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REVIEW – The Promised Neverland (anime)

L’adaptation tant attendue d’un manga désormais culte !

The Promised Neverland est un manga de type shōnen provenant de l’imagination du fabuleux duo composé de Kaiu Shirai et de Posuka Demizu. Prépublié depuis août 2016 dans le magazine Weekly Shōnen Jump, le phénomène est arrivé en France aux éditions Kazé, le 25 avril 2018. Ayant remporté de nombreux prix, le manga est un véritable best-seller et à chaque sortie de tome, c’est un succès. Désormais incontournable, le huitième volume de la série sort dans les librairies françaises le 19 juin. Les auteurs ont même créé une parodie de leur œuvre, ainsi que deux light novels, dont le premier, The Promised Neverland – La Lettre de Norman, sort le 21 août prochain, en France.

Mais aujourd’hui, c’est sur son adaptation animée que notre article se concentre. Lancée le 9 janvier dernier, l’anime comprend 12 épisodes, tous disponibles sur la plateforme Wakanim !

Le pitch

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !

Une vraie tuerie

Depuis son lancement en 2016, The Promised Neverland a beaucoup fait parler de lui. Avec son concept original et son scénario cousu main, comment ne pas aimer le shōnen ? Terriblement intelligent, le manga met en scène des personnages forts, nuancés, et surtout développés avec finesse. La situation à laquelle ils sont confrontés n’est pas anodine et voir comment, et si ils vont s’en sortir, est très prenant. Malgré tout, à l’annonce de son adaptation animée, nombreux se demandaient si celle-ci parviendrait à rendre justice au manga. Eh bien, c’est un grand oui ! Tout d’abord, l’animation et les graphismes sont époustouflants, et le chara-design extrêmement fidèle à l’œuvre originale. L’ambiance de l’histoire paradoxalement à la fois douce et angoissante, est parfaitement retranscrite au niveau du son, avec une OST de grande qualité. Employée au bon moment, elle permet tout à tour de renforcer les moments de stress ou ceux bien plus tristes et demeure un élément clé de la réussite de cette adaptation.

Au-delà de la forme de la série, son fond est tout aussi efficace. Qu’on ait lu ou pas le manga, l’anime est sans aucun doute, immersif. Là où l’anime fait particulièrement honneur au manga, c’est son atmosphère inquiétante. Tout comme dans le manga, on ressent une forme d’oppression et de malaise, tout au long de certains épisodes. La série joue avec les émotions du spectateur, tant elle prend aux tripes. L’importance accordée aux regards perçants ou vides des personnages amplifie encore plus l’impact des émotions qu’ils véhiculent. De même, leurs visages, même ceux des enfants, se révèlent parfois terrifiants.

Incroyablement intense

En termes de protagonistes, le trio Emma-Ray-Norman est très attachant. Bien qu’ayant seulement 11 ans au début de la série, chacun d’entre eux est vraiment mature pour son âge. Emma joue le rôle de l’enfant courageuse et spontanée avec un grand sens de la famille, Ray celui du garçon à l’esprit plutôt cartésien, et enfin Norman celui du jeune homme discret mais rusé. À la découverte du « grand secret », leur quotidien est bouleversé, et leur amitié est mise à l’épreuve à plusieurs reprises. Néanmoins, les autres enfants de l’orphelinat ne sont pas en reste, et certains se révèlent surprenants. Enfin, je n’oublie pas l’antagoniste de choix de cette première saison : Maman. Sinistre voire flippante, Mère Isabella est un personnage complexe et redoutable qu’on adore détester. Sa rivalité avec Emma est tout bonnement excellente.

Bien entendu, il y a des différences entre l’anime et le manga. Évidemment, pour des questions de timing, certains passages de l’œuvre originale sont passés à la trappe. Même si c’était obligé, des explications parfois essentielles à une meilleure compréhension du récit passent à la trappe, comme l’arrivée de la sœur Krone, tandis que plusieurs rebondissements sortent de nulle part. Par ailleurs, autre différence majeure avec le manga, l’anime ne prend pas en compte les monologues intérieurs des personnages. C’est parfois dommage, notamment à des moments clés de la série où ils auraient explicité certains gestes. Outre ces divergences, l’adaptation animée continue à surprendre. On assiste ainsi à de nombreux twists à répétition, et à de sacrés cliffhangers à chaque fin d’épisode. Les personnages se bernent entre eux, de même que les spectateurs via des duels psychologiques intenses ou des faux semblants.

En bref

Désormais, je n’attends qu’une chose : la sortie de la saison 2 en 2020. Mais je vais sûrement craquer d’ici là, et lire les tomes que je n’ai pas encore lus. Quoi qu’il en soit la version anime de The Promised Neverland est vraiment réussie, qu’il s’agisse de l’adaptation de l’intrigue ou de la direction artistique. Si vous hésitiez à commencer, je n’ai qu’une chose à vous dire : foncez !

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