnés. Globalement le jeu n’est pas vilain du tout, je ne dis pas le contraire, il est même plutôt joli sur Xbox One X ou sur Windows. Cependant, il ne s’agit pas d’une claque visuelle comme l’a pu être God of War sur PS4, Red Dead Redemption 2 ou encore le dernier Uncharted: The Lost Legacy. En effet, je n’ai pu m’empêcher de noter quelques textures longues à charger ou parfois tout simplement moches.

Le fait que l’open world dépeigne un univers glacial me plaît beaucoup et montre de vrais efforts de direction artistique. Le minimum me semblait donc évident que la neige soit gérée à la perfection, ce qui n’est pas toujours le cas. D’ailleurs, j’ai également noté que le jeu péchait – et ce à de nombreuses reprises – par sa technique. Outre les textures vilaines, il est important de ne jamais se fier aux sous-titres qui ont tendance à ne pas du tout être synchronisés avec les voix des personnages. Ce qui est d’autant plus agaçant que j’ai remarqué quelques sautes de son par moments… C’est dommage, ça gâche tout. Mais ça arrive.

Ça, par exemple, ce n’est pas beau !

Mon avis

Gears 5 est un très bon Gears of War, probablement le meilleur après le premier opus qui continue de siéger auprès des légendes du jeu vidéo. Plutôt joli, il est surtout convaincant par son approche moderne du mode histoire et par sa capacité à respecter les codes qui ont fait la renommée de la licence lorsqu’il s’agit de multi en ligne. J’avoue avoir eu quelques doutes sur l’utilité d’un nouveau Gears suite à la petite déception que j’ai eu en avançant dans Gears of War 4. Mes doutes sont maintenant totalement levés, je sais que je vais encore passer de nombreuses heures sur le titre, hourra ! Je recommande !

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Hadrien JACOBEE

http://hadrienjacobee.com

Sith du web et fier Rédacteur en Chef de My Geek Actu. Passionné par les univers video-ludiques, les comics DC et les mangas. En gros.

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