Manga Reviews

REVIEW – Goodnight, I Love You… (tome 1)

Qui dit Noël dit famille… aussi voilà le manga parfait pour l’occasion !

Goodnight, I Love You… est un manga de type josei, paru pour la première fois en 2015, scénarisé et dessiné par John Tarachine. Lancée en septembre dernier aux éditions Akata en France, l’œuvre compte 4 tomes au total, ce qui n’est pas pour déplaire. On évite ainsi une intrigue à rallonge ! Basé sur la quête de soi et les secrets de famille, ce josei est une véritable invitation au voyage sur fond d’émotions.

Le pitch

Pour répondre aux dernières volontés de sa mère décédée suite à un cancer, Ozora, jeune japonais, s’envole pour l’Angleterre avec une lourde tâche : annoncer à ses anciens amis londoniens la mort de cette dernière. À l’occasion de ce voyage forcé en Europe, il découvrira tant de choses, à commencer par le secret de son frère, parti vivre en France il y a quelques années. Réalisant alors qu’il ignorait tout du passé de sa propre famille, Ozora débute une quête identitaire, de pays en pays, de rencontre en rencontre…

L’histoire d’une famille non conventionnelle

La première chose que j’ai remarqué à propos de ce manga, c’est bien entendu sa forme, sa signature graphique. Et on peut sans aucun doute dire que ça change ! Assez « brouillon », voire déconcertante, voilà ce que je me disais à son sujet. Puis, au fil des pages, on finit par s’habituer sans trop de mal aux coups de crayon de John Tarachine. Qu’il s’agisse des traits des personnages ou des paysages, en l’occurrence ici occidentaux, c’est une réussite.

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Au niveau de l’histoire, celle-ci est très prenante. Son rythme est agréable, et on ne perd pas de temps avec le superflu. De part son style « tranches de vie », Goodnight, I Love You… offre l’opportunité au lecteur de s’identifier à ses personnages ainsi qu’aux situations présentées. En effet, si elles ne sont pas anodines, elles restent tout à fait réalistes. Côté protagonistes, attendez-vous à être agréablement surpris. Entre Ozora, 20 ans, jamais sorti de sa zone de confort (et de son pays natal), Daichi son frère aîné plein de surprises ou encore les différentes rencontres qu’ils vont faire, on est servis. Chacun d’eux, et particulièrement les deux frères, sont développés avec subtilité et finesse. Finalement très humains, leur relation est à la fois belle et tendre malgré les non-dits.

Par-delà les frontières

Le cadre de l’histoire ne cesse de changer durant le road trip d’Ozora. Dans ce premier volume, on passe de Londres à Paris. Voilà qui est rafraîchissant car, avouons-le, dans les mangas nous sommes habitués à ce que l’intrigue se déroule surtout au Japon (quelle perspicacité, je sais). Un manga qui met autant en avant la culture européenne est plutôt agréable et me rappelle le seinen Marion dont l’action se tient dans la capitale française. Ce qui est sympathique ici, c’est que Goodnight, I Love You… s’amuse avec les clichés des occidentaux comme les amoureux partout à Paris qui débectent Ozora ou encore les baguettes de pain au petit déjeuner. C’est une véritable confrontation des cultures à laquelle le jeune japonais doit faire face et avoir son point de vue là-dessus est plutôt intéressant.

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Malgré tout, Goodnight, I Love You… ce n’est pas seulement un manga sur la découverte de nouveaux horizons. Il s’agit d’une œuvre qui tourne autour de la famille et de l’identité. En effet, le périple d’Ozora part du décès de sa mère qu’il aimait tendrement. La gestion du deuil et les émotions qui en découlent sont bien évoquées, au point de donner au lecteur des frissons à certains moments. Ce voyage initiatique mis en scène par la mère d’Ozora et Daichi est une façon pour ses garçons d’aller de l’avant. C’est beau, c’est simple, Goodnight, I Love You… est un josei d’une grande douceur.

En bref

Il me tarde de lire le second volume qui est sorti il y a quelques jours et de découvrir la suite des aventures d’Ozora. Parce que, finalement, on s’attache un peu au jeune homme d’autant qu’il ne cesse d’évoluer au cours de son périple. Et quel voyage ! La dernière page du premier tome tenant le lecteur en haleine, quelque chose me dit qu’Ozora n’a pas fini d’être surpris, et nous non plus !

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