REVIEW – Kingdom (drama)

Prêts pour une série coréenne sanglante ?

Le 25 janvier dernier, un nouveau phénomène a débarqué sur Netflix : Kingdom. Et une chose est sûre, la première série sud-coréenne financée par la plateforme réserve bien des surprises. Composée de six épisodes d’environ 50 minutes chacun, le drama a fait beaucoup parler de lui non seulement pour son scénario improbable mais également pour sa réalisation savamment maîtrisée. Si le show est l’adaptation du webcomic Land of the Gods de Kim Eun-Hee, une seconde saison a d’ores et déjà été commandée.

Le pitch

L’histoire prend place durant la période Joseon, époque médiévale coréenne. Le roi est alors très souffrant. Cependant, son fils Lee Chang, le prince héritier, a interdiction formelle de le voir et les raisons mystérieuses qui l’en empêchent le rendent soupçonneux. En parallèle, dans une autre partie du royaume, un étrange virus se déclare et ne cesse de faire des ravages…

https://www.youtube.com/watch?v=VliO46L3XaU

Une photographie à couper le souffle

Dès les premières images et notamment le générique de la série, difficile de ne pas remarquer la qualité remarquable de celles-ci, aussi sobres que sublimes. Les paysages spectaculaires de Corée du Sud, les décors ou les costumes… Kingdom nous présente ici une véritable pépite visuelle. En plus de la photographie, c’est également par sa réalisation que le drama tire son épingle du jeu. Avec un budget de 1,7 million de dollars par épisode, Kim Sung-Hoon enchaîne les plans de caméra a priori basiques mais terriblement efficaces. On observe ainsi des scènes d’action (et de massacre) sans aucun doute réussies. Le tout est accompagné d’une OST tout aussi intelligente, en parfait raccord avec les scènes.

Kingdom, c’est aussi l’occasion de se plonger dans la période moyenâgeuse coréenne, ici durant le règne de la dynastie Joseon. Les fans de drama ou de séries seront ravis, et certainement les néophytes aussi, tant le travail de réalisation est bien exécuté. Cela permet de découvrir les traditions et les mœurs de l’époque, au final peu différentes de l’Occident à la même période. La série met en scène les classes sociales et leur fonctionnement injuste, ayant pour conséquence les jeux de pouvoir chez les riches et la famine chez les plus pauvres.

Au niveau du casting, on retrouve ici des acteurs plutôt bons dans l’ensemble, même si certains seconds rôles sont un peu trop dans le surjeu. Ju Ji-hoon (Antique) incarne le prince héritier avec brio, avec une interprétation des plus justes. Il en va de même pour l’excellente Bae Doona qu’on a pu apercevoir dans Sense8 et Cloud Atlas, ainsi que Ryu Seung-ryong (Miracle in Cell No.7) qui joue un antagoniste glaçant.

Un complot royal sur fond d’apocalypse zombie

Eh non, je ne parle pas de Game of Thrones, même si le parallèle entre les deux semble évident. Malgré sa courte durée, Kingdom est un show unique qui rafraîchit le genre zombiesque. Ici, les morts-vivants courent, on a une intrigue très prenante et, fait incroyable pour un drama, il n’y a pas d’histoire d’amour ! Que l’on soit d’accord, dans Kingdom, la romance n’a clairement pas sa place du moins dans cette première saison. Aussi, j’apprécie beaucoup le parti pris de l’auteur de ne pas respecter le cliché du drama. Outre tous ces éléments, il faut souligner combien les personnages sont bien travaillés dans leur globalité. Le spectateur fait peu à peu connaissance avec des protagonistes aux caractères subtilement développés.

Même si l’introduction de la série est assez longue, il faut continuer de regarder car au final la série en vaut le coup. Elle tient la route et ne part pas dans la facilité. L’épidémie de zombies et les conspirations du palais sont plutôt bien amenées, le tout dans une atmosphère angoissante. Malgré tout surviennent quelques moments de répit pour les protagonistes ainsi que pour les spectateurs dans lesquels on trouve certaines touches d’humour très justement dosées.

En bref

Vous l’aurez compris, j’ai adoré Kingdom. L’histoire est fascinante, l’atmosphère oppressante juste comme il faut et les images sont sublimes. Si vous n’êtes pas habitués aux séries coréennes, tentez votre chance avec celle-ci, elle vaut le détour. Qui plus est, un sacré cliffhanger vous attend dans les dernières minutes du show et vous n’aurez qu’une hâte : dévorer la saison 2 au plus vite dès sa sortie !

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Anna LESBROS

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