Manga Reviews

REVIEW – BLEND-S (anime)

Smile, Sweet, Sister, Sadistic, Surprise, Service, We are SUTIIRE !

BLEND-S est à l’origine un seinen publié en 2013 pour la première fois, qui est composé de 4 tomes, toujours en cours au Japon. Le manga, écrit par Miyuki Nakayama, n’est hélas pas disponible en France pour l’instant. À savoir que ce dernier est dessiné au format yonkoma, autrement dit, c’est un manga qui se structure en 4 cases avec une tonalité humoristique. La version animée éponyme est sortie, elle, en 2017. Regroupant une douzaine d’épisodes, elle est disponible en VOSTFR sur Wakanim.

Le pitch

Maika Sakuranomiya est une lycéenne comme les autres ou presque : elle a le regard mauvais et cela effraie les gens qu’elle croise. À cause de cela, la jeune fille rate tous ses entretiens d’embauche pour obtenir un job à temps partiel. Un jour, elle attire l’attention du propriétaire du Café Stile qui lui offre un poste de serveuse… sadique ! En effet, dans ce lieu un peu spécial, chaque employée a son propre rôle à jouer : ça va de la petite sœur à la tsudere en passant par l’idol. Maika, de nature timide et naïve, va devoir vite s’y habituer.

Des personnages WTF

Cette comédie met en scène le personnel du Café Stile, ce qui déjà, nous change du traditionnel cadre scolaire. Comme c’est un seinen dont les protagonistes sont essentiellement féminins, les dialogues et l’érotisme suggéré sont plus présents que dans un shônen ou un shôjo. Mais ça reste très soft. Les personnages sont globalement attachants et ont chacun leur propre style. Les rôles que les serveuses incarnent ne correspondent pas nécessairement à leur personnalité et c’est ce paradoxe qui crée parfois des comiques de situation. En ce qui concerne les personnages masculins, le patron, complètement décalé est celui qui fait probablement le plus rire les spectateurs. À retenir : des protagonistes tous autant barrés les uns que les autres et ce, pour notre plus grand plaisir !

perso

Maika : le personnage principal du show est une jeune fille de 16 ans réservée et avec peu de confiance en elle. Depuis son enfance, Maika est fascinée par tout ce qui relève de l’étranger (comprendre qui n’est pas japonais), aussi elle rêve de voyager. Naïve et attendrissante, son nouveau rôle de serveuse sadique lui va à merveille, d’autant qu’elle l’est vraiment inconsciemment. Petite parenthèse : la première fois que j’ai vu son chara-design, j’ai immédiatement pensé à sa ressemblance frappante avec Ririchiyo Shirakiin, l’héroïne de Inu x Boku SS, même si elles ont des caractères complètement différents. Non mais regardez : sur l’image ci-dessous, Maika est à gauche et Ririchiyo à droite.

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Dino : le patron du Café Stile est un Italien féru d’anime. Fou amoureux de Maika, il est prêt à presque tout pour la conquérir sauf qu’il est… un dégonflé. À la moindre tentative, ça finit par un échec ou une maladresse. C’est lui qui définit les rôles aux serveuses selon leurs personnalités. Bien que ce soit le gérant, Dino a tendance à se faire brutaliser par ses employés pour ses instincts de pervers.

Kaho : lycéenne de 17 ans obsédée par les jeux-vidéo, au Café, elle joue une tsundere, soit une personnalité à première vue plutôt combative et revêche et qui par la suite devient plus tendre voire touchante. En vérité, Kaho est très abordable, sympathique et s’entend avec tout le monde. Elle adore les challenges aux bornes d’arcade et offre les prix qu’elle gagne à ses collègues geek.

Mafuyu : avec son apparence d’écolière, Mafuyu incarne le personnage de la petite sœur au sein du Café Stile. Mais elle est en réalité une étudiante à l’université au caractère bien trempé ! Très mature et sévère avec le patron, Mafuyu est assez maternelle avec ses amies serveuses et n’hésite pas à leur venir en aide. Tout comme la plupart de ses collègues, c’est une otaku convaincue.

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Akizuki : cuisinier au Café, il est un ami proche du patron. Travailleur, il n’hésite pas à frapper ce dernier pour qu’il l’aide au service ou quand il semble se montrer obscène envers une employée (surtout Maika). Akizuki est un énorme fan de yuri (romance entre femmes) et s’en trouve frustré de par la clientèle presque exclusivement masculine du Café.

Miu : employée la plus âgée du Café après le patron, elle interprète le rôle de « la grande sœur » auprès des clients. Si elle apparaît au premier abord douce, Miu est en fait une auteur à succès de mangas de type yuri ou yaoi avec un penchant pour le bondage. Elle travaille au Café afin de trouver l’inspiration pour un nouvel ouvrage sur une romance hétérosexuelle cette fois-ci.

Hideri : dernière arrivée dans la petite bande du Café Stile, Hideri est pleine de surprises. Je ne vous en dis pas plus pour ne rien vous spoiler mais dès qu’on fait sa connaissance, on s’y attend. Au Café, elle joue le rôle d’une idol, une sorte d’influenceur adulé par les jeunes notamment pour sa beauté et son style vestimentaire.

C’est absurde mais tellement drôle

Autant vous prévenir, ce n’est pas l’anime le plus intellectuel, cela va sans dire, mais c’est assumé ! L’humour est tellement absurde et facile qu’on ne peut que se fendre la poire. Vous l’aurez compris : j’ai passé un très bon moment devant cette série. Question scénario, comme son format de base est du yonkoma donc des mini-histoires, l’anime reprend plus ou moins la même structure. Les épisodes sont découpés généralement en deux parties avec des narrations différentes. Il n’y a pas vraiment d’histoire principale, nous suivons juste le quotidien des protagonistes du Café Stile.

gif

BLEND-S présente un bon concept assez décalé mais déjà-vu auquel on accroche assez vite. Ça a du charme et c’est un divertissement agréable à regarder. Autrement dit, c’est un anime feel good comme on les aime. Malgré tout, on constate que la série relève quasiment du fan service pour les otakus tant les références sont nombreuses ! L’idée du café à thème a déjà été adaptée à de multiples reprises mais dans BLEND-S, où le moe est omniprésent, cela apporte une dimension comique bien trouvée. L’humour est simple, parfois prévisible, mais reste vraiment drôle d’autant que l’anime joue avec les stéréotypes des mangas.

Si la série n’est pas aussi profonde de sens que peuvent l’être orange ou Our love has always been 10 centimeters apart., le spectateur se régale quand même. Si il doit y avoir des larmes dans cette série, ce n’est clairement pas de tristesse mais de rire ! En ce qui concerne les graphismes, disons qu’ils sont assez plaisants et ne heurtent pas notre rétine.

L’opening, un mème par excellence

Certains connaissent peut-être l’anime par rapport à son générique d’ouverture qui a été l’inspiration de nombreuses parodies l’année dernière. En effet, beaucoup d’internautes se sont amusés à détourner le début de l’opening où les personnages donnent un adjectif  commençant par S qui les caractérisent. Et vraiment, parmi ces mèmes on trouve des pépites de rire. Je vous laisse en découvrir quelques unes juste là, c’est pour moi, c’est cadeau :

En bref

C’est bien fait, c’est sympa, et on rigole bien. Si vous êtes à la recherche d’une bonne comédie, BLEND-S, c’est un anime déluré de bout en bout. Les 12 épisodes passent bien trop vite, et on a qu’une envie après l’avoir terminé, c’est de le revoir. N’attendez pas plus longtemps pour le regarder, ça vaut le détour !

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