REVIEW – Phantom in the Twilight (anime)

Le périple londonien d’une jeune fille nommée Ton !

Phantom in the Twilight est un projet transmedia sorti en 2018, par le studio Happy Elements. Lancé tout d’abord sous la forme d’un anime de 12 épisodes produit par Liden Films, le projet comprend également un manga et un jeu vidéo sur mobile. Sous ses airs d’harem inversé composé de bishônens clichés, l’anime, disponible sur Crunchyroll, réserve quelques surprises !

Le pitch

Il existe à Londres un mystérieux bar, ouvert seulement la nuit : le Café Forbidden. Ton Baileu, une jeune chinoise tout juste installée en Angleterre pour ses études avec sa meilleure amie, va faire la connaissance de jeunes hommes mystérieux qui travaillent dans ce lieu, porte entre le monde des humains et celui des ombres…

Un anime étonnant

À mi-chemin entre les animes Libra of Nil Admirari et Code: Realize, Phantom in the Twilight a tout l’air d’une énième adaptation d’otome game, mettant en scène une jeune fille et ses beaux prétendants. Pourtant, loin de ce que les apparences laissaient suggérer, l’anime surprend à se prendre au sérieux. Si au niveau des personnages masculins, on retrouve les stéréotypes des harems inversés, il en est autrement concernant l’héroïne, Ton. Véritable garçon manqué, elle ressemble davantage à un héros de shônen que de shôjo. Bornée, persévérante, courageuse, c’est une protagoniste des plus agréables qui ne reste pas sans rien faire, et qui surtout, a les moyens de se défendre. Avouez-le, c’est quand même plaisant de suivre un personnage principal avec du caractère dans ce type d’anime ! À l’opposé, Shinyao, la meilleure amie de l’héroïne, est inconsistante.

Les Twilights ne sont pas en reste également. Chacun d’entre eux a droit à son épisode, sans pour autant que l’intrigue de base soit oubliée. On a Vlad le vampire, Luke le loup-garou, Tauryû, une sorte de mort-vivant issu des légendes chinoises, ainsi que Wayne un fantôme bien sympathique. Peut-être pas suffisamment développés, ces personnages accrochent tout de même l’intérêt du spectateur, d’autant que certains ne dévoilent pas tout de suite tout leur potentiel. Au-delà des personnages, on constate une bonne alchimie entre eux. Les romances à venir sont prévisibles, mais demeurent crédibles.

Le jeu du chat et de la souris

L’univers magique est fort sympathique, d’autant qu’il s’ancre dans le cadre londonien : la capitale britannique est bien mise en avant avec ses monuments phares. Si le pitch de l’anime ressemble à une charade au vu de la mixité des créatures qui entourent Ton, le scénario tient en haleine malgré quelques faiblesses. Globalement, l’intrigue est cohérente et s’appuie sur le surnaturel et sa relation avec le monde humain. Ici, Ton et Shinyao, les jeunes filles mortelles, acceptent très (voire trop) rapidement l’existence des “monstres”, faisant fi du danger. Les rebondissements sont bien travaillés et tout est fait pour rester dans la cohérence (même si ce n’est pas toujours le cas). Certains éléments de l’histoire sont bien trouvés, comme faire d’un fantôme un système d’intelligence artificielle. En revanche, secourir Shinyao quasiment tout le long de la série tel le jeu du chat et de la souris, s’avère plutôt lourd.

Au niveau de la forme, l’anime est relativement efficace. Ce n’est pas transcendant, sans pour autant être catastrophique. Si les paysages londoniens sont plutôt réussis, ce n’est pas le cas des visages des personnages sur certains plans, qui sont presque inexistants. Côté son, l’opening n’est pas dingue tandis que l’ending est fort sympathique.

En bref

Phantom in the Twilight est un divertissement agréable, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Sans que cela soit innovant, l’anime se laisse regarder. Le folklore et le monde de la magie sont bien mis en scène malgré tout. À vous de le découvrir !

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Anna LESBROS

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