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REVIEW – Kiss Him, Not Me ! (anime)

Aux côtés d’un prince, il doit y avoir une princesse. Qui a décidé que ça devait se passer comme ça, d’abord ?

Kiss Him, Not Me ! est un manga de type shôjo lancé en 2013 au Japon et en 2016 en France aux éditions Delcourt. Atypique, cette série l’est sans aucun doute ! L’œuvre, de son titre original, Watashi ga Motete Dousunda, est écrite et dessinée par la talentueuse Junko (Un Amour de Cuisinier, Star Like Words), auteure spécialisée dans le genre yaoi. Pour rappel, le yaoi ou boy’s love narre, comme l’indique son nom, la romance entre hommes. Dans Kiss Him, Not Me !, Junko met une nouvelle fois le yaoi en avant mais sous une nouvelle forme : celle d’un shôjo ! Attendez de voir le synopsis, vous allez comprendre.

Ici nous allons parler de l’adaptation anime du manga composée de 12 épisodes, sortie en 2016, que vous pourrez retrouver sur Wakanim.

Le pitch

Kae est à la fois une otaku et une fujoshi (fan de boy’s love), très enrobée qui passe inaperçue auprès de la gente masculine. Mais tout change quand, un soir, elle apprend que son personnage préféré d’un anime meurt. Et là, c’est le drame. Elle s’enferme dans sa chambre pendant une semaine, ne mangeant plus. Après une perte de poids plus qu’impressionnante (surtout irréaliste), elle devient malgré elle la nouvelle bombe du lycée. Et quel succès !

Une immersion dans le boy’s love

Adepte (et encore le mot est faible) de yaoi, Kae fait part de sa passion au fil des épisodes, que ce soit aux garçons qui l’entoure ou aux spectateurs. Pour ceux qui ne connaissent particulièrement le genre, Kiss Him, Not Me ! fait signe de parfaite introduction en la matière. On nous propose du vocabulaire boy’s love comme celui de fujoshi, traduction littérale de « fille pourrie » en français, assimilé à la définition d’otaku féminin fan de yaoi.

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Ce qui est intéressant avec cet anime, c’est que l’on apprend beaucoup de choses sur la culture otaku au Japon à travers le regard de Kae mais aussi de ses camarades du lycée. Sa passion, parfois extrême, est sympathique à suivre et, pour ma part, à découvrir. C’est d’ailleurs celle-ci qui la rend attachante. Si au pays du Soleil-Levant ce genre de personnalité est considérée comme en marge de la société voire perçue de manière négative, c’est beaucoup moins le cas en Occident. Ici observer la vision de Kae sur la vie, ses idées de coupling, et suivre ses fantasmes est tout bonnement hilarant, et par moments on peut se reconnaître en elle ! Avouez-le, tous les mordus de mangas ou d’animes ont été chagrinés par la mort d’un personnage au moins une fois. Peut-être pas  autant que Kae, mais quand même.

L’histoire d’une fujoshi et de son harem

Au-delà du surréalisme de la violente perte de poids de l’héroïne et de la polémique que ça engendre, il faut savoir que la série se regarde avec second degré. En effet, il s’agit ici d’une comédie parodique qui se moque des clichés du shôjo mais aussi des harems inversés. Reprenant en quelque sorte le format d’un otome game (jeu de drague virtuel), Kiss Him, Not Me ! propose des protagonistes caricaturaux confrontés à des situations parfois rocambolesques comme tout bon shôjo de base. Nous avons au centre du harem Kae, une fujoshi complètement barrée, à la voix insupportable cependant. Personnage loufoque et agaçant par moments, elle incarne le concept même du manga. Une fujoshi au cœur d’un harem… il fallait le faire !

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Pour ce qui est de ses prétendants, on a :

  • Mutsumi, garçon dans la lune bien qu’adorable avec Kae et ce avant sa transformation,
  • Igarashi le lycéen populaire aussi malin qu’attentionné,
  • Nanashima, pseudo bad boy aux grands airs,
  • Le maladroit et touchant Shinomiya,
  • Nishina, la complice par excellence de Kae.

Si les mentalités des personnages évoluent au fil des épisodes, tout comme dans un otome game, Kiss Him, Not Me ! c’est davantage une série qui traite de l’amitié plutôt que de romance. Bien que rivaux, les prétendants s’entraident les uns les autres et de véritables liens se tissent entre eux. Mais l’anime est avant toute chose un excellent prétexte à la rigolade, ne nous mentons pas. Entre les quiproquos tordants, clichés à tout-va, et les multiples références aux autres mangas (L’Attaque des Titans, Free, Black Butler…), le rire se fait facile. Ajoutée à cela une animation plaisante et une OST légère, la série se dote de bons atouts.

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Mais on trouve également du moins positif. Si le rythme des premiers épisodes se tient correctement, on constate un passage à vide dans le milieu de la saison. Pour un anime de seulement 12 épisodes c’est bien dommage même si il se rattrape sur la fin. Outre cela et des moments plus que prévisibles, je tiens à souligner un détail qui a tout de même son importance : la voix de Kae (oui, celle que je trouve terrible) change quand elle est mince et quand elle est plus enveloppée. Je veux bien du second degré comme je vous le disais, mais là, c’est vraiment abusé.

En bref

À mi-chemin entre Blend-S et Ouran High School Host Club, LA référence en matière de harem inversé, Kiss Him, Not Me ! est un show à contre-emploi aussi absurde que plaisant. Très sympathique, si vous avez envie de rire un bon coup, vous tenez votre anime !

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