REVIEW – Yamada-kun and the Seven Witches (anime)

Un club vraiment magique !

Yamada-kun and the Seven Witches est, à l’origine, un manga de type shōnen écrit et dessiné par Miki Yoshikawa, également auteure de la série Drôle de racailles. Le manga est publié depuis 2015 en France aux éditions Delcourt et s’est achevé au Japon après la sortie du 28ème tome. Le shōnen ayant eu un certain succès, un drama du même nom a vu le jour au pays du Soleil-Levant, suivi d’une adaptation anime en 2015. Diffusée sur la plateforme Crunchyroll, la série comporte 12 épisodes aussi tordants les uns que les autres ! Allez, on vous dit tout.

Le pitch

La journée avait mal commencé pour Ryû Yamada, qui s’est fait remonter les bretelles par son professeur. Un peu plus tard, il tombe dans les escaliers, entraînant dans sa chute la belle Urara Shiraishi. Dans l’action, ils se donnent même un baiser fortuit, et voilà qu’à présent, les deux lycéens ont échangé leur corps ! Avec deux personnalités aussi opposées, cela ne pouvait pas tomber plus mal. Et ce n’est que le début des ennuis pour Yamada qui va aller de surprise en surprise…

Bienvenue au club des phénomènes paranormaux !

Sous ses airs de harem, Yamada-kun and the Seven Witches est un anime qui cache bien son jeu. Celui-ci met en scène un lycéen un peu rebelle, l’exclu de l’école, Ryû. Le jeune homme est un personnage drôle malgré lui, quotidiennement confronté à des situations les plus absurdes les unes que les autres. Mais pas que ! En effet, si le show demeure une comédie romantique, Ryû comme le spectateur, est face à un vrai mystère : celui des sorcières de son école. Quel est leur rôle ? Qu’a t’il à voir avec tout ça ? Qui sont-elles ? On se plaît à essayer de résoudre ces énigmes. Pour ce faire, le lycéen n’est pas seul, vous vous en doutez. Il est entouré d’une belle bande de marginaux à savoir le club des phénomènes paranormaux, composé (au départ) de :

  • Urara Shiraishi, l’élève la plus brillante du lycée, aussi discrète que bienveillante,
  • Toranosuke Miyamura, membre du BDE, il est complètement loufoque,
  • Miyabi Itô, fan de la première heure des phénomènes occultes.

Bien sûr, d’autres personnages interviennent au cours de l’anime, comme le reste des sorcières ou le BDE lui-même, mais ça, je vous laisse le découvrir ! En dépit du grand nombre de personnages, l’anime a su rendre chacun d’entre eux attachant et digne d’intérêt. Si certaines sorcières ne sont développées le temps que d’un épisode ou deux, le scénario parvient tout de même à ce que l’on comprenne le caractère de celles-ci.

Comme évoqué précédemment, le fait qu’il y ait un mystère à résoudre créé des enjeux à l’anime, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce type de manga. Par ailleurs, l’histoire n’hésite pas à mettre en avant la découverte de sentiments amoureux ou même les valeurs de l’amitié et de la tolérance face à la différence. Une bonne surprise !

Quel vaurien, ce Yamada !

Dans la même veine que Love Tyrant ou Nisekoi, Yamada-kun and the Seven Witches est une série qui vous fera passer un bon moment où vous aurez l’occasion d’exploser de rire à bien des reprises. Non seulement les personnages à eux tout seuls sont comiques, mais en plus l’histoire des pouvoirs de sorcières renforcent (évidemment) le caractère humoristique de la série. Déjà, la présence de gender bender garantit cet aspect. Autre point qu’il est important de soulever : les bisous. Je n’ai jamais vu un anime où tant de personnages s’embrassent en si peu d’épisodes, même si c’est un “passage obligatoire” dans la trame de l’anime. Et c’est plutôt drôle !

Si au début je m’attendais à un anime avec un personnage principal indécis sur ses sentiments amoureux avec de l’ecchi sans raison à tout va, j’ai vite changé d’avis. Ici, c’est une vraie comédie romantique qui est proposée. Une relation se forme petit à petit à son rythme et c’est vraiment satisfaisant pour les fans du genre, habitués à du statu quo. À propos du côté ecchi de l’anime, certes il y en a, mais disons qu’il est justifié au scénario sous forme de fan service maîtrisé.

Avec son style graphique sans conteste réussi, et ses génériques aussi entraînants qu’accrocheurs, Yamada-kun and the Seven Witches a bien des qualités dont on a notamment parlé un peu plus tôt. D’ailleurs, gros point positif au niveau des seiyuu (doubleurs), exceptionnels, surtout lors des changements de corps. Malgré tout, l’anime a tout de même des défauts. Tout d’abord, il faut citer l’introduction à l’univers de la série qui a été un peu longue. Une fois passée, on note vite un problème de rythme au sein de la série. Le scénario est parfois confus et on ne comprend tous les rebondissements de l’histoire, au point d’avoir parfois l’impression d’avoir loupé des scènes. Comme de nombreux animes avant et après lui, celui-ci fait du rush : le rythme de la deuxième partie de l’anime est trop soutenue et par exemple, la découverte de la septième sorcière sort de nulle part.

En bref

Yamada-kun and the Seven Witches est très bonne comédie, parfaite pour l’été. Vous allez beaucoup rire, réfléchir quant au mystère qui entoure le lycée, et même parfois être attristé par le passé de certains personnages. Si on aurait pu croire à un énième anime “déjà-vu” mettant en scène un jeune homme entourée de belles filles, laissez-moi vous dire que cette série vaut plus que ça. Parfois complètement WTF, l’anime est très sympathique malgré ses quelques bémols, aussi vous le recommandé-je !

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Anna LESBROS

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