Jeux vidéo PC Test

TEST – Nippon Marathon

Vous rêvez de participer à l’émission Takeshi’s Castle et vous trouvez qu’être un Ninja Warrior c’est très surfait ? Venez découvrir le Nippon Marathon et ses secrets.

Développé par Onion Soup Interactive et publié par PQube, ce party game de course en vue isométrique n’en finira pas de vous surprendre. Disponible depuis le 16 février 2018 en early access sur Steam, aucune date de sortie de la version finale n’a été annoncée et pourtant, Nippon Marathon est déjà considéré par les joueurs comme :

« L’antidépresseur digital dont votre thérapeute n’a jamais entendu parler »

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Le pitch

Bienvenue à la 100ème édition du Nippon Marathon. Cette course annuelle qui réunit 100 participants venus de tout le Japon est aujourd’hui dominée par Handsome Hazuki qui compte 10 victoires à son actif. Choisissez parmi l’un des quatre protagonistes de base (quatre autres sont déblocables par la suite) et préparez-vous à affronter les trois autres concurrents qui traverseront les contrées nippones avec vous.

Rien de bien transcendant à première vue, mais nous sommes sur les terres qui ont vues naître les émissions de télévision les plus délirantes (dont certaines ont même tenté une percée en Europe comme le Takeshi’s Castle). Vous êtes prévenus.

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Un gameplay simple mais totalement barré

Nippon Marathon est un party game qui peut accueillir jusqu’à quatre joueurs en local et reprend les bases du succès du célébrissime Mashed en laissant s’affronter les joueurs sur des routes où les pièges sont monnaie courante (à prendre dans tous les sens du terme) et sur lesquelles être en première position n’est pas toujours un avantage. Ainsi, en parcourant les 6 marathons disponibles pour le moment (le 7ème a été présenté et la grande course finale reste toujours un mystère), vous comprendrez pourquoi faire ses courses, traverser des temples, les rues bondées des grandes villes ou grimper sur le mont Fuji ne sont pas des parties de plaisir pour nos amis japonais.

Vos concurrents seront vos meilleurs atouts quand il s’agira de les laisser se jeter sur des mascottes, traverser des portes ou des murs (en verre, en bois ou en papier) ou encore pour se débarrasser des Shiba Inu ou des singes lancés à votre poursuite. Et ceci n’est qu’un aperçu des centaines d’obstacles qui se dresseront sur votre route, qui, à certains moments, ressembleront à un remake de la série de films Destination finale. Cela vous paraît insurmontable et irréaliste ? Laissez tomber vos préjugés et ne pensez qu’au fun car cela est bel et bien le but du jeu et Onion Soup Interactive a parfaitement rempli cet objectif.

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Les commandes sont ultra basiques bien qu’elles soient surtout adaptées pour une utilisation à la manette (portages sur consoles de salon à venir ?). Ainsi, en cinq boutons (en plus d’un stick directionnel) vous pourrez sauter, faire le canard (« duke » permet de passer sous les obstacles et de détruire certains éléments), réaliser un plongeon ou utiliser les objets récupérés sur la piste (soit en les mangeant pour obtenir un boost ou en l’utilisant normalement). Bien que peu nombreux, ces objets sont des fruits et légumes dont l’utilisation est totalement loufoque (champignon fumigène, ananas montgolfière, pastèque bombe,…).

Oui, on est dans un party game délirant et pour pousser le concept jusqu’au bout, votre personnage se comporte comme un véritable Crash Dummies (pour les anciens) ou une poupée de chiffon comme dans le jeu Gang Beasts, ce qui se traduit par un comportement rendu totalement aléatoire dès que vous entrez en contact avec un élément du décor.

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Mais du coup, comment gagner ?

Il s’agit d’une course ! Et comme dans Mashed, Micro Machines ou encore SpeedRunners, il faudra réussir à distancer ses adversaires de manière à les faire disparaître de l’écran et gagner des étoiles qui vous rapporteront des points de réputation à la fin de la course.

Vous abandonnez parce que vous savez que comme dans les jeux que j’ai cités, il suffit de connaître les pistes pour être le vainqueur ? Et bien non ! Il n’est pas nécessaire d’être premier pour accumuler de la réputation. Vous pourrez devenir une star en évitant les gens, en survivant aux poursuites qui seront lancées contre vous, en réussissant à utiliser les différents objets ou encore en cumulant les stickers distribués en fin de course selon vos actions (avoir mangé le plus de fruits, avoir gardé le plus longtemps un des champignons malodorants dans vos mains,…). Et vous pourrez même accumuler des points lors des épreuves de show télévisé qui apparaîtront aléatoirement pendant la course.

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La course en multi, c’est bien, mais la variété c’est mieux

Le jeu assurément axé sur les affrontements entre amis vous proposera aussi différents modes qui sauront rendre ce jeu captivant. Ainsi, si vous vous retrouvez seuls, vous pourrez découvrir le mode histoire (pas encore disponible au moment du test) ou plonger dans le mode Party qui vous proposera, tel un FlatOut, de lancer votre personnage dans un chariot pour une partie de bowling géant ou de vous lancer dans une course de L.O.B.S.T.E.R., un sorte de survival mode sur une piste construite aléatoirement qui vous mettra totalement dans la peau d’un participant du Takeshi’s Castle ou de l’émission Ninja Warrior. En clair, du délire japonais à toutes les sauces.

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Une ambiance de show télévisé

La bande-son du jeu, bien que très courte, compte 10 morceaux pour un total de 15 minutes et est parfaitement intégrée au jeu. Vous découvrirez une ambiance globalement très lounge avec les morceaux de Fox Hills mais aussi des thèmes totalement barrés pour chacune des pistes. Les morceaux mélangent tous les styles en allant des musiques au yukulélé dignes d’un Rayman ou d’un Super Mario Bros. à des rythmes rock avec Superlove racing de Rubert Ruby qui vous donnera un punch d’enfer jusqu’à la ligne d’arrivée.

Vous ne prendrez certainement pas le temps de toutes les écouter car comme dans tout évènement sportif, l’ambiance sera donnée par le présentateur qui commentera les diverses actions des joueurs. Ainsi, vous l’entendrez crier votre nom lorsque vous passerez en pôle position, commenter l’utilisation que vous ferez de vos objets ou vous donner quelques éléments sur la situation des autres concurrents (généralement pour vous indiquer qu’il est tombé dans un des nombreux pièges que vous vous efforcerez d’éviter).

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Des graphismes basiques mais assumés

Très coloré et rempli de détails que vous n’aurez peut-être pas le temps d’admirer, le jeu met l’accent sur la vitesse d’affichage et non sur le niveau de détails de chacun des éléments. Pour faire une comparaison la plus simple et la plus explicite possible, je dirais qu’il s’agit d’une version améliorée d’un Nintendo Land ou d’un Wii Party transposé au Japon mais avec deux à trois fois plus d’éléments à l’écran. Est-ce un souci ? Absolument pas ! Le jeu est fluide, dynamique et passé les dix premières secondes de jeu, vous n’y ferez même plus attention.

Les personnages sont suffisamment détaillés pour être reconnaissables. Vous ne pourrez pas louper un grand gars portant une tenue de homard, un petit vieux portant une tenue d’écolière japonaise, une ado avec une corne ou un garçon avec une tête de chien. Oui il s’agit de gros poncifs, mais après tout c’est aussi la base de ce jeu. Cependant, les décors, les autres personnages ou animaux qui seront présents à l’écran sont simplifiés au maximum. Les personnages sont dignes de Mii ayant enfin atteint l’âge adulte et les Shiba Inu sont dignes de Nintendogs version Nintendo DS. Cela n’en diminue pas pour autant la qualité globale du jeu.

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Un party game simple tout en difficulté

Si vous avez pu toucher à des jeux comme Gang Beasts, vous connaissez la difficulté de maîtriser une poupée de chiffon. Nippon Marathon n’est pas aussi complexe à prendre en main. Mais les réactions aléatoires de votre personnage pourront en frustrer plus d’un lorsqu’il se confrontera aux différents reliefs et objets qui entreront en contact avec son avatar. Et le défilement isométrique de la piste ne sera pas là pour vous aider. Ainsi il n’est pas étonnant de voir le premier se retrouver coincé dans le décor ou éjecté hors de la piste car il n’a pas eu le temps d’anticiper les obstacles qui apparaissent à l’écran ou parce qu’il aura choisi le mauvais chemin, ou s’il n’a tout simplement pas raté le virage qui arrivait.

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Les obstacles présents à l’écran seront par ailleurs aussi bien des éléments facilitant votre victoire lorsque ceux-ci s’interposeront entre vous et vos adversaires, que les éléments de votre perte lorsqu’ils ralentiront votre course ou que vous n’aurez pas réussi à éviter une poutre transportée par un ouvrier sur votre route.

Vous l’aurez compris, réussir à mettre de la distance entre vous et vos adversaires ne sera peut-être pas le choix le plus simple face à celui de récupérer les différentes armes qui vous permettrons par ailleurs d’accumuler de précieux points de réputation. La victoire ne se joue pas sur la ligne d’arrivée mais bien sur votre réputation alors apprenez à jauger la situation et à faire le bon choix entre gagner une étoile, survivre le plus longtemps possible, échapper à vos poursuivants animaliers ou exploiter un maximum d’objets.

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Mon avis

Personnellement grand fan des émissions délirantes offertes par le Japon, je suis tombé amoureux de ce jeu. Si vous recherchez un jeu simple et amusant pour vos parties entre amis, ce jeu est fait pour vous. Les seuls reproches que je peux apporter au jeu sont qu’il existe encore quelques bugs dans les menus ou sur les lancements de parties (qui restent mineurs et devraient être corrigés pour la version finale), que la vidéo d’introduction mériterait d’être améliorée car elle ne représente pas le vrai contenu du jeu et pourrait rebuter certains joueurs avant même de commencer mais surtout, que nous ne disposons pas encore d’une version totalement traduite. En effet, lors des courses, certains détails de la culture japonaise sont présentés (monuments, plats, artistes) mais aucune traduction n’est effectuée même en anglais alors que cela serait intéressant.

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Le fait que les nouveaux personnages et les options spéciales de jeu soient déblocables sans devoir acheter une extension est aussi un plus, là où certains n’auraient pas hésité à nous faire payer même quelques euros pour une nouvelle tenue ou une nouvelle couleur de personnage. J’espère que ce jeu sera porté sur toutes les plateformes et ne sera pas réservé aux joueurs PC car il mérite de figurer dans la liste des jeux à partager pour toutes les bonnes soirées.

Note : 16/20

Les +

  • L’ambiance délirante totalement assumée
  • La prise en main rapide
  • Un jeu pour tous les âges

Les –

  • Le maniement parfois frustrant des personnages
  • Une modélisation 3D simpliste
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