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TEST – Sekiro: Shadows Die Twice

MORT. Probablement le mot que vous verrez le plus à l’écran…

Il est de notoriété publique que les jeux estampillés Fromsoftware sont des jeux difficiles, réservés à une élite de joueurs un brin masochiste. La série des Souls, commencée en 2009 avec Demon’s Soul en exclusivité sur PS3 est réputée pour être assez ardue. Elle a vu bon nombre de joueurs s’y essayer… Beaucoup se sont cassé les dents dessus, quand d’autres en ont redemandé. Suite aux succès des Souls d’autres studios, flairant le filon, ont tenté de proposer leur propre Soul-like. Certains s’en sont sortis tout à fait honorablement. Nous pensons par exemple à la Team Ninja et son excellent NIOH qui a su rafraîchir son gameplay avec beaucoup de nouveautés tout en gardant la formule de base, quand d’autres se sont assez bien plantés comme CI game avec le moyen Lord of Fallen.

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Maître étalon du Die and Retry moderne, c’est en ce 22 mars 2019 que Fromsoftware nous revient avec un nouveau titre, Sekiro: Shadows Die Twice, disponible sur PC, PS4 et Xbox One. Si finalement, pour les plus habitués, les Souls ne sont pas si difficiles que ça, Sekiro semble déterminé à rehausser encore le niveau. Attention donc, Sekiro est très loin d’être un mauvais jeu, il n’est pas accessible à tout le monde, loin de là.

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L’univers

La première chose sur laquelle je souhaiterais m’attarder, c’est l’univers du jeu. Si les ambiances fantastico-médiévales ou encore noires et gothiques des précédents jeux de FromSoftware ont toujours été maîtrisés, c’est vraiment l’univers japonais médiéval qui m’a attiré en premier lieu vers la difficulté du jeu. Pour ne rien vous cacher, je n’avais même pas fait attention au studio développeur du jeu avant de l’acheter et n’avait donc pas conscience de ce qui m’attendait.

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L’univers japonais médiéval de l’époque Sengoku, précédent celle du régime d’Edo, est quelque chose de très présent dans Sekiro: Shadows Die Twice. Pour cause, les références historiques et détails du jeu font partie intégrante de l’expérience. De techniques de combat, aux noms des clans jusqu’à l’organisation militaire de chaque groupe, tout est assez fidèlement respecté. De plus, la direction artistique, aussi bien au niveau graphique, que ce soit dans le rendu des campagnes, des maisons ou encore des châteaux qui est absolument bluffant, jusqu’aux compositions musicales, tout est fait pour que le joueur soit propulsé intelligemment dans la violence d’un Japon meurtri par les conflits de régions. Cette exploitation d’une époque donnée est extrêmement réussie, logique et justifie parfaitement la difficulté à laquelle doit faire face le joueur : la mort est à chaque coin de chaque porte.

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Le gameplay

Fans de Bloodborne, oubliez la longévité des couloirs étroits incessants, car Sekiro va apporter quelque chose de nouveau et de profondément rafraîchissant : la verticalité. En effet, grâce à la prothèse que le shinobi a pour bras gauche, Sekiro pourra utiliser un grappin lui permettant de jouer de la verticalité, importante quand on connaît le Japon, pour ruser de sournoiserie et pouvoir plus facilement rentrer dans la peau d’un shinobi, maître assassin de l’ombre.

D’autre part, si les précédents jeux FromSoftware misaient beaucoup sur l’attaque et les roulades, Sekiro: Shadows Die Twice vous demandera d’être plus rigoureux sur les esquives et les contres que vous devrez faire au katana. Là où Bloodborne savait être exigeant, mais « juste », Sekiro peut devenir tout simplement dément. En effet, vous n’aurez souvent que 0,1 seconde pour parer réellement une attaque souvent dévastatrice qui vous enlèvera plus de la moitié de votre vie.

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Mais n’ayez crainte, il vous sera non seulement possible d’augmenter votre barre de vie, mais également d’augmenter votre force de frappe. De plus, l’apprentissage de techniques de combat vendues contre de l’expérience permet au joueur de « farmer » autant que bon lui semble en choisissant avec parcimonie les zones rentables qu’il souhaite rejouer. En améliorant sa technique de combat et en apprenant de nouvelles attaques Sekiro ne deviendra jamais imbattable, mais pourra faire la petite différence qui pourrait vous sauver d’un boss trop difficile, quelques secondes juste avant de mourir. Parfois, ça fait tout !

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Ah… lui !

La difficulté

Il faut en parler. Pour cause, si le jeu se démarque de ses petits camarades par son univers ultra riche, c’est surtout son incroyable difficulté qui lui vaut sa renommée. Mais alors, est-ce justifié ?

Si dans les Souls, il pouvait arriver au joueur de bloquer sur un boss, chose fréquente, celui-ci avait toujours la possibilité de tuer quelques ennemis simples, en boucle, afin de gagner en level et faciliter les affrontements. In fine, les jeux étaient donc plus exigeants que difficiles. Dans Sekiro, il en sera légèrement différent. Car s’il est bien possible d’apprendre quelques techniques, c’est surtout au joueur de s’adapter, de prendre le temps de connaître son ennemi, d’apprendre son pattern, d’arriver à anticiper ses mouvements et attaques, et enfin de trouver par lui-même une façon adéquate de venir à bout de chaque adversaire.

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Finalement, ce n’est plus votre personnage qui évolue, c’est vous. Car il faut bien le dire, la plupart des boss deviennent de plus en plus difficiles, c’est un fait. Mais le joueur apprend également à être bien meilleur et améliore sensiblement ses réflexes à force de se mesurer à plus fort que lui. Et en cela, je trouve personnellement le jeu très exigeant et très difficile, mais assez bien dosé, et je n’ai eu jusque-là, jamais à passer plus d’une semaine sur un boss. Et finalement, c’est cette même difficulté qui me fait rager à n’en plus finir, qui crée aussi un sentiment que les joueurs les plus aguerris et les plus précoces ont oubliés depuis longtemps : la satisfaction de réussir. Se lever, à bout de nerfs, jeter sa manette à terre et se mettre à crier de joie, c’est aussi ça que vous promet Sekiro: Shadows Die Twice.

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Mon avis

En achetant Sekiro: Shadows Die Twice, je ne pensais pas m’exposer à autant de souffrance. De même, je ne pensais pas non plus m’offrir autant de moments de joie épiques. Sekiro est un jeu extrêmement dur, probablement le pire qui m’ait été donné de voir. Pourtant, alors que j’avais appris à oublier le plaisir de la difficulté, le jeu entre directement dans mon TOP 10. Et finalement, les jeux les plus mémorables ne sont-ils pas ceux sur lesquels nous avons dû nous battre et sur lesquels nous avons dû vraiment nous investir ?

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Note : 18/20

Les +

  • L’univers ultra riche
  • Le Japon féodal
  • La musique entêtante mais réussie
  • La verticalité de l’assassin
  • Les prothèses shinobi
  • Un sentiment de fierté oublié

Les –

  • Difficulté plus ardue que jamais
  • Caméra un peu taquine
  • Le « délock » non prévu

Article co-écrit par Billy Dubos et Hadrien Jacobée

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