Manga Reviews

REVIEW – Goodnight, I Love You… (tome 3)

Les aventures d’Ozora continuent !

Goodnight, I Love You… est un manga de type josei, scénarisé et dessiné par John Tarachine. Lancée en septembre dernier aux éditions Akata en France, l’œuvre compte 4 tomes, au total.

Dans le premier volume, Ozora est confronté à la mort de sa mère, de qui il était très proche. Dans ses dernières volontés, celle-ci demande à son fils d’aller annoncer son décès à une amie à Londres. De fil en aiguille, il se retrouve à Paris avec son frère aîné, Daichi, qu’il n’avait pas revu depuis longtemps. Dans le second tome, le jeune homme découvre que son père est toujours vivant, et continue son périple à Bruxelles et Amsterdam, où il se lie d’amitié avec Nobu. Que va-t-Il bien pouvoir se passer dans ce troisième volume ?

Le pitch

Mais où les révélations de secrets de famille s’arrêteront-elles ? Blasé, fatigué, Ozora décide de changer d’air, pour enfin profiter de son voyage en Europe ! Direction Venise, accompagné d’un ami rencontré au hasard de ses péripéties. Mais son grand-frère lui réserve une surprise : des retrouvailles forcées avec son père… Comment réagira-t-il ?

Un manga toujours au top

Sans aucun doute, Goodnight, I Love You… est un de mes mangas coups de cœur de cette année. Le périple d’Ozora et la poésie qui se dégage de l’œuvre sont tellement immersifs que le lecteur est transporté lui-même dans les villes européennes que le héros visite. Dans ce troisième tome, Ozora se rend en Italie, à Florence et à Venise. Accompagné de Kon, un ami du lycée, les jeunes hommes profitent à fond de leur séjour. Leur duo de touristes complètement paumés est irrésistible et surtout, réaliste. D’ailleurs, les anecdotes et clichés présentés par les deux compères sont souvent véridiques et rendent l’intrigue d’autant plus authentique. On sent le vécu du mangaka, notamment avec l’aéroport de Florence ou le coup des glaces en Italie.

Au niveau du dessin, John Tarachine montre, encore une fois, qu’il sait ce qu’il fait. Le côté « brouillon » de ses coups de crayon est, je trouve, parfaitement approprié à l’ambiance du manga (même si on ne s’y fait pas de suite). Les décors sont toujours aussi incroyables, et donnent vraiment envie de s’y rendre. Seul bémol : par moments, le mangaka semble avoir « oublié » de dessiner les yeux des personnages.

Quelle leçon de vie !

Mais Goodnight, I Love You..., ce n’est pas qu’une histoire de voyages. C’est aussi une histoire de famille. Depuis son départ du Japon, Ozora s’est radicalement transformé. Plus ouvert, plus détendu, il se comporte désormais avec insouciance et a réalisé combien il s’était renfermé en s’occupant de sa mère, étant malade.Tout cela, c’est bien sûr grâce à ses différentes rencontres, et aux révélations qui lui ont été faites sur les membres de sa famille. Il a tout de même appris que son frère aîné avait un compagnon, que son père était toujours en vie et que sa mère avait des amis partout en Europe. Ozora se découvre et il n’est pas le seul ! Il est désormais plus attentif aux sentiments des autres, de son entourage, chose qu’il n’avait pas l’habitude de faire auparavant.

Au-delà de la quête identitaire d’Ozora, on remarque que chaque personnage présenté est, plus ou moins, dans la même situation. Par exemple, Maria, un nouveau personnage, ne sait comment agir avec ses parents qui veulent la protéger en dépit de sa volonté. On a aussi le cas de Kon, qui se pose des questions sur son avenir professionnel. Mais, plus que les nouvelles perspectives, c’est le passé qui hante nos protagonistes et particulièrement, la famille Endô. Daichi veut réconcilier son père et son frère en jouant le rôle du médiateur, Ozora fait toujours son deuil et le père demeure nostalgique. On a ainsi droit à de jolis moments dans ce volume, dont certains sincèrement émouvants.

En bref

Il me tarde de découvrir le dernier tome, sorti en juin dernier ! Je ne doute pas que la fin soit des plus tendres. Goodnight, I Love You... est un manga ancré dans la réalité, avec des personnages très humains avec beaucoup d’âme et de poésie. Vous l’avez compris, je vous recommande vivement ce chef-d’œuvre !

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