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REVIEW – Yona, Princesse de l’Aube (anime)

Il était une fois une princesse aux cheveux rouges et ses chevaliers dragons servants…

Yona, Princesse de l’Aube aussi connu sous son titre original Akatsuki no Yona, est un manga shôjo de Mizuho Kusanagi (NG Life, Mugen Spiral). Publié depuis 2009 au Japon et 2014 en France aux éditions Pika, l’œuvre nippone a connu un succès retentissant à l’international. Toujours en cours, le manga compte aujourd’hui 26 tomes dans son pays d’origine. Il a été adapté en light novel hélas uniquement disponible au Japon, mais aussi en un anime de 24 épisodes et deux OAV. La version animée de Yona, Princesse de l’Aube est disponible sur Crunchyroll et sincèrement, regardez, ça en vaut le détour !

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Le pitch

Au royaume de Kôka, la princesse Yona coule des jours heureux, entourée de son père bien-aimé, le roi, et de son ami et garde du corps, Hak. Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 16 ans, son cousin, Soo-Won, dont elle est secrètement amoureuse, fait son arrivée au château du Dragon Écarlate. Mais ce qui devait être un jour de festivité et de joie s’est transformé en brutal coup d’état. Forcée de quitter le palais et son univers entier, la princesse va devoir se battre en gagnant des alliés pour récupérer ce qui lui appartient de droit !

Des personnages (littéralement) hauts en couleurs

L’une des plus grandes richesses de Yona, Princesse de l’Aube est sans aucun doute la diversité de ses protagonistes. On en a pour tous les goûts et quand bien même on découvre des personnages le temps d’un épisode, chacun est soigneusement écrit et présent pour une raison : développer l’intrigue principale.

Cette dernière repose principalement sur l’évolution et le passage à l’âge adulte de Yona. Alors qu’elle est à la base une princesse pourrie gâtée n’ayant connu que le château du Dragon Écarlate, sa vie change du tout au tout le soir de son seizième anniversaire. Suite à cet événement traumatisant et les rebondissements qui en découlent, Yona est forcée de grandir et découvre la dure réalité de la vie de son peuple au fil de son périple. Elle devient une véritable héroïne consciente de ses faiblesses et passe de la fragile princesse sans défense à une guerrière redoutable. Son évolution est très bien retranscrite tout au long de l’anime.

Néanmoins les autres personnages ne sont pas en reste, à commencer par Hak, le plus fidèle soutien de Yona. L’ancien général du Royaume surnommé la Foudre de Kôka est un ami d’enfance de la Princesse ainsi que son garde du corps. Personnage très drôle et puissant, la plupart du temps il ne fait qu’une bouchée de ses adversaires. Son attitude badass et taquine le rend difficilement détestable, bien au contraire. Concernant toujours les alliés de la princesse, nous avons le jeune Yeon et bien sûr, les dragons composés de Ki-Jae, Shin-Ah, Jae-Ha et Zeno. Si les apparences suggèrent un harem inversé composé de bishônens (« beaux garçons »), le scénario y coupe court. Chacun d’entre eux est attachant à sa manière, et leur passé, compliqué voire tragique, est bien mis en scène et surtout raconté.

Côté antagoniste, le spectateur fait face à un personnage très intéressant : Soo-Won. Alors qu’il a commis des actes impardonnables envers ses amis, on découvre au fil des épisodes qu’il s’avère brillant et largement apte à diriger. Motivé par la vengeance et le bien-être du royaume de Kôka, il n’est au fond pas si méchant que ça et nous fait réfléchir par ses motivations.

La force dans l’adversité au cœur de l’anime

Les arcs narratifs et globalement le scénario de Yona, Princesse de l’Aube sont plutôt bons malgré quelques longueurs. On nous présente ici un anime mélangeant moments sérieux et comiques sans que ce soit dérangeant. Entre discussions politiques, scènes absurdes et séquences émotions, le spectateur est servi. Après les personnages, un autre grand intérêt de l’anime repose sur les relations entre eux et notamment le lien entre Yona, Hak et Soo-Won. À travers les flashbacks, on se rend compte à quel point ils tenaient les uns et autres et combien la trahison de Soo-Won a affecté Hak et Yona.

En parlant de ces derniers, leur relation a également une place importante dans l’anime sans pour autant prendre tout le scénario. En effet, on comprend très vite que Hak est amoureux de Yona alors qu’elle ne voyait que Soo-Won. Mais contrairement à la plupart des shôjo, leur relation évolue très lentement, ce qui est tout à fait approprié compte tenu de l’intrigue principale.

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À présent, passons aux dragons, car c’est aussi la connexion entre eux et Yona qui est fascinante. Pour vous resituer, tout au long de l’unique saison de l’anime, la princesse déchue voyage afin de convaincre les 4 dragons de la légende de son pays de se joindre à elle. Au fur et à mesure de ses rencontres, Yona crée un lien très fort avec eux et les notions d’amitié inconditionnelle et de loyauté s’appliquent parfaitement à ses situations.

Enfin, ce que j’ai le plus apprécié dans Yona, Princesse de l’Aube, c’est la leçon qui s’en dégage, qui est de savoir se dépasser soi-même. Cela concerne notamment Yona qui est devenue courageuse et brave malgré les épreuves qu’elle a traversé. Désormais combative, elle est allée à l’encontre de son statut de princesse à savoir de rester immobile. Le proverbe japonais « Tombe 7 fois, relève toi 8 fois » correspond également aux autres personnages et à leur passé plus ou moins sombre. Je prends l’exemple de l’histoire de Shin-Ah qui m’a particulièrement émue où en rejoignant Yona il a su aller au-delà de ses peurs.

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Un cadre visuel et sonore en parfaite symbiose

Les graphismes aussi bien que l’animation sont très réussis. Fins, précis, agréables à regarder : on adore. Les scènes de combats sont par ailleurs extrêmement bien chorégraphiés. Les décors sont aussi bien dessinés et font du bien à la rétine. D’ailleurs, gros plus pour le cadre historique de l’histoire.

Niveau son, l’OST est bonnement superbe, tout à fait approprié à l’univers de l’anime. Les thèmes musicaux sont en harmonie avec les scènes proposées. Les openings sont saisissants et respirent l’épique tandis que les endings véhiculent l’émotion. On valide !

En bref

Si vous aimez The Heroic Legend of Arslân, vous aimerez Yona, Princesse de l’Aube. Les deux animes sont très similaires, que ce soit sur le plan de l’histoire que sur celui des personnages. En ce qui concerne l’anime dont parle cet article, il faut dire qu’il mérite, que dis-je, qu’il nécessite une suite ! On rencontre à peine le quatrième dragon que c’est déjà fini… Pour conclure, je vous le dit : j’ai vu cet anime à plusieurs reprises et désormais je m’attaque à sa version manga. Dévorez Yona, Princesse de l’Aube sans modération car ça vaut clairement le coup d’œil !

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