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TEST – Aggelos

La base d’un bon jeu c’est quoi ? Son histoire, sa qualité graphique, sa bande-son, sa maniabilité ? Écoutons le messager de la vérité retrouvée.

Aggelos (signifiant « messager » en grec ancien) créé par Wonderboy Bobi et distribué par Pqube, est sorti le 19 juin 2018 sur PC et courant 2018 sur Playstation 4, Xbox One et Switch. Le jeu est un action RPG à l’ancienne reprenant les codes du genre qui ont marqués l’âge d’or des consoles 16 bits.

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Le messager des temps anciens

Jeune aventurier ayant sauvé la princesse de votre royaume au détour d’un chemin, vous vous retrouvez propulsé au premier plan, poussé par votre destinée. Le magicien du royaume voit en vous le pouvoir de l’élu, futur sauveur de ce monde de fantasy. Un magnifique lien avec le passé pour un retour aux bases du genre (je vous laisse retrouver les références cachées dans ces deux phrases).

Aggelos vous poussera à explorer un monde vaste et varié pour développer vos compétences. Vous découvrirez la faune et la flore qui composent ce monde pour votre plus grand bien ou plus généralement votre perte, mais vous devrez surtout éviter la disparition de votre univers dans lequel les forces du mal tentent de s’introduire.

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Simplicité, difficulté et évolution, les bases d’un action RPG ?

Aggelos est un action RPG dans lequel vous débutez avec votre petite épée et une armure basique de chevalier du royaume. Vous devrez alors découvrir les points faibles des créatures qui se dresseront sur votre chemin afin d’accumuler des points d’expérience qui amélioreront vos statistiques (non visibles). Vous vous assurerez ainsi une chance de survivre face aux différents boss qui se feront un malin plaisir de vous rappeler ce que le mot « difficulté » signifiait dans les années 1990.  

Tel un Link explorant le monde d’Hyrule ou un Alundra explorant les rêves des habitants du village d’Inoa, votre progression dans le monde d’Aggelos se fera au rythme de la découverte de vos nouvelles capacités d’attaque et des anneaux magiques répartis dans les divers donjons du jeu. Chaque anneau est relié à un élément et vous offrira deux capacités qu’il faudra apprendre à utiliser avec intelligence.

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En effet, l’un des points forts des actions RPG de l’époque des consoles 16 bits était que le jeu, bien que très linéaire au final, demandait une maîtrise avancée des capacités de votre personnage afin de découvrir comment accéder à la suite de l’aventure. Il sera donc tout à fait normal de faire demi-tour après avoir découvert une nouvelle zone à explorer car vous ne possédez pas encore la capacité qui vous permettra de détruire un élément ou atteindre une plate-forme spécifique, voire même ne pas réussir à interagir avec certains personnages car vous ne les comprenez pas lors de votre première rencontre.

Comme à l’époque, vous continuerez donc votre exploration avant de revenir débloquer cet élément de l’histoire. L’exploration d’un donjon demandera beaucoup de logique et de persévérance afin de trouver quelle est la nouvelle capacité à exploiter, puis de résoudre les énigmes qui en découlent avant d’affronter le boss des lieux. Voici comment, à l’âge des consoles 16 bits, on guidait les joueurs de manière simple et efficace. La base de la linéarité (donjon, bague avec nouvelle capacité, boss, découverte de la prochaine zone) ne crée pas de rejet par les joueurs car les épreuves sont simples à comprendre donc la frustration reste limitée.

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Tant que j’y pense, ce jeu fera appel à votre mémoire en plus de votre sens de l’orientation et de votre logique. Vous possédez une carte qui ne vous indique que les lieux et différents points de sauvegarde trouvés mais n’imaginez pas avoir une carte présentant les différents écrans liant les villages et donjons. Encore moins avoir un plan desdits donjons. Vous n’avez pas connu les premiers opus des sagas The Legend of Zelda ou Castlevania sur NES et Super NES ? Imaginez que vous jouez à Dark Souls en 2D, et vous aurez un très bon aperçu de votre situation dans Aggelos. Il est donc nécessaire de mémoriser l’organisation des différents écrans qui composent le monde, quand il ne faut pas mémoriser un chemin qui sera utilisé dans un labyrinthe quelques heures de jeu plus tard.

Il en va de même pour vos quêtes secondaires. Il n’y a pas de journal dans lequel on vous note tout, jusqu’aux paroles de celui qui vous l’a donné et encore moins d’indicateur lumineux vous indiquant qu’un PNJ va vous offrir une quête à réaliser.

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De la 2D pixelisée et des couleurs soignées, la base d’un monde inexploré ?

Oui, nous sommes dans un monde totalement construit en pixel tel que nous avions (les vieux) l’habitude d’explorer lors de l’âge d’or du 16 bits. Et encore une fois, Aggelos est un parfait messager parlant de ce qu’un univers peut être en toute simplicité et plus particulièrement concernant l’ambiance qu’il est possible de créer avec une 2D pixelisée et propre à souhait.

Les environnements sont traités avec simplicité et chacun possède des couleurs bien définies qui serviront tout aussi bien à vous plonger dans l’ambiance des lieux qu’à vous repérer lors de votre exploration du monde. Vous passerez avec plaisir du monde verdoyant de la forêt du Sud-Est (qui m’a donné l’impression de revenir explorer les forêts de Kirby’s Dreamland) aux terres enneigées du Nord, aux terres de feu et leur volcan infernal sans oublier les égouts sombres du château, qui auront quelques secrets à vous révéler (quand vous ne stresserez pas en vous demandant quel ennemi ou piège sortira de l’ombre face à vous).

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Le choix des couleurs est très bien réalisé mais ne s’adapte pas toujours aux environnements 2D. Il vous sera parfois difficile d’apercevoir une plate-forme dans les fonds marins, dans la profusion de verdure des zones forestières ou parmi les pierres des grottes de feu. Il faut toujours envisager que chaque détail du décor peut servir de support pour votre progression. Parfois à tort, mais souvent à raison.   

Le choix graphique réalisé pour Aggelos restera cependant un des points forts du jeu. Encore et toujours, c’est une base de ce qui est appelé rétrogaming même si dans notre cas, cette terminologie ne peut pas réellement être appliquée. La pixellisation ne brûlera pas vos yeux et deviendra même une raison de plus de s’accrocher avec des yeux d’enfant à cette aventure, ce message du passé qui nous rappelle qu’il peut toujours exister et que la 3D n’est pas une priorité pour faire un bon jeu.

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Du son à l’ancienne mais toujours agréable.

Je ne passerai pas beaucoup de temps sur la bande sonore car comme le reste du jeu elle retourne aux bases du chiptune. Adaptée aux différents environnements, elle transforme votre plate-forme en véritable ambassadrice des glorieuses Super NES et Megadrives (pour ne citer qu’elles).

C’est avec grand plaisir que vous retrouverez des sons du temps passé mais utilisant un traitement de qualité qui, tout comme pour le traitement graphique, est très poussé et vous permet de profiter de sons qui n’agresseront pas vos oreillesEn résumé, du bon, pas exceptionnel, mais d’une qualité bien au-dessus des attentes.

Ah, si… j’oubliais le plus gros point noir du jeu. Il ne vous sera pas possible de modifier les paramètres sonores dans le jeu. On oublie ce fait rapidement mais au départ c’est assez gênant.

Aggelos, un messager apprécié

Aggelos, c’est le messager de l’histoire des action RPG. Le jeu qui m’a rappelé avec joie ce qu’était un vrai jeu de ce type. Les premières minutes de jeu m’ont donné l’impression de retrouver un énième jeu indépendant ayant pour seul avantage de replonger dès le départ dans l’ambiance des jeux rétro. Après plusieurs heures de jeu, je me suis retrouvé accroché au jeu, tel le (très jeune) joueur que j’étais dans les années 1990. Tous les codes du genre sont présents et traités avec soin tout en les adaptant aux technologies actuelles. Ce jeu est l’émulateur que j’attendais depuis si longtemps, le jeu qui respecte les traditions et auquel on doit le respect.

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La preuve qu’il est possible de faire un jeu neuf en reprenant les codes du passé. Bien qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis arrivé qu’au deux-tiers du jeu, je ne regrette en rien le temps passé dessus et je salive déjà à l’idée de me replonger pendant quelques heures supplémentaires pour finir dignement ce petit bijou sous-estimé de l’année 2018.

Note : 18/20

Les +

  • Un retour aux sources parfaitement réussi
  • Un jeu addictif et simple à prendre en main
  • Un bon équilibre de la difficulté et de la complexité des énigmes

Les –

  • Certains environnements difficiles à appréhender
  • Impossible de changer le volume dans le jeu

 

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