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REVIEW – Drakengard

Du sang, du sexe et un dragon.

Connaissez-vous Drakengard, le célèbre jeu vidéo ? C’est un RPG dans un univers de dark fantasy en 3 volumes, chacun développé par Square Enix et sorti premièrement au Japon entre 2003 et 2013. Eh bien sachez qu’un manga de type seinen tiré du même univers a été édité et distribué en France par les éditions Kurokawa.

 

Le pitch

Puisque que je ne peux pas mieux vous résumer l’histoire que Kurokawa eux-mêmes, voici le résumé que l’on trouve au dos du tome 1 :

 » One est un guerrier énigmatique sans pitié, capable de contrôler un dragon. Nero est un Elfe pervers et arbalétrier de génie. Tous deux s’adonnent au massacre des individus aux yeux rouges, en brûlant leurs villes et en perpétuant toutes sortes d’atrocités. Quel sombre objectif poursuivent-ils ? « 

Résumé efficace puisqu’il donne clairement envie de lire le manga ! De nombreuses questions sont soulevées et on en n’attend que les réponses. Malheureusement, c’est là que le bât blesse… À la fin du manga, on comprend que cette histoire des yeux rouges n’est en fait qu’une histoire de qui veut le pouvoir, une vieille affaire de famille et une volonté secrète de sauver le monde. Dommage car ça aurait pu être intéressant.

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Les personnages

Le duo Nero/One est créé autour de l’antagonisme des personnages : l’un ne parle pas beaucoup, semble réservé, torturé intérieurement alors que l’autre ne cesse de parler et est surtout un gros obsédé. Malheureusement, il ne sait pas faire autre chose que tuer et violer, un bon gros kéké de son époque quoi. On fait également la rencontre de Caim, personnage principal du premier volume du jeu vidéo, ce qui ne devrait pas être sans plaire aux fans de la saga vidéo-ludique. D’ailleurs, cela peut apporter un complément d’information à la structure du personnage dans le jeu, c’est toujours intéressant. Ce que je trouve dommage, c’est de ne pas en savoir davantage sur les autres protagonistes. Ils nous sont présentés brièvement et c’est tout, un petit pas sur le côté pour en apprendre plus sur eux, leurs origines, l’intrigue avec le dragon, etc. aurait été bienvenue.

 

L’ambiance

Aucun doute, tous les codes de la dark fantasy y sont : dragon, sortilèges, épidémie, chevaliers, châteaux, princesse perturbée, etc. Bref, c’est un cocktail assez explosif de topos de littérature médiévalo-fantaisiste (pardonnez-moi pour cette expression douteuse). Après, on aime ou on n’aime pas, mais le lecture est prévenue d’emblée. Également pilier du genre, on y retrouve de nombreuses scènes de guerre d’une violence et cruauté extrêmes, ce qui pourrait être bien s’il y avait une explication derrière.

En effet, ce que je retiens de ce manga c’est qu’il est assez violent, et que cette violence semble gratuite. Le personnage de Nero en fait beaucoup trop, ce qui aurait pu être captivant si cela nous permettait d’apprendre des choses sur lui… Je ne suis pas une pacifiste devant l’éternelle mais la violence pour la violence, je trouve ça inintéressant et est souvent le résultat d’un manque à combler dans l’histoire.

 

L’intérêt

Drakengard a pas mal d’éléments pour être un bon manga de dark fantasy, nous n’allons pas les mentionner à nouveau ici. Le seul hic, c’est finalement qu’on n’y comprend pas grand chose ! Une fois terminé, on sent bien qu’il tisse directement un lien avec le jeu vidéo, mais si l’idée était de faire un prequel, il aurait mieux valu développer l’histoire, la psychologie des personnages et le mystérieux culte mentionné au lieu de directement sauter dans le gore à pieds joints.

Gardons néanmoins le côté positif du manga lui-même : les graphismes. Riches en contrastes entre les héros et les yeux rouges par exemple, ceux-ci renforcent la violence de l’œuvre. Les « chara design » sont soignés et une grande importance est apportée aux détails. Visuellement, c’est très beau et très froid, ce qui colle parfaitement à l’univers dépeint et au genre du manga.

En bref

Honnêtement, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé Drakengard, je suis restée assez intriguée en fait. J’aurais voulu en savoir plus : pourquoi les yeux rouges ? Pourquoi le dragon ? A priori, sans avoir joué au jeu vidéo, aucune réponse n’est donnée. Du coup, les seules bases qui sont posées ne sont pas approfondies et ne nous permettent pas de rentrer dans l’histoire. Ce qui est dommage car le principe de faire une série de mangas en complément d’un jeu vidéo est une super idée, cela donne un tout autre relief au jeu et permet de vraiment s’approprier l’univers. Mais s’il faut avoir joué à Drakengard pour comprendre le bouquin (alors que j’ai l’impression que ça se veut être un préquel) c’est bien dommage.

Si vous aimez la dark fantasy, jetez-y un œil tout de même, on ne compte que 3 tomes qui se lisent très vite les uns les autres. N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la question, nous sommes curieux !

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