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REVIEW – Tokyo Ghoul:re (saison 2)

Que vaut donc l’arc final d’une œuvre majeure telle que Tokyo Ghoul ?

La saison 2 de Tokyo Ghoul:re était attendue par beaucoup, d’autant qu’il s’agit ici de l’adaptation de la fin de la saga. Tout comme sa première partie lancée en avril dernier, notamment sur Wakanim, ce nouvel anime tient compte du manga de Sui Ishida aussi, si vous ne voulez pas être désabusés, je vous recommande vivement de lire celui-ci afin de comprendre les événements.

Alors que le premier arc de Tokyo Ghoul:re s’est révélé plutôt décevant, j’espérais que sa suite parvienne à remonter le niveau. Et je vous préviens, chers lecteurs, je ne vais pas y aller par quatre chemins.

toka

Le pitch

Après une première saison riche en rebondissements, Ken Kaneki est de retour. Tandis que ses agissements restent mystérieux, la guerre entre le CCG et les goules fait toujours rage. Tokyo n’est que chaos et en plus de cela, une nouvelle organisation a fait son apparition : les V, mêlant goules et humains. Alors, comment va s’achever la saga mythique ? On vous dit tout.

Une immense déception

Adepte de l’univers de Tokyo Ghoul, j’avais de grandes attentes quant à cette ultime saison. Sans parler de l’œuvre originale, il est vrai qu’entre la multitude de personnages et de storylines, de nombreuses questions devaient ainsi être résolues. Mais vous vous en doutez, ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Déjà, cette seconde partie de Tokyo Ghoul:re ne reprend pas directement après la fin du premier arc, avec un cliffhanger signifiant officiellement le retour de Kaneki. Le spectateur se retrouve alors décontenancé, se demandant ce qu’il a manqué. Les interrogations ne cessent de s’accumuler au fil des images, d’autant que le rythme rapide (et encore, c’est un euphémisme) n’aide en rien à la compréhension et à la recherche d’explications.

Le problème, c’est que seuls les lecteurs des mangas ont les réponses. Aussi, imaginez la frustration des spectateurs ne les ayant pas lus. Ils sont ainsi privés de beaucoup d’informations présentes dans l’œuvre originale, qui ne seront pas forcément expliquées dans l’anime. D’une part, cela est tout bonnement agaçant et d’une autre, même ceux qui ont lu le seinen ne sont pas ravis, compte tenu des coupures faites pour l’anime. Ainsi certaines relations capitales pour l’intrigue ne sont pas développées ou du moins le spectateur ignore leur importance. Je pense notamment à celle qui lie Arima à Kaneki.

ken

Cette saison 2 de Tokyo Ghoul:re est un extrême condensé des derniers tomes du manga et son format en 12 épisodes a exigé des sacrifices, ici l’histoire en elle-même. Les transitions sont mal réalisées et les réponses ou moments que l’on attendait tant, bâclés. On a à peine aperçu Kaneki en Ange de la mort noir. Si le studio Pierrot avait choisi de baser l’anime Tokyo Ghoul:re sur le manga, il aurait dû le faire depuis le début et surtout prendre plus de temps à son exécution afin de proposer une adaptation correcte. On a ici un véritable gâchis.

Alors, il n’y a que du mauvais ?

Heureusement, on trouve aussi quelques points positifs dans cet anime. Sur le plan de l’animation, celle-ci est légèrement meilleure que celle du premier arc. Les combats sont plutôt bien présentés, même si on en a vu de plus impressionnants. Certaines scènes sont réussies comme celle réunissant Tôka, Akira et Hinami dans l’épisode 17. Il est important de nuancer : tout l’anime n’est pas à jeter. Toujours au niveau de la forme, cette fois côté bande son, on a droit à une pépite. L’opening, interprété par TK du groupe Ling tosite sigure, est un bel hommage à Unravel, générique de la toute première saison et chanté par le même artiste. L’ending est efficace lui aussi, de même que l’OST dans son ensemble.

En dehors de l’anime même, ce qui est essentiel, c’est l’histoire proposée. Cette deuxième partie de Tokyo Ghoul:re est issue du manga éponyme, dont le scénario relève de l’excellence. Même si les épisodes oublient des passages importants, on reste captivé par l’œuvre. Sans aucun spoil, je peux vous dire qu’il y a quelques rebondissements explosifs dans cet ultime saison et ça, c’est appréciable. Par ailleurs, ce qui a fait la renommée du manga, c’est sa manière d’explorer la psychologie des personnages et leurs liens. Ici, on trouve un Kaneki qui a enfin arrêté d’hésiter et qui s’est pris en main, un Urie qui a très bien évolué ou encore une Tôka fidèle à elle-même. La critique sociétale dépeinte dans Tokyo Ghoul est fascinante, même dans cette adaptation au final ratée.

En bref

Alors que la première saison de Tokyo Ghoul était tout simplement brillante, les adaptations suivantes n’ont été que désillusions. Mais si j’ai continué à regarder, c’est uniquement par amour pour l’univers incroyablement épique de la série. Hélas, cette dernière saison ne rend pas du tout justice au manga, aussi, comme beaucoup d’autres spectateurs, je ne vous dirais qu’une chose : lisez l’œuvre originale. Là, vous ne serez pas déçus.

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