Manga ZOOM

ZOOM – Les différents types de mangas

Shônen, shôjo, josei, seinen, ou encore kodomo… il y’en a pour tous les goûts !

Au Japon, la création du mot « manga » remonte approximativement à la fin du XVIIIème siècle et a été popularisé par l’artiste Katsushika Hokusai notamment connu pour sa célèbre œuvre « La Grande Vague de Kanagawa ». Petite anecdote : Hokusai est non seulement un peintre de génie mais aussi un caricaturiste, et c’est en dessinant des estampes de personnages que le terme « manga » (« image dérisoire », « dessin divertissant ») lui ai venu.

hokusai
Estampe d’Hokusai issu de son recueil Hokusai Manga

Stéphane Bern ayant bien étalé sa science, je vous propose de découvrir dès à présent les différents types de mangas. Généralement dans les mangas, chaque genre s’applique (à l’origine) pour une cible spécifique d’où leur nom à chacun. Par ailleurs, comme dans la littérature occidentale, les catégories de mangas sont également parfois répertoriées selon leur thématique, comme c’est le cas pour le mecha ou le hentai. Allez, on vous explique !

Le kodomo

pikachu
Souvenirs, souvenirs…

Ça vise qui ? Signifiant « enfant » en français, pas besoin de vous faire un dessin (hoho). Enfin, bien que destiné à un jeune lectorat, n’importe qui peut lire du kodomo ou en regarder.

Le pitch de base ? Un jeune héros ou héroïne découvre la vie au cours d’aventures hautement improbables souvent accompagné(e) d’un animal ou d’une bande d’amis encore plus improbables.

Des exemples ? Pokémon, Doraemon, Hamtaro, Shugo Chara, Astro Boy, Yu-Gi-Oh !, Kilari, Inazuma Eleven, Beyblade, Digimon, Yumeiro pâtissière…

Le shônen

naruto

Ça vise qui ? Le mot « shônen » se traduit par « jeune garçon » et, vous l’aurez deviné, il concerne principalement un public adolescent masculin. Le shônen comprend un large panel de thématiques et de genres, néanmoins leur point commun étant que l’action est généralement au rendez-vous.

Le pitch de base ? Si on prend le genre du nekketsu (l’explication se situe un peu plus bas dans l’article, don’t worry), un héros à peu près du même âge que les lecteurs à savoir adolescent, mène des quêtes et réalise de grandes choses que lui seul peut accomplir en compagnie d’alliés. En général, il a un pouvoir spécial, une caractéristique physique ou un talent bien particulier (ou tout en même temps carrément) qui le caractérise par rapport à ses pairs.

Des exemples ? BleachDeath Note, Naruto, One Piece, Fairy TailFullmetal Alchemist, GTO, Dr. STONEKuroko no Basket, Black Butler, Noragami

Le shôjo

maid sama

Ça vise qui ? Les jeunes filles (« shôjo ») en fleur. Équivalent féminin du shônen, le shôjo touche lui aussi de nombreux genres mais dans tous les cas, il y’a nécessairement de la romance. Les thèmes abordés vont des drames scolaires aux premiers amours ou encore dans d’autres registres, au fantastique en passant par la musique.

Le pitch de base ? L’héroïne mène une vie tranquille jusqu’à ce qu’un événement bouleverse son train-train quotidien. Le plus souvent, c’est la rencontre avec un (ou plusieurs) super beau garçon ou avec une personne qui va avoir une importance capitale dans sa vie. Après avoir (très) longuement appris à se connaître, ils finissent pas se mettre ensemble puis se disputent et finissent dans 99,9 % des cas par se réconcilier.

PS : Je me moque gentiment mais j’adore le genre cela dit !

Des exemples ? Nana, Fruits Basket, Lovely Complex, Vampire Knight, Skip Beat, Dengeki Daisy, Sawako, Sailor Moon, Special A, Maid SamaShirayuki aux cheveux rouges…

Le seinen

darker

Ça vise qui ? Se traduisant par « jeune homme », le seinen s’adresse aux jeunes adultes, ciblant particulièrement les garçons entre 15 et 30 ans. Ce type de manga propose des sujets plus matures, complexes et dramatiques que le shônen. La psychologie des personnages est plus réaliste et détaillée. On retrouve parfois un côté « gore » dans les seinen et la mort y est plus fréquente que dans les shônen. De plus, on y retrouve des thématiques récurrentes comme la guerre, le pouvoir, le meurtre ou encore la manipulation. D’un point de vue artistique, les dessins sont généralement plus fins que le shônen et fourmillent d’un niveau de détail impressionnant.

Le pitch de base ? Contrairement au shôjo ou au shônen, le synopsis est très changeant. Ça peut aller de l’aventure ultra épique au slice of life (tranches de vie) en passant par le thriller. Quoi qu’il arrive, c’est presque toujours un jeune adulte qui porte un manga seinen, souvent en quête d’identité.

Des exemples ? ReLIFENausicaä de la vallée du vent, 20th Century Boys, Ah! My Goddess, Akira, Berserk, Monster, Erased, Darker than black, Gantz, XXX Holic, Last Hero Inuyashiki, Ajin, Fire Punch…

Le josei

yukari

Ça vise qui ? Après les jeunes hommes, nous avons en toute logique la cible des jeunes femmes (« josei »). Ce type de manga touche la même cible que le seinen mais au féminin et traite de sujets eux aussi plus matures. Ce sont souvent des thèmes relatifs au slice of life et plus proches de la réalité qui sont évoqués, concernant la vie professionnelle, amoureuse et globalement sociale du personnage principal.

Le pitch de base ? Une héroïne a des problèmes existentielles comme n’importe qui peut avoir au quotidien et recherche le bonheur via une passion, ses amis ou encore l’amour. Similaire au shôjo mais pas trop non plus, le josei montre davantage la complexité des relations humaines et la vie sexuelle de ses personnages (tout en restant soft).

Des exemples ? Gokusen, Paradise Kiss, LovelessChihayafuruKimi Wa Pet7 SeedsNodame Cantabile, Midnight SecretaryX Day, Happy Marriage ?!, L-DK…

Le seijin

seijin

Ça vise qui ? Un public adulte essentiellement masculin. La différence avec le seinen ? On ne va pas se mentir, la frontière entre les deux est vraiment fine. Le seijin se destine lui à un public plus adulte que le seinen qui lui vise davantage les jeunes.

Le pitch de base ? Ça traite de sujets VRAIMENT sérieux parce que bon les jeunes adultes c’est mignon mais ils sont un peu à la masse visiblement sinon les Japonais n’auraient pas besoin de faire la différence. On a de la politique, des enquêtes policières bien sombres, de l’histoire et parfois aussi un côté érotique proche du hentai (avec souvent de « très jeunes filles » bien mises en avant…).

Des exemples ? En France, les éditeurs ne font pas la différence avec le seinen. Du coup, il est difficile d’en donner des exemples. Les seuls titres évoqués ce sont Le Promeneur et Kannazuki no Miko.

Lexique de genres de mangas

book

Dôjinshi : ou « revue de cercle » en français. Les dôjinshi sont des recueils de nouvelles produits par des amateurs de mangas pour se faire connaître mais aussi par des auteurs confirmés sans intervention de leurs éditeurs. Il est fréquent d’y avoir des fanfictions issues d’œuvres déjà existantes en mettant en avant notamment une romance entre des personnages qui n’a pas lieu dans la version originale.
Une anecdote ? CLAMP (Chobits) a fait ses débuts en réalisant des dôjinshi !

Ecchi : à caractère érotique, l’ecchi (« indécent », « lubrique ») désigne les mangas où la sexualité est fortement suggérée, et ce parfois pour un effet comique.
Des exemples ? Rosario + Vampire, Negima!, Food Wars, Enfer et Paradis

Hentai : c’est simple, les mangas de hentai (« perversion », « métamorphose ») sont des mangas pornographiques aux scènes de sexe explicites contrairement à l’ecchi.
Des exemples ? #404notfound

Gekiga : signifiant « dessins dramatiques », le gekiga comprend les œuvres publiées dans les années 1960-1970 traitant notamment de sujets graves, intenses voire violents.
Des exemplesL’histoire des 3 AdolfKamui-DenGolgo 13, L’Enfer, Trash Market

Gender bender : ou quand un personnage se travestit ou change carrément de sexe (avec ou contre sa volonté).
Des exemples ? Global Garden, Ranma 1/2, Parmi eux, Host Club, Princess Jellyfish

Harem : comme l’indique son nom, le personnage principal dispose de plusieurs prétendants (en général du sexe opposé). On retrouve ce genre autant dans les shônen que dans les shôjo.
Des exemples ? NisekoiHanasakeru Seishounen, Strike the Blood, Asuko March !

Isekai : traduction littérale de « autre monde », on trouve ce registre dans de nombreux mangas. Mais oui, vous savez, c’est quand un personnage qui mène une vie bien pépère se retrouve transporté dans un univers parallèle inconnu.
Des exemples ? Inuyasha, Sword Art Online, Zero no Tsukaima, Fushigi YuugiAmatsuki…

– Jidaimono : désigne les mangas historiques mettant aussi bien en scène un cadre occidental que le Japon médiéval.
Des exemples ? La Rose de Versailles (Lady Oscar), Kenshin le Vagabond, Vinland Saga…

Kowaï : ou littéralement « j’ai peur ». Ambiance. Orienté vers l’horreur, ce genre de manga cible un lectorat essentiellement féminin et traite de sujets comme le folklore japonais, les menaces bactériennes ou encore le fantastique bien sanglant.
Des exemples ? Blood +, Elfen Lied, Tokyo GhoulAnother, Spirale, La Fille des enfers

– Maho shôjo : sous-genre du shôjo comme le révèle son nom, le maho shôjo (« magical girl ») met en scène de jeunes héroïnes qui combattent des gros méchants grâce à leurs pouvoirs magiques qui brillent.
Des exemplesCard Captor Sakura, Sailor Moon, Mew Mew PowerAlice 19th

Mecha : ce genre de manga tourne autour de tout ce qui est robots, cyborgs, technologies avancées et compagnie. Dans les scénarios de mecha on retrouve quasi systématiquement des batailles épiques entre les machines en question.
Des exemples ? Code GeassNeon Genesis Evangelion, Gundam, Full Metal Panic!

Moe : « bourgeonner » en français. Hum bizarre. Le mot « moe » fait référence au sentiment d’affection que l’on peut avoir pour un personnage issu d’une œuvre japonaise qui est très mignon sur le plan du caractère ou du physique. Le terme est encore plus fort que « kawaii » et désigne une réelle envie de protéger ce personnage.
Des exemples ? Taïga dans Toradora! ou Honey-senpai dans Host Club sont carrément moe.

Nekketsu : alors non ce n’est pas qu’une chanson de Nekfeu. Trop facile, j’avoue. Signifiant « sang chaud » dans la langue de Molière, le nekketsu est un sous-genre du shônen qui met en avant des héros défendant des valeurs comme la persévérance, le courage ou la force de l’amitié lors de nombreuses quêtes périlleuses.
Des exemples ? Hunter X Hunter, Samouraï Deeper Kyo, Dragon Ball, Seven Deadly Sins

Pantsu : traduction de « culotte », le pantsu est une sous-catégorie du shônen aux tons comiques et/ou romantiques. On y trouve souvent un héros quelque peu pervers qui croise très fréquemment (à son insu) des filles en sous-vêtements.
Des exemples ? Love Hina, High School DxD, Ichigo 100% (+ les mêmes exemples que l’ecchi)

Redisu / Redikomi : équivalent du seijin pour ces dames, le redisu propose souvent des scénarios érotico-romantiques plutôt explicites et est souvent confondu avec le josei dans les parutions françaises.
Des exemples ? Les Fleurs du passé, Un drôle de père, Blue

Romance : le titre disant tout, précisons quand même qu’il s’agit généralement d’un sous-genre du shôjo. Sans surprise, ça parle de drames sentimentaux et d’amour.
Des exemples ? Hana Yori Dango, Say I love youElle et lui, Kare first love, Peach Girl

– Shakai : manga qui traite de problèmes sociétaux et sociaux.
Des exemples ? LIFE (sur le harcèlement scolaire), Real Account (sur les réseaux sociaux)

Shitei : genre qui se caractérise par l’humour et s’adresse à tous les publics.
Des exemples ? Dr. Slump, Shinchan

Shôjo-ai : raconte les histoires sentimentales et/ou romantiques entre personnages féminins. Il arrive que le potentiel couple ne concrétise pas et conserve une relation platonique mais forte.
Des exemples ? Queen’s Blade, Strawberry Panic, TempestKashimashi: Girl Meets Girl,…

Shônen-ai : équivalent du shôjo-ai où sont mises en avant des relations restant relativement « soft » entre hommes.
Des exemplesGravitation, Seven Days, Silver Diamond, Acid Town, Uragiri,…

Suiri : manga tourné vers le meurtre et plus largement vers le registre policier.
Des exemples ? Détective Conan, Death Note, Psycho-Pass, City Hunter, You’re Under Arrest

Yaoi : appelé également « boy’s love », le yaoi conte des histoires d’amour et souvent des scènes érotiques entre des hommes. Ce genre de manga vise un public féminin.
Des exemples ? Gakuen Heaven, Junjou Romantica, Love Stage!!, ColorHis Favorite

Yonkoma : style de manga dessiné en 4 cases (d’où l’origine du nom, vous l’avez deviné) de même taille disposées à la verticale, le yonkoma utilise surtout un registre humoristique.
Des exemples ? K-ON!Fullmetal Alchemist (en fin de tome ou en page bonus)…

Yuri : signifiant « lys » en japonais, le yuri est principalement destiné à un public masculin et met en scène des relations entre femmes, aux scénarios souvent plus crus et explicites que dans le shôjo-ai.
Des exemples ? Flower Flower, Inu & Neko, True True, Orange Lips, Secret Girlfriends,…

Pour conclure…

Les mangas, c’est cool : chacun peut y trouver son bonheur en fonction de ses goûts ! Mais ce n’est pas qu’un moyen de se divertir. Ça inculque des valeurs telles que l’amitié, la confiance, la découverte de soi ou encore le courage. Je trouve que certains titres arrivent même à nous faire réfléchir sur nous même et à nous faire voir les choses autrement. Et ça, c’est fort.

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