Films Reviews

REVIEW – Shazam!

Say my name ! Say my name !

Shazam! est un film de super-héros américain réalisé par David F. Sandberg (Dans le noir, Annabelle 2 : La Création du mal), qui sortira le 4 avril 2019. Il s’agira du septième de ce qu’il reste du DCEU après Man of Steel, Batman v Superman, Suicide Squad, Wonder Woman, Justice League et Aquaman. Il met en scène le personnage appelé Shazam (anciennement Captain Marvel mais officiellement renommé Shazam! en 2011 dans l’arc New 52 pour des raisons commerciales) créé par C. C. Beck et Bill Parker.

Shazam News Zachary Levi

Le pitch

Depuis de nombreuses années, les magies du bien et du mal s’affrontent. Cependant, affaibli par son grand âge, un sorcier du nom de Shazam doit trouver un successeur et se met alors à la recherche d’un champion à la pureté sans égale, assez « valable » pour lui offrir tous ses pouvoirs. Cependant, alors que les profils défilent sous ses yeux, le vieux sorcier ne trouve pas de personne intéressante (un Directeur des Ressources Humaines comme les autres en somme) et laisse derrière lui une flopée de personnes mentalement bousculées par le refus de l’immense pouvoir proposé par le sorcier.

Billy Batson a 15 ans. Lorsqu’il était enfant, il a perdu sa mère dans une fête foraine et n’a jamais réussi à la retrouver. Recueilli par les services sociaux, il se donne un objectif de vie : retrouver sa mère coûte que coûte, quitte à refuser toutes les familles d’accueil que l’on lui propose. Cependant, un jour, alors qu’il commence à se prendre d’affection pour une famille étrange composée entièrement d’orphelins, Billy est choisi comme champion par le vieux sorcier Shazam. Lorsque Billy prononce le mot « SHAZAM », celui-ci acquiert la sagesse de Salomon, la force d’Hercule, l’endurance d’Atlas, la puissance de Zeus (et sa foudre aussi), le courage d’Achille et la vitesse de Mercure. D’où le mot SHAZAM.

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Un enfant dans un corps d’adulte

Tout le risque d’un film avec un enfant dans un corps d’adulte réside dans son traitement. Soit le film est trop sombre et peut vite devenir inadapté au grand public, soit il faut préférer l’humour. La question est alors de parfaitement doser l’humour pour qu’il soit assez intelligent pour parler aux adultes comme aux enfants, tout en évitant de tomber dans le « pipi-caca » basique. Ce défi, Shazam! l’a relevé avec brio. Et si le film aborde de nombreuses thématiques comme l’enfance, la famille, le bien et le mal ou encore la puissance, l’ensemble a été assez bien équilibré.

Ainsi, si l’humour reste assez adulte et fait beaucoup de références à l’univers du DCEU et plus précisément aux comics et films de Shazam, Captain Marvel ou encore Superman, ce qui m’a le plus intéressé était la réflexion suivante : si l’on donnait à un enfant les pleins pouvoirs, qu’en ferait-il ? Le film donne la réponse : de prime à bord, il n’en ferait rien du tout. Il en profiterait, il frimerait et subirait de façon assez naturellement la société de l’image où tout réside dans le paraître imposé à un âge particulièrement difficile, d’autant plus pour un enfant sans famille et qui n’aura pour unique but que de se faire remarquer.

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La famille

La famille est un thème omniprésent dans le film. Chez le héros, premièrement, puisque Billy est initialement à la recherche de sa mère. Devant apprendre à accepter sa nouvelle famille biologique, le jeune adolescent est pris dans une crise identitaire au sens large. Le thème se retrouve aussi chez le méchant, mais ça on ne vous dira pas pourquoi. Néanmoins, la quête de soi et des autres est un sujet qui a une place omniprésente dans le synopsis. Ainsi, le film, tout en reprenant les bases solides des comics, se positionne sur la famille comme cercle protecteur dans lequel chaque individu va pouvoir se développer ou non. Un thème bien « made in USA » qui plaira assurément à notre ami à poil orange.

Puisque cette review est garantie sans spoil, je vais éviter tout « reveal » majeur. Cependant, je peux vous dire que, tout comme dans les comics, les orphelins de la nouvelle famille de Billy finiront par apprendre l’existence des pouvoirs de l’adolescent et seront un vrai soutien pour le super-héros en herbe. Le personnage de Frederick « Freddy » Freeman interprété par Jack Dylan Grazer en est l’exemple parfait puisqu’il est présent durant tous les exercices d’apprentissage de Billy. Le petit Freddy est d’ailleurs d’autant plus intéressant qu’il permet de créer une vraie problématique chez Billy : en quoi mérite-t-il ses pouvoirs ? D’autant plus si à côté, un jeune orphelin handicapé est plus héroïque que lui…

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Un film sans enjeu ?

Le point noir principal du film selon moi, ce n’est pas que le film n’a pas d’enjeu, ce que j’ai pu lire à gauche et à droite des premières critiques sur le web. Le film a un enjeu : celui d’un enfant perdu dans le monde et qui s’efforce de trouver sa place. Avec un minimum d’empathie, l’enjeu est de taille. Cependant, il est vrai que dans son traitement, le point de vue subjectif du narrateur prend place à travers les yeux d’un enfant. Ainsi, oubliez les dilemmes dantesques nécessitant une énième fois de sauver New York, de sauver les USA, de sauver la Terre ou mieux de sauver la Galaxie. Certes, le grand méchant du film cherche à tuer Shazam pour lui voler ses pouvoirs et devenir un grand méchant (ouuuh le vilain, il est vraiment très très méchant dis donc !), mais ce point de vue n’est pas vraiment traité. Et ce, pour une raison simple : le spectateur voit le film à travers les yeux de Billy qui ne comprend pas forcément tout cela.

Shazam News Zachary Levi Cover

Par contre, il est vrai que ce point de vue interne nuit à la qualité d’un des éléments principaux du film : le méchant. Si Mark Strong est un acteur de grande qualité, il porte maintenant sur son visage le rôle du méchant « archétype ». En effet, de par son traitement un peu simpliste du méchant qui n’a d’autre but dans la vie que de devenir encore plus méchant, le film rend le personnage du Doctor Thaddeus Bodog Sivana assez inintéressant. Du coup, et de façon contradictoire, le film propose un affrontement entre un enfant qui doit apprendre à grandir rapidement face à un adulte qui n’aura jamais mûri et dont les principes seront restés totalement désuets. Cette dichotomie aurait pu être intéressante et apporter quelque chose au film, mais le traitement simpliste de l’antagoniste l’en empêche totalement. Dommage.

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De toute évidence, Warner semble avoir totalement laissé tomber les films « graves » comme Batman v Superman pour se concentrer sur des expériences plus ludiques, plus humoristiques et légères à l’instar des premiers films Marvel. Si vous souhaitez retrouver l’univers dark des comics, il semble maintenant inévitable de se tourner vers les séries, moins « tout public » pour retrouver de vrais univers de super-héros. Je vous recommanderais par exemple Titans, Gotham ou encore Umbrella Academy.

Mon avis

Cela peut sembler contradictoire, mais si en tout objectivité, Shazam! n’est pas un chef-d’œuvre cinématographique, il n’empêche que nous avons passé un excellent moment de divertissement, un sourire collé à nos lèvres pendant plus de deux heures, avec l’impression d’être redevenus des enfants, et ce, tout en évitant les clichés de l’âge. Un vrai bon moment que j’ai personnellement hâte de réitérer en revoyant le film !

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