REVIEW – Bakemonogatari (anime)

On finit par se sauver soi-même, c’est tout.

Bakemonogatari est un anime sorti en 2009 basé sur la série de light novels Monogatari (“histoire” en français) de l’auteur NisiOisiN. Composé de 15 épisodes dans cette première partie de saison, l’anime découpé en 5 arcs, se poursuit sur de nombreux spin-off, présentés ici dans l’ordre chronologique de leur sortie :

Première saison

  • Bakemonogatari (2009)
  • Nisemonogatari (2012)
  • Nekomonogatari : Kuro (2012), préquel qui se situe entre les films Kizumonogatari et Bakemonogatari

Seconde saison

  • Monogatari Series Second Season (2013)
  • Hanamonogatari (2014)

Troisième et ultime saison

  • Tsukimonogatari (2014)
  • Owarimonogatari (2015)
  • Koyomimonogatari (2016), qui prend place avant Owarimonogatari
  • Kizumonogatari Part 1: Tekketsu (2016), préquel de l’ensemble de la série animée
  • Kizumonogatari Part 2: Nekketsu (2016)
  • Kizumonogatari Part 3: Reiketsu (2017)
  • Owarimonogatari (Part 2) (2017)
  • Zoku Owarimonogatari (2018)

Vous l’avez compris, la saga des Monogatari est plutôt complexe. Mais elle en vaut le coup, vous verrez. Vous pouvez retrouver les deux premières saisons sur Netflix et les suivantes sur Wakanim, exceptées Koyomimonogatari et Zoku Owarimonogatari, cette dernière débarquant sur la plateforme prochainement.

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En plus de ces nombreuses adaptations animées, la série de light novels a également été adaptée en un manga de type shônen nommé Bakemonogatari, dessiné par nul autre que Oh! Great, papa de Air Gear et d’Enfer et Paradis.

Si vous aimez les animes marginaux et le surnaturel, vous ne devriez pas être déçus !

Le pitch

Koyomi Araragi est un lycéen de terminale à première vue sans histoires. Enfin ça, c’était jusqu’à ce qu’il rencontre Hitomi Senjôgahara en la rattrapant d’une chute dans les escaliers. Il se rend alors compte qu’un phénomène étrange touche sa camarade : elle bien trop légère, car en effet elle ne pèse plus que 5kg ! Le personnage de Koyomi est un fil rouge entre les 5 parties de l’anime, et plus largement de la série de light novels, qui mettent en scène des jeunes filles aux problèmes peu communs.

Une série unique en son genre

Si les premiers épisodes m’ont laissée perplexe, ce qui m’a vraiment poussée à poursuivre l’anime, c’est d’une part la curiosité et d’une autre les graphismes qui sont à la fois propres et très singuliers. Les transitions colorées, les changements de plans ou encore les textes flashy peuvent porter à confusion de même que l’animation qui est à la fois spectaculaire et hors-norme. J’ai notamment beaucoup apprécié le choix de prise de vue des premières minutes de l’anime, dans la salle de classe où le spectateur visualise la scène depuis le regard de Araragi. Le parti pris visuel du studio d’animation SHAFT est un risque payant, rendant l’anime reconnaissable entre mille. On assiste ici à une performance graphique agréablement originale, qui relève de l’excellence une fois que l’on s’y habitue.

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On est également dans l’efficacité côté son. Sur 15 épisodes, on a droit à 5 openings correspondant chacun aux différentes parties du show, et parfaitement adaptés aux personnages mis en scène. L’ending est entraînant tandis que la bande originale globale est sympathique bien qu’agaçante par moments. Néanmoins, l’ensemble reste de très bonne facture.

C’est monstrueux

Monstrueux dans le bon sens du terme, ne vous en faites pas. Le mot bakemono signifiant “monstre” en français, il s’accorde merveilleusement bien avec le thème de l’anime mais aussi, comme je viens de vous l’expliquer, avec sa forme. Parce que oui, Bakemonogatari est une sacrée bizarrerie qui peut en décontenancer plus d’un. Avec son ambiance à la fois inquiétante et comique, la série est intrigante. Le scénario est très bien travaillé et les dialogues limpides et réfléchis. L’un des seuls éléments qui pêche un peu dans l’anime, c’est son rythme irrégulier. Parfois trop lentes, certaines scènes semblent interminables notamment dans le second arc, celui de Mayoi. À l’inverse, la troisième partie est heureusement plus rapide et intéressante. Autre “bémol” purement subjectif, le côté ecchi de l’anime. D’accord il y a des jeunes filles bien faites et le héros, Araragi, est un pervers assumé, mais j’ai trouvé cela un peu lourd par moments.

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Le point fort de l’anime à mon sens sont les histoires proposées, remplies de philosophies. On nous présente ici des protagonistes ayant subi de lourds traumatismes, confrontés tour à tour à des maladies surnaturelles. Le caractère psychologique de chaque arc est extrêmement bien ficelé et parfaitement compréhensible. Ainsi à la fin de chacune, on trouve de belles morales qui permettent de prendre du recul sur des situations complexes auxquelles tout le monde peut s’identifier. Les différentes intrigues exposent des êtres humains qui doivent affronter leurs démons intérieurs ici personnifiés par des phénomènes ou apparitions issus du folklore japonais. La quête et la compréhension de soi n’est pas chose facile et en cela, Bakemonogatari est très réaliste et terriblement efficace.

Enfin, bien que certaines références à la culture nipponne soient hors de portées, en découvrir quelques facettes est intéressant d’autant que les personnages qui les incarnent le sont tout autant. J’ai été particulièrement émue par Hanekawa, la déléguée, dont la partie dédiée est tout bonnement savoureuse.

En bref

Le mot “étrange” est faible pour décrire Bakemonogatari. Son originalité fait que ce n’est pas un anime que tout le monde peut aimer, néanmoins on ne peut nier qu’il soit surprenant. Il s’agit ici de tendres histoires sur les démons et les désirs enfouis sur fond de réflexion. Avec son excellente mise en scène aux détails soignés, la série est bourrée de qualités, aussi c’est sans hésitation que je vous la recommande !

 

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Anna LESBROS

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