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REVIEW – Maquia: When the Promised Flower Blooms

Attendez-vous à verser une larme ou deux…

Le 26 septembre dernier, My Geek Actu était invité par All the Anime à la projection unique de Maquia: When the Promised Flower Blooms, film d’animation réalisé par Mari Okada. Si c’est la première œuvre de cette dernière en tant que réalisatrice, elle est loin d’être une débutante dans le métier puisqu’elle a été scénariste sur de grands titres de l’animation japonaise tels que Anohana, Jun, la voix du cœur ou encore Black Butler. À travers ses débuts dans la réalisation, on peut d’ores et déjà vous dire qu’elle s’en est sortie à la perfection. Maquia: When the Promised Flower Blooms ou Sayonara no Asa ni Yakusoku no Hana wo Kazarou de son titre original, est un long-métrage aussi saisissant que bouleversant. À voir sans hésitation !

Grande première dans le pays, la projection du film s’est organisée en simultané dans 11 salles françaises : Le Grand Rex de Paris, Kinépolis de Mulhouse, Toulouse, Brétigny, Nîmes, Nancy, Rouen, Metz, Thionville, Bourgoin, et Lomme. À l’origine de la diffusion, le festival Paris Loves Anime espère rendre pérenne des sessions de visionnage comme celles-ci, déjà régulières dans la capitale, sur l’ensemble du territoire français. Et ça, on aime !

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Le pitch

Maquia est une jeune fille de 15 ans vivant parmi le peuple légendaire d’Iolph. Dans ce village isolé du reste du monde, ses habitants possèdent le convoité secret de la longévité. En effet, à partir de l’adolescence, leur apparence ne change plus et leur durée de vie s’étend sur des siècles. Mais un soir, la paix qui régnait sur Iolph prend fin quand des soldats provenant d’un puissant royaume envahissent le village. Dans le chaos, Maquia est emportée loin de chez elle par un dragon mais ayant tout perdu, elle ne sait plus quoi faire de sa vie. C’est alors qu’attirée par les cris d’un nouveau-né orphelin, elle vient à sa rencontre et décide de l’élever. Ainsi commence le joli conte entre une mère qui ne vieillit plus et son enfant destiné à partir avant celle-ci…

Des graphismes et une bande originale à couper le souffle

On ne répétera jamais assez combien l’animation japonaise peut être sublime. Produit par le studio P.A.Works à qui l’on doit Canaan, True Tears mais aussi les jeux vidéo de la franchise Professeur Layton, le film est reversant de beauté. Cela concerne aussi bien les traits raffinés des personnages que les paysages qui nous transportent au-delà de la réalité. Le chara-design de Akihiko Yoshida, qui a travaillé sur de nombreux opus de Final Fantasy, est subtil et rempli de douceur. Les animations sont tout aussi réussies, que ce soit durant les scènes de combats, où les explosions semblent à la fois réelles et proches, ou dans les moments du quotidien.

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Côté son, Mari Okada a fait appel à un géant du milieu : Kenji Kawai. Compositeur émérite de nombreuses musiques de film, on a déjà pu entendre ses prouesses sur Fate/Stay Night et sur Ghost in The Shell. Dans Maquia: When the Promised Flower Blooms, la tendresse des mélodies est sans équivalent et renforce le caractère émotionnel des scènes.

Un spectacle hors du temps

Avec Nina, nous avons assisté à cet événement exceptionnel au Grand Rex, à Paris. C’est avec bonheur que nous avons appris que le long-métrage serait diffusé au Grand Large, la plus grande salle du cinéma, remplie pour l’occasion. Et quel tableau ! C’est donc dans ce cadre idyllique que nous avons enfin vu Maquia: When the Promised Flower Blooms. Et nous n’avons pas vu les 1h55 de film passer. Toute la salle était absorbée par le long-métrage et une certaine symbiose se dégageait entre les rires et les reniflements (dans les moments émouvants, vous vous en doutez) des spectateurs.

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En parlant de cadre, l’univers fantastico-médiéval du film est extrêmement bien développé, de même que l’intrigue, et reste cohérent de bout en bout. Si de premier abord l’histoire est simple, la complexité des émotions retranscrites aurait pu faire tomber le film dans la facilité. Mais que nenni, Mari Okada sait parfaitement ce qu’elle fait.

Les relations « humaines » et l’amour inconditionnel au cœur du film

Les protagonistes aussi bien principaux que secondaires incarnent à eux seuls le long-métrage. Chacun d’eux est travaillé avec précision et délicatesse. Il est aisé de s’y identifier ou d’éprouver de l’empathie. Comme l’a souligné très justement Nina, c’est notamment le cas du personnage de Krim, qui ayant tout perdu, s’est enfermé dans la douleur au lieu de trouver un moyen de surmonter sa peine comme Maquia ou Leilia. Son désespoir et celui de cette dernière sont compréhensibles et il est vrai que chacun réagit différemment dans la gestion d’un drame ou d’une perte.

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En ce qui concerne notre héroïne, Maquia, il est difficile de ne pas s’y attacher. Confrontée à un rôle auquel elle n’était pas préparée, la jeune fille « grandit » et évolue grâce à son fils, Ariel. Tout au long du film, elle tâche d’apprendre comment être une bonne mère et sa relation avec Ariel est tout bonnement magnifique. La mise en valeur de l’amour maternel dans un film d’animation change des traditionnelles histoires de romance et ça fait vraiment du bien. On voit ici que l’amour est roi malgré la réalité de la vie et l’absolutisme du temps. En effet, Ariel grandit lui aussi, et vite, très vite. Pourtant, consciente dès le départ de son existence fugace et donc de la terrible douleur à venir, Maquia choisit de rester avec lui : elle refuse de rester seule afin de ne pas souffrir, un choix sublime aux antipodes de la société individualiste actuelle.

En bref

Poignant de douceur et d’amertume, Maquia: When the Promised Flower Blooms est une œuvre d’art que vous devez absolument voir. Bien moins médiatisé que Your Name., il mérite pourtant d’être aussi connu. Sans conteste, on retrouve ici le talent incroyable du cinéma japonais dans la retranscription des émotions, joyeuses comme tristes. L’amour sans condition prôné dans le long-métrage n’est pas sans rappeler d’autres films d’animation comme Le Garçon et la Bête ou encore Les Enfants loups, Ame et Yuki. Sincèrement, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas.

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