Manga Reviews

REVIEW – Barakamon (anime)

Loin, trèèès loin de Tokyo, voici l’histoire de l’amitié toute en légèreté entre un jeune calligraphe ambitieux et un groupe d’enfants débordants d’énergie !

Barakamon est à l’origine un shônen écrit par Satsuki Yoshino (Princess of Mana) sorti pour la première fois en 2009 dans les librairies japonaises. Composé de 17 tomes à l’heure actuelle, la série s’achève en décembre prochain avec la publication du dernier volume. En France, le manga est édité par Ki-oon depuis 2012. L’œuvre ayant connu un succès conséquent au Japon, un spin-off nommé Handa-kun sort en 2013 et compte 7 tomes. Sous forme de préquel, cette série dérivée met en scène le personnage de Handa durant ses années lycée. Un anime a même vu le jour, anime que vous pouvez retrouver dans le catalogue d’ADN. Mais revenons à nos moutons. Le manga Barakamon a lui aussi eu droit à son adaptation anime en 2014, diffusée sur Crunchyroll.

Le pitch

Seishû Handa est un calligraphe reconnu dans son milieu et a déjà remporté de nombreux prix. Mais un jour, à l’occasion d’une exposition, ses œuvres sont vivement critiquées par un conservateur de musée. Et là, c’est le drame : Handa le frappe sans ménagement. Sa carrière professionnelle au plus bas, il se rend, sur les conseils de son père, sur une minuscule île japonaise pour réfléchir sur lui-même. Là-bas, il fait la rencontre de Naru, une petite fille au caractère bien trempé. C’est alors le début d’une nouvelle vie mouvementée pour Handa !

Une œuvre qui donne la pêche

Barakamon signifie « avoir la pêche ». Et l’anime porte décidément bien son nom puisque l’expression caractérise à la fois la série et le ressenti du spectateur après le visionnage d’un épisode. Avec ses coups de crayon gracieux et raffinés, le manga parvient avec brio à nous donner le sourire. Comédie de type « tranches de vie », c’est un anime simple et brillant. Dès le premier épisode, on a l’impression de regarder un film d’animation d’une grande qualité aussi bien visuelle, scénaristique, que sonore. En effet, la bande-originale est diablement efficace de part son énergie communicative. Les paysages sont sublimes, en particulier les scènes montrant la mer, qui donnent l’envie irrésistible d’y plonger !

Au niveau de l’histoire, celle-ci est sobre mais belle. Les personnages étant essentiellement des enfants, cela change du nekketsu traditionnel. À l’opposé, Handa, le héros ou plutôt l’anti-héros de l’anime est aussi drôle que fascinant. Bien que n’ayant que 23 ans, il est déjà un calligraphe accompli, mais aussi plein de contradictions. Son emménagement sur l’île le change, le rendant plus spontané et mieux dans sa peau. Et tout ça, c’est sans aucun doute grâce à la taquine Naru, 7 ans, boule d’énergie dont la pureté enfantine est rafraîchissante. Les autres habitants de l’île ne sont pas en reste et offrent au spectateur des scènes cocasses et mémorables. Je pense ici notamment au personnage de Tama et ses quiproquos hilarants.

Par ailleurs en terme de scénario, gros plus pour le sujet de la calligraphie qui est sous-exploité dans les divertissements et qui rend l’anime d’autant plus intéressant.

Barakamon ou l’art de la quête de soi

L’anime n’est pas seulement humoristique. Comme tout manga qui se respecte, il offre des leçons de vie aux personnages et aux spectateurs. Ici, la première de toutes est celle de l’évolution de l’individu. Au début de la série, Handa est un jeune homme fier et arrogant dont le travail « parfait » est rejeté. Pour se remettre en question, il est envoyé sur une île paumée (disons-le) où il ne connaît personne. Au fil des épisodes, il devient proche des habitants, gagnant en profondeur au fur et à mesure que les liens se tissent. Il réalise qu’il change grâce à son nouvel entourage, qu’il évolue tout comme son art. Cherchant son style, il s’émancipe de son père pour se trouver soi-même. Dans ce but, il apprend à accepter la critique et surtout l’échec.

Dépaysant à tous les niveaux, l’anime est très relaxant. Les 12 épisodes qui composent Barakamon passent à la vitesse de l’éclair. Le seul bémol de la série à mon goût c’est le changement un peu trop brusque de l’attitude de Handa.

En bref

Barakamon est le divertissement idéal pour cette fin d’été ! Sans prise de tête, l’anime est fort sympathique et bien réalisé. Sa simplicité est plaisante et vous fera passer un bon moment. Sans drame quel qu’il soit, il mérite sans aucun doute à être plus connu ! Lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

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