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REVIEW – Dragon Ball Super : Broly

« Si on m’avait dit, dix ans plus tôt, que je retournerais au cinéma regarder un film de Dragon Ball, je n’y aurais pas cru. Et pourtant, j’ai bien fini à l’avant-première du dernier film au Grand Rex. Je suis un pigeon ? Oui, ça me va très bien vous savez… »

 

« C’est Broly, pas Brocoli »

Bercé par le Club Dorothée, un amour fou pour l’univers d’Akira Toriyama se dessine à travers les aventures de Son Goku et de ses compères. Du générique « Drâââgone Bôôlleuh Zèdeu-zèdeu-zèdeu » chanté par Ariane Carletti, aux techniques de chaque personnage de l’anime, je restais émerveillé et suivais assidument tous les arcs narratifs de Dragon Ball Z. Freezer, Cell, Boo, les noms des antagonistes de Dragon Ball Z resteront dans le cœur des fans. Mais celui de Broly, quant à lui, a su prendre une direction un peu plus particulière.

C’est parti de là quand même.

1995. J’ai 7 ans. Cassette de Dragon Ball Z : Broly le super guerrier en main, j’ignorais à quel point ce personnage marquerait mon esprit. Pour faire court, le charisme bestial de Broly, sa puissance extravagante et ses origines Saiyan en font un antagoniste particulièrement apprécié. N’appartenant originellement pas à l’arc narratif de Dragon Ball Z, il a souvent été question de l’introduire officiellement dans l’épopée Dragon Ball. Après des années de débats et de spéculations chez les fans, Akira Toriyama et la Toei semblent s’accorder sur un fait qui mettra tout le monde d’accord (ou pas) : en s’inscrivant comme la suite narrative de Dragon Ball Super, le film Broly permet d’insérer ce personnage iconique en tant que personnage canon dans la diégèse d’Akira Toriyama. Broly a même droit à un développement scénaristique plus développé que les itérations précédentes. Pour ce dernier point, c’était franchement pas difficile mais on ne va pas faire la fine bouche pour autant.

Là c’est Broly, de 1993. Oui ça date, ça ne nous rajeunit pas, mais on l’aime toujours.

Et j’ai crié pour qu’il revienne

Des années sont passées, j’ai appris à chanter « Chala-Head-Chala« , j’ai oublié Dragon Ball GT et je suis resté médusé face à Dragon Ball Super. Et puis la Toei Animation annonce le film Dragon Ball Super : Broly. Les trailers pleuvent à droite à gauche, on découvre le design du nouveau Broly, des théories s’installent dans la communauté Dragon Ball, les fan-arts peuplent Google Images et l’attente se fait interminable. La hype s’installe, les mois d’attente deviennent longs, le film sort au Japon le 14 novembre 2018, déchaîne la satisfaction des fans et s’apprête à sortir en France le 13 mars 2019.

Pour le plus grand plaisir des spectateurs, le film s’affiche en avant-première au Grand Rex les 23 et 24 janvier 2019 (et aussi dans quelques autres salles de cinéma). Billet en main, je fais la queue et j’attends patiemment d’en prendre plein la tronche par ledit film.
Soyons clair : c’est la première fois que j’ai autant crié devant un film d’animation. À l’unisson avec les autres spectateurs, l’ambiance de la salle était folle et n’a fait qu’amplifier la manière dont j’ai pu apprécier le film.

NB : cet article ne contiendra aucun spoil !

Un grand merci au Grand Rex et à Malik F. pour le billet d’entrée !

Un scénario sans chichis et de la baston over 9000

Ce qu’il faut retenir, c’est que le film est simple et efficace. Il ne cherche pas à distiller une quelconque morale et s’inscrit directement dans le divertissement où l’on pose son cerveau de côté. L’ensemble du film peut s’apprécier avec le minimum de connaissances de l’univers Dragon Ball Z et/ou Dragon Ball Super. Cela dit, la première partie du film est consacrée aux trois personnages centraux du film à savoir Son Goku, Vegeta et Broly. La mise en contexte s’installe rapidement et se permet même de glisser quelques gags pour détendre l’atmosphère avant de lancer un concentré d’action qui monte exponentiellement durant plus de 45 minutes. La qualité de la réalisation est époustouflante et marque un écart significatif avec toutes les productions passées. L’intention du film est directe et les événements mis en exergue ont été soigneusement travaillés pour faire plaisir aux fans de la série. 

Alors que le film donne l’impression de partir dans tous les sens en exposant tour à tour les origines des personnages principaux, il n’a ici qu’un seul but : justifier la présence de Broly dans l’univers de Dragon Ball Super. Le personnage initialement innocent est le bon prétexte employé afin de l’insérer gentiment dans le contexte. Ce dernier souligne des traits très similaires au Broly de 1993 en campant un Saiyan calme mais promis à un potentiel au combat démesuré. Ayant vécu dans un environnement particulièrement hostile, Broly s’est forgé une force à toute épreuve et un caractère digne d’un animal sauvage. Le film parvient à justifier peu ou prou la raison de sa puissance excessive par le fait qu’il puise sa force dans sa forme Oozaru tout en restant humain. Pour ceux qui n’ont aucune idée de quoi je parle, c’est comme si je disais que Broly a la capacité de tirer sa force dans une réserve inépuisable.

Pour garnir l’histoire, Cheelai et Lemo, deux soldats à la solde de Freezer, cherchent à sympathiser avec Broly. Personnages complètement secondaires de prime abord, ils révèlent leur bonté au fil du récit et se tiennent du côté de Broly.

Comme dit, une fois que la scénique est posée, les événements se montrent très vite propices au combat. Et ça tombe bien, c’est aussi pour ça que je viens voir un film Dragon Ball Super ! Les premiers coups de poing fusent doucement et installent un rythme qui va monter crescendo. À la fois showroom technique de la réalisation audiovisuelle et véritable ballet de la part des combattants, le film montre ses vraies couleurs en enchaînant les combats qui mettent Broly au centre des projecteurs. Des petites scènes entrecoupent les combats pour tenir le spectateur en haleine et quand on reprend notre souffle, le film nous replonge dans des échanges de coups et de cris de plus en plus brutaux. Les mises en scène employées ne sont pas nécessairement novatrices malgré quelques plans ambitieux, mais pour ceux qui veulent voir de la baston jusqu’à plus soif, on en a pour notre argent.

Avec Tatsuya Nagamine aux commandes de la réalisation, un Monsieur avec un grand M du monde de l’animation japonaise et à qui l’on doit également le film One Piece : Z, le résultat est marquant. Les scènes d’action de Dragon Ball Super : Broly sont travaillées dans l’exagération pour lui insuffler une énergie débordante mais avec soin afin de rester lisible. La patte graphique du film lui octroie une âme visuelle particulière qui lui permet de se distinguer facilement des autres œuvres de la série, et encore plus de la série TV. La bande sonore n’est pas en reste et s’accorde avec le rythme du film. Musicale et amusante dans les scènes légères, détonante et pleine de détails dans les scènes d’action, le mélange est bien trouvé et loin d’être timide.

Le film Dragon Ball Super : Broly est-il à la hauteur des attentes ?

Si vous êtes un petit ou un grand fan de la série Dragon Ball, OUI. La Toei signe ici avec Tatsuya Nagamine un film qui est la définition même de ce qu’un fan attend quand on parle de divertissement dans Dragon Ball Super. Un peu de construction, un zeste d’humour Toriyama-esque, un scénario simple et efficace en place et de la baston épique à s’en décoller la rétine. Le film balaye d’un revers de la main les doutes qui se sont installés à l’annonce du film avec comme réponse sa réalisation au top, l’action spectaculaire et son rythme calibré pour convenir à tous. Mais cependant, si vous y attendiez une construction scénaristique poussée, il faudra faire une croix dessus. On est clairement sur du fan service à la pelle et aussi dans l’intégration d’un « nouveau » personnage dans le décor de Dragon Ball Super. Attendez-vous aux produits dérivés et à son apparition dans les prochains arcs de la série.

Dans l’espoir que la série TV reprenne et puisse se calquer sur le niveau de réalisation du film, on ne peut que souhaiter qu’un autre long-métrage de la même envergure pointe le bout de son nez d’ici une année ou deux ! En attendant, Dragon Ball Super : Broly sort dans les salles obscures en France le 13 mars 2019, et je ne sais pas vous mais moi, je retournerais bien le voir à nouveau…

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