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REVIEW – Star Trek: Beyond

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça envoie ! Et dans tous les sens avec ça !

Star Trek: Beyond (ou Star Trek : Sans Limites pour la version française) est le troisième film de la nouvelle saga Star Trek initiée par J.J.Abrams. Le film est réalisé par Justin Lin (Fast & Furious), co-écrit par Simon Pegg et produit par J.J.Abrams. Pour le coup, avoir un réalisateur qui n’avait fait ses armes que sur Fast & Furious aurait pu faire peur…

Attention, cette article peut contenir certains SPOILERS

STAR TREK BEYOND

Pitch, oh mon pitch !

Suite à plus de trois années passées sur une mission d’une durée de cinq, le capitaine James T. Kirk ainsi que l’ensemble de son équipage fatigue. Il faut dire que découvrir de nouvelles planètes et se prendre plein de râteaux, ça lui plaît de moins en moins. En tout cas, il se pose des questions. Afin de tous se reposer, ils rejoignent une nouvelle base Starfleet appelée Yorktown. Alors qu’ils prennent un tout petit peu de bon temps sur celle-ci, Kalara, une jeune commandant d’un petit équipage débarque sur la station spatiale et affirme avoir dû laisser derrière elle son équipage sur une planète inhospitalière. Kirk se propose alors afin de l’aider à secourir l’équipage perdu dans une nébuleuse inexplorée. Seulement voilà, il s’agit d’un piège intelligemment (ou pas ?) orchestré par Krall, le grand méchant du film.

Star Trek Sans Limites Review My Geek Actu Krall
L’homme qui murmurait à l’oreille des brunes

Là où le film est vraiment intéressant, c’est qu’a priori, le pitch est posé. Voilà. Vous avez tout. Il faudra attendre la fin seulement des deux heures et quelques images pour comprendre qui est réellement le nouveau nemesis ainsi que ses motivations. C’est un des points qui m’a bien plu dans le film : presque tout est expliqué !

Au niveau du ton, comme de l’ambiance, ne vous y trompez pas, Justin Lin a tout de même quelque peu déteint sur le film (mais pas qu’en mal attention). Pour cause, le film se veut relativement moins psychologique que les précédents mais cherchera au contraire à booster sa dose d’humour. Ainsi, l’expérience est rythmée par de nombreuses punchlines des plus savoureuses.

STAR TREK BEYOND

Part of the ship, part of the crew

Le sous-sujet lié au film est celui de l’équipage. Vous l’aviez probablement compris suite au visionnage des bandes-annonces, le capitaine hésite à garder son titre. Spock, quant à lui, hésite également à quitter l’équipe afin d’entreprendre une nouvelle aventure.

Suite à leurs trois années passées ensemble, l’équipe est solide, plus solidaire que jamais, mais fatiguée. Les esprits s’échauffent et se taquinent de plus en plus. Certains regrettent leur famille, d’autres souhaiteraient poursuivre l’oeuvre de leurs prédécesseurs.

Star Trek Sans Limites Review My Geek Actu USS Entreprise

D’autre part, le thème de l’équipage est également très fort dans le sens où le navire lui même est, peut-être pour la première fois à ce point, un personnage à part entière du film. En effet, l’USS Entreprise occupe à lui seul plus de temps d’écran que l’ensemble de l’équipage réuni (hormis Kirk évidemment). Pour la première fois, vous suivez la « vie » de l’Entreprise, vous le verrez sous « toutes ses coutures ».

Autre point :  si le film se perd parfois dans quelques maladresses, il aura le mérite (au delà de nous divertir) de nous introduire un nouveau membre de l’équipage : Jaylah, personnage rencontré sur la fameuse planète Altamid. Et pour le coup, jouée par Sofia Boutella, Jaylah est une vraie bonne surprise car elle est très attachante 🙂

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Pour finir, la volonté de mettre au premier plan le thème de l’équipage, du navire, se ressent jusque dans certains choix visuels du films. Ainsi, certaines images absolument sublimes vous permettront de suivre l’équipage de l’Entreprise alors que celui-ci est en pleine distorsion. De même, vers la fin du film, vous pourrez profiter d’une scène incroyablement chargée en poésie dans laquelle le vaisseau dirigé par Kirk s’apprête à entrer en collision avec une « vague » de robots ennemis. Visuellement, la scène fait immédiatement penser à Mad Max: Fury Road ou encore la fameuse Vague de Kanazawa d’Hokusai. C’est évident, Kirk est le capitaine d’une bateau qui navigue dans l’espace, face à une marée déchaînée.

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Graphiquement, ça envoie

Il faut le dire quand même, le film est plutôt bien réalisé. J’ai regretté la beauté absente de certaines planètes comme Nibiru (premières images de Star Trek Into Darkness). Pour le coup, comme je vous le disais, le thème de la flotte est clairement exploité. Nous serons donc constamment (ou presque), la tête dans les étoiles. Les combats sont vifs, les mouvements rapides, les plans courts. Bref, Michael Bay ne doit plus pouvoir bouger de sa chaise s’il a vu le film.

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Lorsque nous ne sommes plus dans l’espace cependant, l’histoire se déroule sur Altamid. Ne vous y trompez pas, Altamid est une planète soi-disant « inhospitalière » ressemblant étrangement à la Terre si vous lui ajoutez quelques forêts d’Endor (Star Wars).
Globalement, vous comprendrez donc que nous n’avons pas été particulièrement surpris par les paysages.

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Cohérence et clin d’oeil

Non seulement le film est cohérent avec les trois premiers films, mais il est surtout dans la continuité en terme de tonalité donnée au film ainsi que dans la volonté d’offrir des clins d’oeil aux fans de la série originelle. Je ne vous en dis pas plus, ce sera cadeau.

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Cependant, ce que je peux vous dire (puisque vous devez déjà le savoir), c’est que l’acteur de l’Ambassadeur Spock, pas notre Spock à nous, le vieux Spock, acteur de la première série Star Trek, est mort l’année dernière. Intelligemment, les scénaristes ont intégré cet événement puisque son personnage est lui aussi décédé.

De facto, alors que le vieux Spock était le fruit d’une réalité parallèle, savoir qu’il est mort dans notre réalité ainsi que dans la réalité parallèle du film nous inscrit plus encore dans la réalité du film. Nous n’avons presque plus l’impression de voir une oeuvre de fiction, mais une réalité parallèle dans laquelle Spock est jeune et interprété par Zachary Quinto. Pour le coup, j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Je ne vous spoile rien mais disons juste que la mort du vieux Spock influe sur la trame de fond ainsi que sur l’évolution et la réflexion personnelle de certains personnages. Intelligent !

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Krall-tastophe

Je ne vais pas m’éterniser sur cette partie, il s’agit du principal défaut du film. Même si ce n’en est pas vraiment un. Disons que ce qui empêche au film d’être vraiment bon, c’est son méchant. Entre fade pastiche de Dark Vador et monstre dont le charisme sera oublié en moins de temps qu’il ne faut pour prononcer son nom ridicule, Idris Elba ne nous offre pas là un réel travail de qualité. Sans jamais être mauvais, son personnage ne se démarque pas vraiment de ce que l’on a pu voir des dizaines de fois dans certains films Marvel.
Ses motivations quant à elles, ne sont pas plus innovantes et se réfèrent directement au film à succès James Bond Skyfall.

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C’est vraiment dommage quand on sait à quel point un méchant est important dans le succès d’un film et même de ses personnages. Soyons franc, il n’y aurait pas de Batman sans Joker, pas de James Bond sans Dr. No, pas de Thor sans Loki, pas de Luke Skywalker sans Dark Vador, pas de Sherlock Holmes sans Professeur Moriarty, pas de Mario sans Browser, pas de Sonic sans Dr. Robotnik, et pas d’Harry Potter sans Voldemort. Bref, ils auraient vraiment dû soigner leur méchant car c’est finalement lui qui donne le plus d’importance et d’ampleur au héros du film, lorsqu’il arrive finalement à le vaincre.

Une OST pas mauvaise

Point important du film : la bande-son est vraiment très bien composée. Alors, OK, le thème principal est le même que pour les autres films et pourrait être considéré comme utilisé à outrance mais il n’empêche que certaines compositions originales tombent à pic et savent donner de l’épaisseur à l’ensemble du film. C’était à noter.

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« À Anton » comme il est écrit à la fin du film…

En bref

Alors qu’à certains moments, le film frôle le navet, il arrive à toujours s’en sortir de justesse et à nous proposer un très bon film Marvel. Je sais ce n’est pas Marvel. Mais vous avez compris l’idée ! En somme, mélangez Thor 2 : Le Monde des Ténèbres avec Skyfall et quelques idées volées à Star Wars : Episode V et VI et vous avez Star Trek : Sans Limites.

Pour tout vous dire, avec un tout petit peu plus de profondeur et de nuance sur les personnages ainsi que sur le méchant, on aurait même pu avoir un film égalant l’excellent Star Trek Into Darkness. Le film n’est alors pas excellent mais reste un très bon divertissement, très coloré et particulièrement agréable à regarder, très fidèle à la série d’origine et vous offrira même (si vous êtes un grand fan) quelques petits clins d’oeil fort sympathiques !

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