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REVIEW – The Heroic Legend of Arslân

Il était une fois dans le Royaume de Parse…

The Heroic Legend of Arslân est à l’origine une série de 16 romans d’heroic fantasy écrite par Yoshiki Tanaka, sortie en 1986 sous le nom des Chroniques d’Arslân. Publiée jusqu’en 2017, elle a fait objet de nombreuses adaptations dont deux mangas, un anime de deux saisons et deux jeux-vidéo. La première version manga dessinée par Chisato Nakamura se nomme Arslân Senki et compte 13 volumes, publiés entre 1991 et 1996. Sortie en 2013, la seconde, bien plus connue, est dessinée par la célèbre auteur de Fullmetal Alchemist Hiromu Arakawa. Toujours en cours, et comptant aujourd’hui 7 tomes, elle est publiée en France par l’éditeur Kurokawa. À la différence de la première adaptation et à la demande de l’auteur de l’œuvre originale, cette dernière commence temporellement parlant 3 ans avant le début de la série de romans.

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Diffusé en 2015, l’anime s’inspire justement de cette dernière version et est dessiné à nouveau par Hiromu Arakawa pour le plus grand plaisir de ses fans (comment ça je ne suis pas objective ?). En plus de cette auteur de prestige, l’anime peut compter sur une référence de la réalisation d’animation, j’ai nommé Noriyuki Abe (Bleach, GTO, Black Butler: Book of Circus). La première saison étant disponible sur Netflix depuis quelques semaines à peine, il fallait absolument que je vous parle de cet anime !

Le pitch

C’est au prospère royaume de Parse que le jeune prince Arslân, 14 ans, grandit et tente de revendiquer son statut d’héritier du trône malgré sa frêle carrure. Son père le roi Andragonas III, redoutable guerrier, est très distant vis-à-vis de lui et dirige le pays d’une main de fer. C’est alors que Parse entre en guerre face au royaume de Lusitania et que le prince Arslân prend part à sa première bataille, événement qui va tout faire basculer.

Au niveau du scénario

L’histoire, très prenante, n’est pas sans faire penser à Game of Thrones ou encore à Akatsuki no Yona. Dès les premières minutes, nous sommes plongés dans l’univers du royaume de Parse marqué par la guerre et l’esclavage. C’est un enjeu très intéressant à découvrir, d’autant plus que nous avons le point de vue naïf d’Arslân pour qui, au début, les esclaves sont heureux de leur sort. L’histoire commence réellement suite aux événements de la bataille d’Atropatènes, qui par ailleurs est extrêmement bien mise en scène. Dès lors nous suivons le jeune prince qui évolue au cours de ses rencontres durant son périple. The Heroic Legend of Arslân est une œuvre intelligente et finement réalisée. En plus de l’esclavage, c’est également le thème de la guerre de religion qui est porté. C’est un sujet qui a marqué notre histoire et qui est encore aujourd’hui un phénomène d’actualité aussi l’anime pousse parfois à la réflexion.

reflexion

Et les personnages alors ?

Dès le début, il est difficile de ne pas s’attacher à Arslân avec sa naïveté presque touchante (on lui en veut pas, il n’a que 14 ans) et son optimisme à toute épreuve. Mal-aimé par ses parents et élevé dans l’ignorance des maux de son royaume, on ne peut s’empêcher d’avoir de l’empathie à son égard. Au départ peu confiant et disposant de lacunes au combat, on le voit au cours de l’anime devenir progressivement un homme et un futur roi. Et ça c’est bon. Les personnages secondaires et notamment la garde rapprochée d’Arslân n’est pas en reste, et chacun est bien développé. Parmi cette équipe, on compte :

  • Daryûn, fidèle protecteur d’Arslân, « cavalier noir », est général de l’armée de Parse au début de l’anime. Redouté sur le champ de bataille, il est plutôt badass on va pas se mentir.
  • Narsus est un personnage atypique que l’on adore quasi instantanément. Le gars a tout du Merlin l’enchanteur, fin stratège et philosophe. Son seul défaut à en croire Daryûn c’est ses talents de peintre. On ne peut pas être parfait, que diable.
  • Elam, « serviteur » de Narsus est un aussi bon cuisinier qu’un espion hors-pair (ou presque).
  • Falangies est une sublime prêtresse de Mithra envoyée par son temple pour protéger le jeune prince. Et en plus c’est une excellente archer, décidément elle a tout pour elle.
  • Ghib, musicien et séducteur nomade, il se met aux services d’Arslân après sa rencontre avec Falangies. Incorrigible celui-ci.

ghib

Au fil de son voyage, Arslân se fait bien d’autres compagnons aussi je ne vais pas tous les citer. En revanche, côté antagonistes le scénario tient ses promesses également et ceux-ci sont aussi très bien amenés.

Visuels et bande-son

Les visuels sont plutôt bien travaillés et on reconnaît bien là le coup de crayon d’Hiromu Arakawa, que ce soit au niveau des personnages que des paysages. Les studios Liden Films et Sanzigen font globalement des merveilles en terme d’animation et c’est un véritable régal visuel pour les spectateurs. En ce qui concerne la bande-son, ça passe. Les OST (Original Soundtrack) sont employées aux bons moments et sont en parfaite cohérence avec l’univers médiéval de l’anime. En revanche, en ce qui concerne les openings, disons qu’elles ne sont pas inoubliables malgré l’ending de la première partie qui rattrape largement le coup. Écoutez ça pour voir :

Mon avis

J’ai dévoré la série en quelques jours. C’est aussi bien un régal sur le plan de l’histoire que sur celui du dessin. Si vous aimez les shônen remplis d’action et de stratégies et que vous attendez avec impatience la dernière saison de GoT, clairement ce show est fait pour vous. Chaque scène de bataille amène son lot de tensions qui nous rend accros. Le bonus : la dream team d’Arslân qui est tout bonnement exceptionnelle. Bref, vous l’aurez compris j’ai plutôt adoré. Alors n’hésitez pas à lire le manga ou à regarder l’anime, ça vaut vraiment le coup !

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