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REVIEW – Godzilla: Planet of The Monsters

Alors, c’est un film sur Godzilla, mais pas vraiment. Enfin pas que. Bon, je vous explique.

Godzilla: Planet of The Monsters est un film d’animation par ordinateur japonais de type Kaijus (entendre par là « gros monstres ») produit par Toho Animation et animé par Polygon Pictures. Il s’agit de la première partie d’une trilogie co-dirigée par Kobun Shizuno et Hiroyuki Seshita. Si le film est sorti au cinéma au Japon le 17 novembre 2017, en France, il nous aura fallu attendre jusqu’au 17 janvier 2018 pour pouvoir voir le film sur Netflix. Mais bon. Ça va. Ce n’est pas non plus comme si l’attente avait été interminable. Ni comme si on l’avait vraiment attendu d’ailleurs.

Godzilla

Le pitch ?

Alors que plusieurs brèches ont été ouvertes, de nombreux monstres sont arrivés sur Terre. Parmi eux, un plus gros que les autres a pris le dessus. Je vous le donne dans le mille : Godzilla. Mais pour le coup, oubliez complètement ce que nous avons récemment vu dans le dernier film Godzilla de Gareth Edwards. Ici, Godzilla n’est pas venu pour rétablir l’équilibre des forces. Non non. Il est venu pour tout tuer. Ou du moins c’est clairement l’impression que ça donne. Du coup, contrainte, l’humanité embarque à bord d’un vaisseau spatial et s’envole à la recherche d’une nouvelle planète habitable. Sauf que voilà, la Terre, c’est cool quand même. Et ce qui reste de l’humanité ne trouve guère aussi bien. Du coup, après environ 20 ans de voyage, ce qui semble rester de l’humanité décide de retourner sur Terre. Sauf qu’à force de voyager dans l’espace temps, il s’est en réalité passé plus de 20 000 ans sur Terre. Ouch. Ça va de soit, Godzilla pète le feu et ne semble pas avoir pris une ride. 20 000 ans quand même quoi. Enfin bon.

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Une réinterprétation écologique ?

Godzilla a toujours été un mythe urbain moderne issu directement des bombardements américains sur le Japon. Monstre du cinéma japonais et figure emblématique de la culture populaire, il a été créé par Tomoyuki Tanaka et le studio Toho à partir de 1954.
Parfois une force surnaturelle dont l’objectif est de punir les humains, parfois une force de la nature dont la raison est le rétablissement d’un équilibre, parfois monstre de foire dédié à en combattre d’autres, Godzilla a toujours eu des origines très floues. Disons le. Quand même. Du coup, quid de cette proposition ? Ici, Netflix (même s’ils ne sont pas à l’origine du projet) nous propose un film (mais en fait ce sont des séries, mais sous forme de film, bref.) dont le message porté est que les humains devraient faire gaffe à leur planète car ils n’auront nulle autre part où aller d’autre. La planète est vivante, écoutons la.

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Soyons clairs, je n’ai aucun problème avec cette image écolo. Au contraire. Je suis même le premier à vouloir faire des efforts dans mon quotidien. Ok. Mais scientifiquement, la probabilité pour que l’humanité puisse vivre sur une autre planète est plus que grande. Selon moi, à partir de là, le pitch n’a plus de sens. L’humanité aurait réussi à voyager dans l’espace à la vitesse de la lumière mais serait incapable de trouver une autre planète habitable. Mhhh…. je n’achète pas, désolé ! Je trouve ça même complètement c*n.

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Le traitement visuel

Visuellement, j’ai trouvé le film plutôt joli. Même si le mélange anime/animation peut surprendre, le résultat reste plutôt convainquant.
D’ailleurs, une fois que l’on sera passé sur le charisme des personnages quasi inexistant (mais au moins ils sont asiatiques, ce qui est cohérent avec le fait que Godzilla soit japonais d’origine), on appréciera quelques plans particulièrement réussis faisant honneur aux plus beaux paysages de notre planète. Un plaisir à ce niveau là.

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Sinon ? Comme les humains reviennent sur Terre après 10 000 ans, la faune a un peu changé. Il ne reste plus que des sortes de Godzilla, des dinosaures en somme. Bon. Disons le franchement, non seulement le bestiaire est super limité mais en plus il est vu et revu. C’en est déprimant. Heureusement, le design du monstre principal est réussi. Très fidèle aux représentations que l’on peut se faire de la bête, on découvre la créature sous tous ses angles. Et même de l’intérieur. C’est dire.

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Mon avis

Je voyais le navet arriver à des kilomètres. Finalement… c’est bien un navet. Mais un bon navet. Je l’avoue j’ai regardé le film sans trouver le temps particulièrement long. J’attends même de pouvoir découvrir la suite (puisqu’il s’agit d’une trilogie) pour mieux comprendre les partis-pris. Globalement, ce n’est pas génial, mais ça se regarde.

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