REVIEW – Independence Day Resurgence

Vingt ans après l’attaque des aliens du premier opus Independence Day, ils décident de revenir. Parce que sinon, c’est pas cool.

Independence Day: Resurgence est un blockbuster de science-fiction américain coécrit, coproduit et réalisé par Roland Emmerich sorti en 2016. Il fait suite aux événements présentés dans le premier film Independence Day de 1996.
Et comme si l’attaque des aliens était un fait nouveau, la production a décidé que Resurgence ne serait que la première partie d’une série de deux films. Il faut au moins ça.

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Produit par Centropolis Entertainment, TSG Entertainment, Electric Entertainment et distribué par 20th Century Fox, le film nous offre un casting de choix : le beau Liam Hemsworth (le petit frère de Thor), remplace le rôle central de Will Smith, en tant que Jake Morrison. Celui-ci combattra aux côtés de Dylan Dubrow (Jessie Usher). Ils seront chaperonnés par Jeff Goldblum et Bill Pullman qui reprennent respectivement leurs rôles de David Levinson et du Président Thomas J. Whitmore.
Place aux nouveaux, le film introduit les personnages du Dr. Catherine Marceaux (Charlotte Gainsbourg), de la nouvelle Présidente des États-Unis Elizabeth Lanford (Sela Ward), du général Adams (William Fichtner), etc. Je ne vous fais pas la liste entière, elle est très longue.

PS : je vais lacher un SPOILER dans la partie qui suit, alors si vous ne voulez pas que je vous dévoile une partie trop importante de l’intrigue, passez directement à “Tout est toujours une histoire de fidélité”.

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Le pitch c’est quoi ?

Le pitch est simple et complexe à la fois. Pour résumer, alors que les humains ont repoussé une attaque alien d’envergure en 1996, voilà qu’ils reviennent pour terminer le boulot. Mais alors pourquoi ? Parce qu’en réalité, il s’agit d’une espèce très évoluée qui ne trouve sa source de puissance que dans les noyaux des planètes. De plus, il se trouve que la Terre abrite un être supérieur, une espèce de sphère, possédant une voix similaire à celle de Siri de mon iPhone, qui explique alors aux terriens qu’elle se cache et que s’ils veulent protéger leur planète, ils doivent la protéger. Ce qu’ils vont essayer de faire bien évidemment. Bons soldats.

Entre temps, le petit génie David Levinson trouve la solution (sans son père cette fois) pour venir à bout de cette nouvelle menace : il faut tuer la reine mère. Jusque là, ok.
Seulement voilà, en 20 ans, ils ont eu le temps d’apprendre les aliens. Et lorsqu’on leur sert la même sauce du “tiens un piège avec un bombe dedans”, ils le sentent venir les petits malins. Bref, je ne vous dévoile quand même pas tout le synopsis sinon vous n’auriez clairement aucun intérêt à aller le voir.

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Aucun aucun ?
Si pour être franc, il faut reconnaitre au film ses différents points forts. Tout d’abord, le film est, selon mon propre avis, une réelle réussite graphique. Évidemment, vous avez dû voir les bandes-annonces, ça pète de partout (un vrai fantasme pour Michael Bay probablement), mais en plus l’utilisation de la 3D apporte vraiment quelque chose ! Les sensations offertes par certains plans sont dignes du film Avatar de James Cameron. D’autre part, le film est super fidèle.

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Tout est toujours une histoire de fidélité

Et quand je dis qu’il est super fidèle, c’est que vraiment la réalisation et l’écriture sont poussées dans ce sens.

Tout d’abord, nous retrouvons plein d’anciens personnages du premier film comme le Président, David Levinson, la femme de Will Smith, le scientifique dont un alien prenait possession du corps pour pouvoir parler en anglais (plus pratique quand même).
Mais Will Smith n’est pas là ? Non il coûte trop cher les enfants. Du coup, ils ont pensé à tout, le pilote est mort et depuis c’est son fils (déjà présenté dans le film original) qui reprend le flambeau. Malin.

INDEPENDENCE DAY: RESURGENCE

De plus, j’ai remarqué que de nombreux efforts ont été faits pour que le film réussisse à s’ancrer réellement 20 ans après les événements de 1996 : la planète détruite n’est pas encore reconstruite à 100%, les nations se sont unies et vivent alors en paix, certains groupes ont dû lutter pour vaincre les derniers aliens restés sur Terre, et cela a laissé des marques. Le film rend d’ailleurs hommage au premier film jusque dans certaines scènes cultes : la scène pseudo finale où le gentil se sacrifie pour lâcher une bombe depuis l’intérieur du vaisseau ennemi, la scène du casier où un personnage vient pour méditer (le jeu des couleurs est d’ailleurs exactement le même), les scènes d’explosion de bâtiments célèbres, etc. Ce dernier point est d’ailleurs mis en avant par une phrase clé de Jeff Goldblum :

“Définitivement, ils adorent nos bâtiments !”

Pour tout vous dire je trouve que l’histoire était plutôt bien amenée (quand même) jusqu’à ce que la reine mère des aliens sorte de son vaisseau. Là, c’était fini. À partir de ce moment, tout part en sucette.

"Independence Day Resurgence" Global Production Event
Tous les vieux sont là…

Made in USA

C’était évidemment à prévoir, à l’instar du film original, les États-Unis d’Amérique sauvent le monde. Tout est américain dans ce film. Alors certes, un commandant (ou autre, je ne me rappelle plus son grade tellement le personnage est marquant) et sa fille pilote sont asiatiques, mais sinon, on a quand même affaire à une belle brochette d’américains sur-vitaminés. Les Etats-Unis d’Amérique font 90% du boulot et promettent même par radio qu’ils feront tout pour protéger la Terre. Bah oui. Rien que ça.
Dans les images de fin quand on voit le vaisseau ennemi se retirer, on voit d’autres pays (un pays d’orient visiblement et Paris), et ils sont tous là à applaudir. Comme si on allait tous attendre comme des quiches que ça se passe pendant que les états-uniens gèrent le truc… ridicule.

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D’autre part, une image de fin m’a marqué. Lorsque les américains gagnent. Oui parce que les américains ne perdent jamais. Voyons. On voit tous les héros en ligne, telle une belle brochette de vainqueurs. Ce qui choque, c’est que tous, sans exception, sont beaux. Les héros de ce film (pas les têtes pensantes qui ne sont là que pour faire sourire les vieux de la vieille) ont tous entre 25 et 30 ans et sont tous mannequins. À croire que quand on recrute pour Independence Day Resurgence on passe par la même agence de mannequinat qu’Abercrombie et Fitch. Personnellement, ça m’a un peu gêné. La cible est trop clairement affichée.

"Independence Day Resurgence" Global Production Event

Politiquement correct et clichés

Qui dit film américain, dit quota.
Et alors là, c’est la fête du slip ! À croire que le film a été financé par Benetton…
Absolument toutes les possibilités sont imaginées ! Du couple gay de papys, à l’afro-américain, en passant par l’aviatrice asiatique (parce que le film n’est pas 100% masculin, non ! Juste 95% quoi), la française intello, puis le chef de guerre tribal africain, le timide américain qui finalement se révèle être un grand combattant (un soldat sommeille en chaque américain, si si !) et finalement les deux juifs, il ne manquait plus qu’un latino et on avait le compte.

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D’autre part, les clichés dans ce film sont tellement légion qu’il serait difficile de tous les aborder. Cependant, impossible de ne pas parler de LA scène qui pour moi est la plus cliché (parce qu’elle a typiquement le don de m’énerver) : celle où David doit sauver une horde d’enfants d’un monstre extra-terrestre gigantesque. Oui mais voilà, il ne peut pas partir et démarrer le bus car l’un des enfants a oublié son chien. Et quand on est américain, on sauve toujours le chien (cf Man of Steel et sa scène de légende dont le ridicule frôle l’absurde). Pourquoi les américains tiennent ils toujours à sauver les chiens ? C’est la fin du monde m***e !

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Voilà donc le bus… et le monstre.

Un autre exemple : le chef de guerre africain, qui garde au bout de piques les crânes de ses ennemis, qui garde des têtes d’animaux de la savane dans son café, et la musique des animaux de la savane en fond. Bref un ramassis de conneries. Même si bon, ça prend. De plus que l’ouverture de fin est plutôt pas mal et annonce clairement la volonté de la production de passer à une cible différente, férue de combats spatiaux. C’est vrai que ça manque.

Un film de série B

En fait, c’est un peu ça Independence Day Resurgence : un film de série B, avec les moyens d’un blockbuster, mais qui ne se prend pas trop au sérieux. Souvent le film ose aller dans les clichés les plus fous, dans les zones où nul ne devrait s’aventurer. Mais bon, ce n’est pas grave, puisque le tout est alimenté d’une bonne sauce de politiquement correct.

Il faut prendre le film au second degré, comme il fallait le faire pour le premier épisode, et ça passe très bien. En fait, le film ressemble beaucoup à un jeu-vidéo dans lequel on aurait plein de héros ultra charismatiques, tous très différents mais cool, qui s’unissent pour tirer sur des aliens. Un vrai scenario de jeu-vidéo je vous dis. C’est un savant mélange entre Gears of War et Star Wars, le tout avec l’humour d’un film de série B, voire C.

Quand on prend le film de cette manière, ça passe. Je vais vous dire, j’ai même passé un très bon moment et suis ressorti avec un grand sourire et l’envie de manger un bon gros burger bien américain.

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C’est pas un jeu-vidéo ça ?

Pour conclure :

L’un des problèmes de ce film, c’est qu’il veut parler à tout le monde : les nostalgiques du premier film (en offrant tous nos vieux acteurs adorés) mais aussi les jeunes du 21eme siècle n’ayant absolument pas connaissance de cet ancêtre du cinema (oui 1996 c’est vieux, certains n’étaient même pas nés) pour qui il faut offrir des têtes connues, débauchées directement des films Hunger Games, voire des rayons Abercrombie.

Un gros casting, un film fidèle au précédent, légèrement facile et parfois même un peu nul, trop américain, une très bonne expérience 3D, une brochette de mannequins Abercrombie. Secouez le tout et vous avez Independence Day Résurgence, au second degré, une bonne surprise quand même.

Independence Day Resurgence Review My Geek Actu Cover

 

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Hadrien JACOBEE

http://hadrienjacobee.com

Sith du web et fier Rédacteur en Chef de My Geek Actu. Passionné par les univers video-ludiques, les comics DC et les mangas. En gros.

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